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MON ROMAN 2016 EN COURS

Vous trouverez sur cette page une partie de mon thriller, commencé en janvier 2016. Je compte sur vous

pour me donner des conseils, remarques, j’accepterai évidemment tout ce qui peut le faire évoluer. Merci

de mettre un commentaire si vous le lisez, c’est important pour moi.

Pour les blogueurs qui lisent en ebooks, je veux bien vous le soumettre, il n’est pas terminé

(5e chapitre en cours). Ci-dessous uniquement le début…

 

Mon roman sans nom 2016

 

TOUS DROITS RESERVES TO ME, MYSELF AND I.

 

N’hésitez pas à me donner des idées de titre !

J’en cherche un par exemple qui commence avec « Les disparus de … »

Chapitre 1

Léa

La petite va mal. Je le sens bien. Elle ne tiendra plus très longtemps. Moi non plus.

Combien de temps entre le début et maintenant ? Un mois ? Une semaine ? Je ne sais plus. Je dois être en train d’halluciner. C’est le dernier stade. Je le sais bien. Je n’ai plus ni forces, ni espoir, ni même un peu de bon sens pour me tirer de là. Plus d’espoir, ni pour moi, ni pour elle.

Le corps sans vie de cette fille, la troisième, hante toutes mes pensées. Laquelle est la suivante ? Je n’en peux plus. Je préfère que ça soit elle. Pourquoi une fillette de 12 ans aurait-elle la priorité? Moi aussi, j’avais toute la vie devant moi. Je commençais même à me faire connaître au travail. J’étais enfin devenue quelqu’un, avec un bureau à mon nom. Un casier à mon nom. Une porte à mon nom.

Je me souviens du jour où j’avais installé mon petit bazar sur mon joli bureau en bois d’acajou.

C’était un mardi. Katia m’avait ouvert mon casier, donné le cadenas, puis m’avait fait visiter mes nouveaux locaux. Ce dixième étage était inaccessible, avant. Jamais on ne m’aurait laissé y grimper. Ou alors, cela aurait été pour me licencier !

Alors, j’avais ouvert grand les yeux. L’ascenseur transparent m’avait déjà fait de l’effet. Il allait falloir m’y habituer. Je décidai de ne rien laisser paraître à Katia, mais j’essayais de prendre sur moi, un peu quand même. Je sentais le vide sous mes pieds, impossible de respirer. Comme sur la grande roue, celle de la grande place, à Lyon. On y avait passé Nouvel An, il y a longtemps. Quelle période merveilleuse, finalement.

Ce mardi-là, j’avais été incapable de prendre un petit déjeuner. Si excitée par mon nouveau job. J’avais été avertie par mail de ce grand, ce gigantesque changement, pendant mon déjeuner le vendredi précédent. On était assis au bar de la cuisine, on mangeait des céréales. Rien de plus équilibré.

« Tu es sûr ?

-Puisque je te le dis ! C’est écrit là.

-Relis-moi encore cela, s’il-te-plait ! J’en ai besoin.

-Tu délires, là.

-Je ne peux pas le croire. Aides-moi, dis-moi que c’est vrai !

-Encore ?

-Oui!

- »Vous avez été recrutée au poste de styliste au sein de notre entreprise. Veuillez vous présenter mardi matin,  à 8 h 00 précises, à Mme Katia P…… , 10e étage Bureau 132 de la rue …….. .

Cette phrase avait raisonné dans ma tête comme la dernière chanson de ce rappeur à la voix aigue, celui dont on ne prononce pas le nom sous peine de se faire tuer par le jury de The Voice !

Ce mardi-là, donc, j’avais découvert mon bureau. Un bureau, à moi. Spécialement pour mon travail, le mien. Jamais je n’avais eu un bureau à moi. A part les planches posées sur des tréteaux dans mon salon, bricolées à la hâte avec quelques bouquins pour faire tenir le tout et me laisser un plan incliné juste assez éclairé et assez incliné pour pouvoir y faire mes croquis.

Le bureau était immense. Je ne m’attendais pas du tout à avoir un bureau, et encore moins à avoir un bureau de cette taille. La pièce formait un L, avec des fenêtres tout autour. Méga propres et brillantes, les fenêtres. Je me demandais si elles avaient été faites de dehors, et comment, sans doute par ces laveurs de carreaux mi héros, mi alpinistes, comme on en voit dans les films.

Mon collant grattaitMON ROMAN 2016 EN COURS arrow-10x10 tellement que je ne pus me retenir de le remettre en place. Un nouveau. Je ne l’avais essayé que le matin même, grande erreurarrow-10x10. Et hop, je l’avais filé avec mes ongles refaits la veille (en fait c’était la première manucure de toute ma vie, ça avait été un calvaire interminable et je ne pouvais m’empêcher de me dire « Combien de temps ce vernis affreux va-t-il tenir ? « ). Donc, j’essayais de cacher mon mal-être dans ces nouvelles fringues « sérieuses », avec ces ongles ridicules et vulgaires, quand j’eus bien la confirmation que j’étais entrée dans mon nouveau bureau. Sur la très jolie table étaient présentés tout un assortiment de douceurs, avec du café, du thé, des chocolats, et une petite carte qui m’était adressée. « Bienvenue chez vous, Melle ….. . « 

Carte que j’ai toujours en ma possession d’habitude. Je dis, d’habitude, parce que là, ce n’est pas le cas. Je me demande bien où est mon sac à main. Peut-être dans une décharge. Peut-être dans un magasin asiatique où tout se vend. Peut-être encore abandonné sous un pont. Avec ce qui me restait d’humanité.

 

***

Luc

J’ai mal aux yeux. C’est terrible. Jamais je n’avais autant haï et aimé le soleil qu’actuellement. Tant de cruauté avant même d’avoir fêté mes 30 ans. C’est vraiment aberrant. Je me demande comment ça se fait que ça tombe sur moi. Un truc de fou.

Ma vie avait pourtant bien commencé. Pour un pauvre. J’étais parti de rien pour arriver quand même plus haut que mes parents. C’est ce cher Bourdieu à la con, qui parlait de la Reproduction, non ? Putain de livre. Qu’est-ce que je me suis fait chier à le lire à la fac. Pour quoi putain ? Que dalle. Le Pôle Emploi vous remercie de votre énième visite et vous renvoie squatter votre canapé. 

Putain que j’ai mal aux yeux. Merde. Ca arrive qu’à moi des trucs comme ça. J’en ai tellement marre en plus, j’ai mal partout. Ils ont fondu c’est sûr. Ils étaient pourtant bien, après tous mes sacrifices. Ca fond comme neige au soleil. Enfin si on peut dire.

Mes muscles. C’était la seule chose qui pouvait me distinguer de tous ces cassos’ du quartier dans lequel je vivais jusqu’à 2014. J’avais tout fait pour prendre de la masse musculaire depuis mes putains de 15 ans. Sans réussir. Et là, maintenant qu’enfin j’avais réussi à soulever tellement de fonte qu’on pourrait reconstruire le Titanic avec l’équivalent, je commençais à dépérir, mes superbes tablettes de chocolat à 5 rangs et mes énormes biceps avaient commencé à disparaître et ça, en quelques jours et quelques nuits. 17 selon mes calculs. Mais comment je peux savoir, putain ? Je fais des micro-siestes, j’ai la trouille de tout nuit et jour, comment je peux encore compter les jours ?

C’était un mardi. Le jour où tout m’est arrivé. Donc, faut pas être au-dessus d’un con pour trouver qu’on doit être jeudi. Le jeudi, c’était mon jour « casual », je pouvais traîner jusqu’à 11 heures. Je commençais le boulot à 12. Je pouvais nettoyer l’appart’, faire mon footing ou mes abdos devant la tv, regarder les clips et même repasser mes chemises de la semaine. Putain on est jeudi. J’aimais bien le jeudi, avant. Je hais les jeudi. Je hais tous les jours dans cette putain de pièce.

 ***

Lucie

Je ne comprends rien à ces papiers ! C’est écrit tout petit, en noir et en écriture bizarre. C’est serré comme si on avait voulu tout noircir et que ça ne voulait rien dire.

Bon, d’accord. J’ai toujours du mal à lire et à comprendre ce que je dis. C’est Cathy qui le dit. Cathy, elle est belle. Je me rappelle son parfum de fleur qui faisait éternuer Maxime tous les jours. C’était trop drôle.

Comment je peux encore penser à ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas ?

Je dois absolument comprendre ce que c’est ces trucs. Déjà, il y a un énorme poster, là, comme une carte. Mais c’est pas terminé. Y’a des grands traits et des nombres tous petits. Ca sert à rien.

Et là y’a des vieux livres très lourds et qui servent à rien non plus. Y’a écrit Pages Blanches et Pages Jaunes. Les numéros de téléphone. Mais on s’en fiche, on n’a pas de téléphone ici. Ca sert à rien.

Depuis que j’ai soif comme tout, je regarde partout autour de moi mais y’a rien. Ca sert à rien de chercher. Je suis bien trop fatiguée. J’ai bien trop mal partout. Les fourmis dans les jambes sont parties depuis si longtemps.

J’ai besoin de mon Ajax.

Ajax, c’est mon dauphin. Un faux, bien sûr. Mais le meilleur ami qu’on peut avoir. C’est un copain, un frère, un con… un confident.

Je sais plus où je l’ai mis. Je sais plus du tout.

 

 

 

TOUS DROITS RESERVES TO ME, MYSELF AND I.

2 Réponses à “MON ROMAN 2016 EN COURS”

  1. Guillemette dit :

    Intéressant comme extrait, ça m’intrigue ! :)

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