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« Rose » d’Ismael Nalub

Posté par bouquinsprlefun le 6 novembre 2015

Rose

Ce polar déroutant est plutôt intéressant sur le fond, mais légèrement raté sur la forme.

Thomas est un inspecteur français qui s’ennuie ferme. On lui donne une nouvelle enquête qui lui paraît totalement banale au départ. Sauf qu’il y a une victime dont la mort paraît rapidement suspecte. Pour une vieille dame de 85 ans, décédée dans l’incendie de sa maison, cela lui semble assez étrange. L’enquête met en évidence le fait que la victime serait décédée avant l’incendie, étouffée dans un sac plastique. Il s’agit donc d’une enquête intéressante pour Thomas, qui, encouragé par son patron, se met à procéder à l’enquête de voisinage, envoyer des indices au labo, et non sans intérêt pour la gent féminine, à retourner voir à plusieurs reprises la jeune voisine de Jeanne, la victime.

Et c’est parti pour une virée en Angleterre, plus précisément à Brighton, avec le patron. Chose exceptionnelle, puisque le dit patron ne prend jamais la peine d’aller sur le terrain. A Brighton, pas le temps de faire du tourisme, Thomas mène l’enquête en vrai professionnel et prend des risques non contrôlés. Plusieurs fois kidnappé, suivi, frappé, tout cela vire au cauchemar, tant physiquement que moralement. Le mystère s’épaissit à mesure qu’il avance. Le patron, qui était mystérieux mais ne semblait pas suspect jusque-là, est-il entièrement au-dessus de tout soupçon, ou le manipule-t-il ? D’étranges indices lui font croire ŕ la seconde version… Et s’il avait raison ?

 

Les + : le thème principal sous-tendu par l’enquête : la guerre de 39-45. Le lieu choisi pour l’aventure : la ville de Brighton que j’adore, avec ses façades aux couleurs vives et sa fête foraine. J’ai vraiment apprécié. Et le tout début du livre, aussi, qui amène un peu un conte de fées qui va rapidement se transformer en polar bien mystérieux. J’ai aimé les différents mystères, mais j’aurai apprécié un peu de creuser certains personnages, assurément celui de ROSE puisque le titre du livre est ROSE. Sinon, il n’y a pas d’oublis, le récit est construit et réfléchi. Aucun personnage n’est oublié. La fin est chouette, on ne tombe pas dans une fin ennuyeuse et classique.

Les – : malheureusement, j’ai été très gênée par les erreurs d’orthographe et le style très inhabituel de ce roman. En effet : les reprises sont trop lourdes. Je m’explique : il y a très peu de reprises pronominales mais l’auteur répète sans cesse les mêmes sujets dans les phrases, donc le livre est deux fois plus long qu’il ne devrait l’être. Dans le sens où, si on avait plus de synonymes, de groupes pronominaux et de ponctuation pour faire des pauses, on sentirait plus de légèreté à la lecture. D’autre part, je note quelques incohérences dans le récit : à un moment Thomas est avec son patron, il lui donne une clé et l’auteur oublie de dire que le patron disparaît. ET surtout, trop de passages secrets tuent le passage secret. L’effet est vraiment trop lourd, on en a marre ! On ne sait plus à quoi servent ces passages, c’est un peu trop irréaliste, de même que les interrogatoires de Thomas qui durent parfois 30 secondes sans qu’il n’ait rien appris de neuf ! Il repart de chez les témoins… sans aucune info !

Un bilan un peu mitigé donc, mais le récit est bien mené. Je recommande aux amateurs d’histoires qui surgissent du passé, de nombreux personnages, de l’environnement de Brighton aussi, avec des stéréotypes très kitsch mais qui divertissent bien.

Publié dans Romans, Romans policiers, Thriller | Pas de Commentaire »

Kraft de Matthieu Biasotto

Posté par bouquinsprlefun le 5 novembre 2015

Kraft de Matthieu BiasattoLa vie ne tient qu’à un fil. Gabriel l’a bien compris.

Gabriel est au fond du gouffre, à deux doigts de mettre fin à sa vie, lorsque tout bascule. Il est témoin de l’impensable, de l’inimaginable.

Torturé, tout près de la mort, à demi-noyé (l’eau est sa plus grande phobie)… il ne sait comment résister, comment survivre. Mais à quoi bon ?

La veille, le cauchemar avait commencé pour pas grand-chose. Une couse-poursuite digne des films hollywoodiens, une légère mésentente, tout ça pour en arriver là. Au point de non-retour.

Avec Delphine, pourtant, ils étaient heureux. Un bonheur plutôt restreint, mais le bonheur quand même. Gabriel avait toute confiance en elle, malgré des différends, des choses étranges qui arrivaient dans leur quotidien, ces derniers temps.

Et lorsqu’il sent qu’il est à deux doigts de la perdre, tout lui paraît flou, il n’y comprend rien. Qu’avait fait ce couple pour recevoir un tel châtiment ? Qui étaient ces personnes, qui le détenaient, et surtout, pourquoi ? Une enveloppe Kraft ? Une simple enveloppe ? Que contenait-elle pour une telle utilisation de la violence ? Pourquoi eux ?

A la manière d’un film d’espionnage, ce thriller est très étonnant.  On sent bien l’angoisse et la tension qui animent Gabriel, mais on découvre pourquoi grâce à des flashbacks de plus en plus longs, ce qui nous permet de découvrir les secrets du couple, de comprendre petit à petit pourquoi Gabriel est victime de séquestration et + . On est pris dans la spirale grâce à l’auteur. J’ai assez accroché mais le style et l’originalité du livre en font tout de même un peu un livre complexe, qu’il faut lire presque d’une traite pour tout comprendre.

Les + : un style très moderne, comme on en voit en ce moment : des phrases courtes parfois sans verbes, des phrases qui descendent : le champ lexical de la douleur, du suspense, de l’angoisse qui se mêle à des phrases dont le ton descend lorsqu’on les lit. Cela augmente la tension, le côté thriller, espionnage, danger. Surtout au début du livre, où on n’est pas encore habitué, c’est clairement sympathique. J’ajoute que le chapitre 5 entame une tournure, avec un flashback plus profond, plus intéressant dans la vie du personnage principal, Gabriel. C’est plaisant.

Les – : il a manqué une vérification orthographique , je ne sais pas s’il a été relu ou non mais cela gâche le roman pour moi… dommage. D’autre part, j’aurais aimé en savoir plus sur la femme de Gabriel. Même si cela fait partie du « suspense » j’aurais aimé plus de densité là-dessus. C’est tout ! 

 

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Les Ignobles d’Huguette Conilh

Posté par bouquinsprlefun le 4 novembre 2015

Qui n’a jamais pensé à son enterrement, aux personnes qui viendraient ou ne viendraient pas pour un dernier au revoir ? Qui n’a jamais voulu observer ses proches après sa propre mort, pour voir leur réaction ? C’est ainsi que débute le roman « Les Ignobles ». Car Anna est partie. Elle a quitté le monde des vivants, après 35 ans de vie. Elle a mis fin à ses jours. Norbert, son mari, veut rester seul pour faire son deuil.

Deux garçons, Camille et son frère Mathis, se tiennent dans un cimetière, et pleurent leurs parents décédés dans l’incendie de leur maison. Mathis n’a que 13 ans, Camille décide de l’emmener vivre à sa colocation et de l’élever, malgré l’âge difficile dans lequel il entre. Cela sera toujours mieux pour lui qu’aller avec leurs grands-parents, stricts et avec qui ils sont en froid.  Ils ont 12 ans de différence et la vie les avait séparés, Mathis n’avait que huit ans.

Il s’avère que Camille est l’un des colocataires d’un appartement dont Norbert le menuisier est propriétaire.

La vie à trois dans le petit appartement s’avère délicate. Les horaires de travail du colocataire et de Camille sont incompatibles.

Mathis a du mal à communiquer… C’est un ado rebelle : mauvaise influence, idées noires, crises nocturnes, ou encore passage par la BAC… l’adolescent dans toute sa splendeur.

Aaron : colocataire peu sympathique de Camille, possède une mystérieuse boite fermée par un cadenas dans ses affaires, une trace ronde étrange dans le dos. Le mystère reste entier.

Camille : 25 ans, travaille, essaie tant bien que mal de permettre à Mathis de s’adapter à sa nouvelle vie. Mathis a soif de libertés et d’indépendance, mais peut-il lui faire confiance ?

Autour de ce trio gravite Norbert, bien sûr. Norbert apprécie ses locataires mais ne le montre pas. Il semble inconsolable depuis le décès d’Anna, 5 ans auparavant.

Un roman très travaillé, parfaitement bien exécuté, avec des passages notamment sur la présentation des personnages, (fin de la première moitié surtout), avec une intrigue, des petites choses secrètes, un dénouement très attendu, bref, de très bons éléments qui fonctionnent bien ensemble. J’ai beaucoup apprécié le style, le caractère du livre, le thème, les idées qui en découlent, et me suis attachée à Mathis. Je vous recommande tous les livres d’Huguette Conilh, qui ont, malgré la gravité du thème, toujours un brin de poésie, de légèreté qui rend la lecture authentique, agréable et facile.

J’ajoute que le roman est actuellement en attente d’éditeur !

Plusieurs choses me viennent à l’esprit à la lecture de ce roman.

Comme me l’a confié Huguette Conilh, j’ai pu me rendre compte de la profondeur du roman, du message qu’elle essayait de délivrer. Ce texte est en fait comme un symbole de tolérance et de respect par rapport aux homosexuels, à l’homoparentalité, et à l’acceptation de leurs différences. Il prouve combien il doit être difficile pour un couple homo de se cacher aux yeux de tout le monde. Car les refus d’insertion sociale seraient multiples : travail, logement, liens amicaux, entente familiale, … toutes les exclusions et discriminations possibles sont donc envisageables. Pourtant, personne n’est parfait. Ce roman montre bien, à travers une histoire assez simple, quels jugements peuvent avoir les gens sur d’autres personnes, juste sous prétexte qu’elles ont des mœurs différentes, qu’elles ont des sentiments considérés comme « non naturels » par certains. Jusqu’à quel point a-t-on le droit de juger, d’agresser, de violenter des personnes qui ont juste fait des choix différents que ceux attendus « normalement » par la société actuelle ? Comment se fait-il qu’aujourd’hui, en Europe en 2015, les personnes différentes ne soient toujours pas acceptées par leurs pairs, qu’ils ne comprennent pas combien il est important, utile, pédagogique de pouvoir rencontrer la diversité, combien on a besoin les uns des autres pour construire une société complète, variée, culturellement riche, et solide ? A l’heure où certains ont enfin le droit, dans certains pays, à une reconnaissance « civile » par le mariage, mais pas forcément le droit à être officiellement parents, se peut-il que les mentalités soient encore si fermées, opaques, que ce thème soit toujours tabou ? De quel droit son propre jugement permet-il de décider des libertés, des droits d’autres personnes, juste sous prétexte que leur nature profonde ne soit pas celle attendue par la société ? Pourquoi les lois sont-elles si figées finalement ? Qu’en est-il du regard lancé jour après jour aux enfants de couples homos, alors mêmes que les parents intolérants osent juger les autres, étant eux-mêmes sans doute différents dans tout autre domaine ? De quel droit l’intimité des gens homos est-elle étalée sur la place publique, de quel droit parle-t-on de déviance, de pathologie mentale, de folie, de perversité alors qu’il ne s’agit là que de sentiments ?

 

Voilà les questions que je me pose à la sortie de cette lecture, qui n’est pas particulièrement un thème que j’affectionnais, mais plutôt l’acceptation de la différence, le respect, la tolérance, que j’essaie de communiquer notamment au travail, auprès des jeunes générations. N’oubliez pas, jeudi, c’est la journée du Harcèlement à l’école. N’oublions pas que le mal est partout mais qu’il en va de notre responsabilité : ouvrons les yeux sur le monde qui nous entoure, et ne laissons pas faire.

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L’instant magique de Kristin Hannah

Posté par bouquinsprlefun le 1 novembre 2015

L’instant magique de Kristin HannahL'instant magique

Un livre qui m’a scotchée ! Un coup de cœur pour une histoire exceptionnelle.

Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de livres et pourtant, j’ai été vraiment surprise de l’apprécier autant.

Ellie, policière dans un petit village aux Etats-Unis, est confrontée à une intervention peu banale. En effet, elle est appelée pour une petite fille qui est coincée dans un arbre et ne veut en descendre. Et en plus, elle porte un petit louveteau sous son bras, comme une peluche.

La petite fille semble très mal en poing, et ne pas avoir les capacités à se socialiser : pas de parole, craintive, très sale, et ne communique pas du tout. Elle crie, hurle dès qu’on l’approche, et se cache comme si elle voulait disparaître.

Ellie ne sait pas quoi faire. Avec ses coéquipiers, et le village, ils décident d’aider la petite fille. Mais Ellie n’y parviendra pas toute seule. Elle fait donc appel à Julia, sa sœur qu’elle n’a plus vu depuis longtemps…

Julia est médecin psychologue et a un passé douloureux. Elle se sent coupable par rapport à une de ses anciennes patientes, qu’elle n’a pas su aider quand il le fallait. Elle va tenter par tous les moyens de faire sortir la petite fille sauvage de sa cachette et calmer ses angoisses.

Et puis, il y a Max. Un homme plutôt mystérieux, qui va être mêlé à cette histoire. Protecteur, il va aider Julia dans son entreprise.

Au fur et à mesure des semaines, Julia fait des progrès énormes. Elle nomme la petite fille Alice, et s’occupe d’elle, s’attache à elle, et inversement. La petite se rapproche, elle grandit, elles s’apprivoisent. Comme dit le Petit Prince « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »

 

Kristin HannahUn récit très bien raconté dans le sens où on parle à la troisième personne mais je me suis identifiée tout de suite à Ellie puis à Julia. De plus, il y a comme une forme de poésie dans la narration, la description des saisons, la présentation de certaines scènes du roman. Le lecteur est comme sur un nuage : c’est comme s’il flottait sur le village, ou au-dessus de la maison de Julia et d’Ellie. On se sent responsable de la mission de savoir ce qui arrivera à la petite fille. On veut absolument que Julia lui apprenne les convenances, les règles de savoir-vivre, et surtout la parole. Sans cette partie « soins médicaux », parfois trop présente dans les films ou les livres de ce genre, on voit plutôt la relation humaine, l’attachement, l’aspect psychologique qui évolue dans le livre. De plus, l’histoire est vraiment bien construite, et même si on a une happy end, on aime ça. Kristin Hannah est vraiment talentueuse, c’est léger, plaisant, addictif même si on n’aime pas trop ce genre de livres en général. Pas besoin de fioritures pour faire un bon bouquin, un peu de poésie, de légèreté sur un fond plus grave provoquent de très bonnes vibes. Je verrai bien le téléfilm à partir de ce livre, et en plus, je verrai surtout une suite avec Alice qui raconte son adolescence, ça serait excellent, un régal. Moi qui aimais tant la couverture, avec cette petite fille couchée dans l’herbe, je n’ai pas été déçue, j’ai trouvé ce roman magnifique. Il interroge sur la question de l’adoption, des orphelins, des enlèvements d’enfants, mais aussi et surtout sur le travail des psy qui doivent bien tenter de rester professionnels et de prendre du recul en toutes circonstances… pas facile. Il en va de même dans le domaine éducatif, j’en suis la première surprise. Lorsqu’on travaille pour et avec de l’humain, difficile de prévoir ce qui va se passer, comment l’autre va réagir, même en usant de toutes les astuces qu’on vous apprend à la fac. Vous l’aurez compris, ce livre est un incontournable. Ce ne sera pas le dernier que je lirai de cette auteure. 

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« N’y descendez jamais ! Partie 2 : Lwa Racine » de Fabrice Liégeois

Posté par bouquinsprlefun le 31 octobre 2015

Bonjour à tous !

Après avoir lu la partie 1 il y a quelques jours à peine, j’ai vraiment eu envie de me replonger à Brooklyn, dans la vie de la jeune Aby, qui a grandi.

Petit rappel : Comme je l’avais raconté dans mon article sur la partie 1, le premier Tome raconte la terrible vie d’une petite fille, depuis la Louisiane où sa famille vivait d’abord, et puis à son arrivée à New-York, où les ennuis continuèrent. A la fois un roman ponctué de scènes de la vie quotidienne mêlé à des faits historiques avérés.

 Partie 2 : Lwa Racine

Cela fait 10 ans que la famille est installée dans un immeuble insalubre de New-York. Avec les années, Aby est devenue sans le vouloir protectrice de ses soeurs, étant la plus grande en âge, à presque 19 ans. Seulement, en grandissant, les problèmes sont devenus exponentiels. Aby a dû survivre malgré la solitude, malgré son handicap affreux qui lui rappelle au quotidien l’horreur qu’elle avait vécu lors de ce fameux soir, qui l’a détruite et qui la détruit encore. Elle et ses soeurs, ainsi que sa grand-mère  meurent de faim, esssayent de se faire toutes petites, surtout lorsque leur père devient trop violent. Chaque oubli, chaque respiration, même se trouver sur son passage lorsqu’il rentre du travail est une excuse pour qu’il soit violent. La misère, les cris, la peur font partie de leur quotidien. Et Aby est malheureusement celle qui souffre le plus. Ce roman raconte ses pensées, comment elle tient bon, ses idées noires, la haine qu’elle a, l’espoir qui la tient en vie…

Une partie 2 qui me plait plus que la partie 1 car il est encore plus noir et plus « trash », notamment dans le troisième tiers. Entre le thriller et l’horreur. On a énormément d’empathie, de curiosité par rapport à Aby et son état de santé, ou encore par rapport aux secrets du père.On comprend que c’est « elle ou lui », qu’elle va devoir trouver la force d’agir, où elle mourra.  On se demande réellement si elle le pourra physiquement, si elle va avoir de l’aide, si ses croyances aux esprits, comme sa Jaja vont la sauver… De très bons passages, des scènes violentes et très fortes en émotions. Aby survivra-t-elle à tant de difficultés ? Pourra-t-elle enfin protéger ses soeurs et les emmener loin de leur prison ?

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« Une chance de trop » d’après Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 30 octobre 2015

« Une chance de trop » d’après Bouquinsprlefun

Je vais vous parler aujourd’hui du roman d’Harlan Coben, un auteur que j’affectionne depuis au moins 10 ans, et bien sûr vous faire part de mes impressions quant à la série diffusée ces trois dernières semaines sur la plus grande chaîne d’Europe.

Le roman

Je l’ai lu il y a très, très longtemps mais je m’en souviens bien. J’ai hâte bien sûr de le relire. Pour moi, c’est l’un de ses meilleurs romans, il m’avait déjà marqué, autant que « Ne le dis à personne ». Harlan Coben est pour moi un incontournable, je trouve ses romans plutôt « légers » quant à la violence mais c’est surtout l’intrigue, le suspense, le dénouement des enquêtes qui me plaisent, ainsi que le personnage que l’on suit souvent, Myron Bolitar, ancien basketteur. Un ami basketteur me disait: « Pfff je déteste, à chaque anniversaire j’ai le droit à un de ses livres juste parce que je fais du basket ». Le pauvre ! Il n’a pas eu le choix, lui ! Mais quand on a le choix, on voit que Bolitar est attachant. Un cadre parfois très noir, boites de nuit, cours de tennis, château isolé, cabane dans les bois, l’auteur parvient toujours à nous emmener loin dans les enquêtes. J’ai hâte de finir « Dans les bois » et « Une seconde chance » que j’ai dans ma Pile à Lire. Le dernier livre que j’avais lu cet été « Six ans déjà » était formidable. Mais « Six ans déjà » se passe aussi… dans les bois.

41156665_9039156-183x300 dans HEBDO

Une chance de trop, c’est un roman assez fin et plutôt court qui est à la fois plein d’interrogations, de suspense, de descriptions, qui donne au lecteur une grande part de liberté quant à sa vision de l’enquête, des personnages, du passé d’Alice. Très différent de la série, je l’avais trouvé bon, mais sans plus ! Car ce qui m’avait marqué, c’était surtout le fait qu’on accusait tout de suite Alice et qu’elle allait mener sa propre enquête de son côté, laissant complètement de côté sa vie, ses beaux-parents et qu’elle faisait sa vie « seule ». Alors que la série est différente …

 

 

La série

Acteurs / Personnages

En moyenne 6 millions de téléspectateurs il me semble, une grande audience et je n’ai pas loupé une miette. Les acteurs : Alexandra Lamy, Pascal Elbé, Lorant Deutsch, … un bon casting.

UNECHANCEDETROP-(1)Alexandra Lamy : Très bon jeu d’actrice, on la connaît peu sous cet angle, elle a su donner au personnage beaucoup de nuances. Le regard, la gestuelle, la voix, j’ai vraiment trouvé qu’elle incarnait le rôle à la perfection, et c’est allé crescendo en crédibilité au fur et à mesure des épisodes.

Parce qu’au départ, bien sûr, on confond le personnage d’Alice avec… Alex dans Un gars Une fille, c’est clair. Mais elle a été très forte, et elle aussi a bien évolué depuis ses disputes avec Jean Dujardin. Elle incarne ici la femme indépendante, bien dans ses baskets, sûre de soi et sûre de sa vocation. Belle, très femme et très charismatique, je l’ai trouvée excellente.

On traverse avec elle l’aventure d’ »Une chance de trop » et on passe un excellent moment. Personnellement, j’ai trouvé les épisodes 5 et 6 vraiment prenants par rapport aux 4 premiers. Peut-être pas seulement à cause de son jeu à elle, mais elle a vraiment rendu le feuilleton vivant.

J’aurai vu peu d’actrices comme elle pour jouer le personnage : Mélanie Doutey, Audrey Tautou ou encore Marion Cotillard, de la même génération. Il fallait quand même la trentaine pour que le personnage fasse sérieux, crédible, réel.

UNE CHANCE DE TROP SAISON 1 / EPISODE 4 PASCAL ELBEPascal Elbé : J’avais vu quelques films avec lui mais qui m’avaient peu marqués. J’ai peu analysé son personnage, qui est secondaire quand même, mais son jeu d’acteur était vraiment de bonne qualité, notamment dans le dernier épisode. On passe un bon moment à le voir avec les stigmates de ses bagarres, à le voir en héros bien évidemment, mais franchement il a su s’adapter au jeu, il rend un peu le film « espionnage » et « thriller ». Toutefois j’aurai bien vu aussi Bruno Wolkowitch, ou Marc Lavoine, Vincent Cassel, Edouard Baer ou encore Clovis Cornillac. Car ils ont tous quelque chose d’un peu sombre, marqués par la vie, je ne sais pas pourquoi.

Laurent Deutsch : J’adore ce type même s’il est dingue. ^^ Je l’ai trouvé sérieux, j’ai adoré le redécouvrir dans cette série. Je le connaissais déjà lorsqu’il animait une émission sur France 3 avec Maureen D’or. Le rôle d’un méchant lui va très bien.

UNE CHANCE DE TROP SAISON 1 / EPISODE 4 LORANT DEUTSCH

Harlan CobenEt last but not least, l’apparition d’Harlan Coben dans un rôle sympa est une excellente idée. Je trouve le clin d’œil excellent, je me suis demandée « C’est lui ? Non, pas possible. Ah ben si, c’est lui! » ainsi que la dernière actrice qui apparaît avant la fin, je trouve que c’était excellent. Le dernier épisode vaut quand même de l’or.

 

Le récit / la prod

Le choix de six séries diffusées sur trois semaines laisse le téléspectateur sur sa fin tous les jeudis soirs (un autre soir peut-être en Belgique) et cela énerve la ménagère de moins de 50 ans ou le jeune qui ne trouve rien d’autre sauf Twillight pendant les pubs (vu et re-revu!). C’est une manière de fidéliser le téléspectateur, qui en a marre d’attendre également lorsque ses séries américaines préférées sont en vacances ! Je sais de quoi je parle ! Foutues vacances d’automne.

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Bref, je reste dans « Une chance de trop ». J’ai vraiment accroché dès le début, trouvant par exemple que la découverte des ravisseurs était la quête la plus importante, et bien sûr les fausses routes sont nombreuses jusqu’au dénouement et à l’explication du mobile. Le lecteur va s’attacher par exemple à la cavale, à la remise de la rançon au Trocadéro, lieu incontestable de notre patrimoine à la française, aux amis qui secondent Alice dans sa fuite, aux beaux-parents friqués avec qui c’est compliqué, ou encore aux souvenirs qui refont surface petit à petit. J’ai tout aimé, sauf peut-être la représentation des flics, que j’ai trouvé un peu minables et qu’on déteste dès le second épisode. Mais c’est mon avis perso. C’était peut-être le but recherché et je n’en sais rien. Alors que d’habitude je m’attache aux flics. (clin d’œil à Christophe Maé que j’adorais et que je commence à détester). Je sais, je fais du hors sujet, comme dans mes dissert’ de français au lycée.

une-chance-de-trop-11470189ebxwk_2084-300x168 dans Romans dont on a produit le film

La manière de filmer, de cadrer, la musique et les scènes sont vraiment solides, bien construites, rien à dire. Sauf peut-être un peu longues, par exemple quand elle se sauve de l’hôpital, tout ça, on n’en a rien à cirer ou presque, c’est un peu trop classique. Mais la scène chez la gynéco, ou encore ce qui se passe au domaine, les entretiens avec la police, les jeunes femmes etc… j’ai bien aimé. Le sujet principal, que je ne dévoilerai pas, est bien mis en valeur, car on n’en parle qu’au bout de 3, 4 épisodes minimum. On est hapé par la question de Tara, jusqu’au bout on a des surprises, ce qui fait que les six épisodes ne sont pas de trop pour moi. On n’aurait pas tant d’intensité à la fin s’il n’y en avait eu que quatre par exemple.

Ma préférence va à la série, qui met vraiment en valeur le caractère du livre, le suspense, cette espèce d’accélération, les doutes, les personnages, et le dénouement de l’enquête. J’ai beaucoup apprécié la manière de filmer, raconter, les dialogues, les cris, les péripéties et le personnage principal. Un vrai succès.

Pour conclure

Une série comme je les aime : moderne, surprenante, des personnages charismatiques, du suspense, des kidnappeurs qui n’en sont pas, des doutes, des trahisons, des bouées de sauvetage, … autant de facteurs qui permettent de faire passer le livre comme une lettre à la poste. Un dernier épisode et une fin dignes des plus grands films policiers. On en redemande. Moi, je veux une série comme ça l’année prochaine ! Mais sur quel bouquin ? Le choix est cornélien !

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N’y descendez jamais ! Partie 1 : Aby de Fabrice Liégeois

Posté par bouquinsprlefun le 26 octobre 2015

N’y descendez jamais ! Partie 1 : Aby de Fabrice Liégeois

Cela faisait longtemps que Fabrice Liégeois m’avait proposé de lire un extrait de son premier roman. J’avais bien aimé cette noirceur. Je savais d’avance que ce livre me marquerait.

J’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec ce premier tome présentant Aby, une vieille dame qui se souvient de son enfance. Le livre raconte cette enfance.

N'y descendez jamais ! Partie 1 : Aby de Fabrice Liégeois dans Romans 11940263_10153213028644891_1477278452_nC’était fin des années 30 en Louisiane. Aby et ses quatre sœurs vivaient avec leurs parents dans un abri de fortune. Peu de chance dans la vie : leurs ancêtres esclaves, leur niveau de vie déplorable, analphabètes, moqués, molestés, la vie d’Aby commençait mal. Si ce n’est la présence de Jaja, la grand-mère paternelle, une légende vivante. Quelqu’un d’incroyable, de mystérieux, de fort et qui protégeait sa petite-fille. Notamment face à son propre fils, un homme violent, insupportable voire fou.

Aby est une jeune enfant dont on se moque, qu’on traite comme un animal, une moins que rien. C’est la plus grande fille de la famille, elle a de nombreux fardeaux à porter, et ces différentes formes de maltraitance sont difficiles à supporter. Les discriminations anti-Noirs sont extrêmes à cette époque.

Un jour, tout bascule : le chef de famille décide qu’il est temps de partir. Ni une, ni deux, la famille obéit. Aby raconte dans les détails le voyage, les premières années dans le Nord des Etats-Unis, à savoir à Harlem, quartier peu fréquentable de New York. Elle raconte l’école, la peur du Pah comme avant, la peur de la guerre et cette incompréhension du sort qui était fait aux Noirs et que les Noirs entretenaient à cette époque. Aby raconte ses mésaventures et sa vision du monde jusqu’à l’âge de neuf ans, lorsque plusieurs malheurs, bien pires que les autres pour cette fois, lui arrivent. Elle sait qu’elle doit se battre. Qu’elle doit résister. Elle le doit à sa grand-mère, elle le doit à ses anges gardiens. Car dans son monde si noir, dépourvu de tout confort et de tout bonheur, elle a trouvé des anges gardiens. Parviendront-ils à la sauver à chaque fois ?

 

Terriblement bien raconté, ce roman est à la fois plein de noirceur et de détails plus légers, vus d’un enfant, impuissant, victime, spectateur de cette violence constante et irréversible. Le contexte, avec l’Amérique et toute son histoire par rapport à la traite des esclaves, les différences sociales incommensurables et la ghettoïsation de ces populations, rend le récit plus riche, plus intense et plus vivant. Les personnages, notamment la grand-mère, sont dépeints avec tant de brio qu’on est rapidement pris dans l’aventure. Le fait qu’Aby s’adresse directement au lecteur de temps en temps rend la lecture fluide, légère, attrayante. Tout comme les petites comptines, les croyances d’Aby et de sa famille. Finalement, le roman n’est pas si obscur qu’il en avait l’air au départ. Ce qui est terrible, c’est le sort de cette petite fille.

Un très bon récit, avec des anecdotes, des explications sur les raisons du caractère de certaines personnes, et surtout, on avance dans ce livre. On n’est pas bloqué à l’histoire des Etats-Unis, bien au contraire. On en parle avec parcimonie, finement, de manière efficace et intéressante. On traduit les difficultés des Noirs à l’époque, comme si c’était du vécu. On ajoute des touches de vie, par exemple avec la vision extérieure à Aby, mais une vision par rapport à des personnages qui ont compté dans sa vie. C’est ce qui est juste, réaliste, et passionnant.

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J’ai également la Partie 2, je vous en parle dans une prochaine chronique.

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Timor Est Illusio de Laurent Thieres

Posté par bouquinsprlefun le 25 octobre 2015

Timor est Illusio

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               Don est un homme infidèle à sa compagne Sophie, il boit trop d’alcool et sa vie n’est pas exceptionnelle. Il dirige une société de production d’énergie alternative. Un jour, le cauchemar commence : il est privé de toutes libertés. Obligé de pédaler sous peine d’obtenir des décharges électriques. Puis, confiné dans un endroit de 2m carrés plongé dans le noir etc.

               Un groupe d’amis se retrouve en forêt et découvre une femme désorientée et aussi sale qu’une scène de crime, puis une maison perdue au milieu de nulle part.

Une famille a un affreux accident de voiture, et la petite victime derrière raconte, interpelle le lecteur. Un récit incroyable.

Un couple de touristes décide par malheur de camper au bord de la mer. Une voie sans issue.

Deux sportifs de l’extrême jouent avec le feu.

Et ainsi de suite.

Un livre très étonnant, vivant, qui vous donnera des frissons. Très très bonne idée, il passionne autant qu’il surprend. Ces petites histoires sont assez bien menées, quoi que, on trouve quand même rapidement ce qui clochait. (un peu trop rapidement pour moi). L’auteur a sur reproduire au maximum le schéma psychologique des victimes qui se voient mourir. Très réaliste, crédible, renseigné, l’auteur dépeint avec brio les dernières minutes de survie, de vie de quelques personnes, inconnus se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment, jeunes n’ayant aucune limite, aucune conscience de la mort, ou encore personnes qui avaient toute confiance en leurs proches et qui pourtant seront trahies de la plus atroce des façons. Dès le début, le lecteur se sent « complice » ou « spectateur » car il apprend des choses sur le passé des victimes. Pas besoin de chercher très loin finalement. J’aurai apprécié un peu plus de profondeur pour chaque cas.

Un tableau assez fin et profond sur les dernières minutes de vie de victimes, de personnes qui frôlent la mort, une mort atroce, douloureuse, parfois inhumaine. Une réflexion très intéressante sur les bourreaux, qui ont un rôle incroyable dans ce roman. Très bonne analyse des caractères, de la folie humaine, des modes opératoires de ces meurtriers, tout comme le récit qui permet d’aboutir aux meurtres. On aime se demander quels sont les mobiles, quel est le devenir des personnages, et on aime également connaitre les conséquences des traumatismes subits dans l’enfance, par exemple quand il est question du feu. Le passage sur l’accident de voiture est totalement réaliste, on a l’impression d’y être. L’auteur est très talentueux, il arrive à rendre la scène tellement vivante, on se représente totalement l’horreur du moment, sans pour autant chercher des excuses aux meurtriers en général.

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Dernière escale de James Patterson

Posté par bouquinsprlefun le 23 octobre 2015

Dernière escale de James Patterson

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Très bon livre : efficacité, dépaysement, lutte contre la survie => très bon dénouement.

J’ai plusieurs livres de James Patterson mais c’est le premier que je lis. Une excellente impression.

Une famille décide de partir en vacances pour deux mois, sur un bateau. Il y a Kate, médecin, qui emmène ses trois enfants âgés de 10 à 18 ans, ainsi que leur oncle. Le frère de son mari décédé. Mais les enfants ne sont pas enchantés du voyage. Les ados se rebellent, rien n’est réellement attrayant pour eux, sauf peut-être le plaisir d’être avec leur oncle.

A peine quelques temps après le départ de la petite famille, malheureusement, les conditions de voyage se dégradent progressivement. Le voyage n’a plus rien à voir avec des vacances. Cela devient un cauchemar. Tentative de suicide, conditions techniques, conditions météo ou encore bêtes sauvages, rien n’épargne les nerfs de la famille. Kate a beau tenter de faire au mieux, de ne rien laisser paraître, elle sait que les choses sont graves. Il va falloir user de beaucoup d’ingénuosité, de connaissances, de volonté, pour tenir jusqu’à la venue des secours… s’ils parviennent à venir.

 

Un excellent moment de lecture : changement de cadre, confinement sur un petit bateau avec des personnages en difficultés dès leur présentation, péripéties très inattendues, bien loin de Robinson Crusoé, on est hapé par l’histoire, originale, moderne, et prenante. Personnellement, j’ai préféré l’histoire du naufrage que celle qui se déroule en parallèle, que je n’ai fait que survoler. Sans entrer dans les détails, on sait bien que les deux histoires se rejoindront, mais ce qui fait du livre un livre attrayant, c’est plutôt l’aventure. Les caractères sont plus marqués lorsque les difficultés se font sentir,  chacun luttant à sa manière pour sauver les autres. Solidarité, précautions, survie, tout est là réuni pour que l’on soit vraiment plongé dans le livre sans vouloir remonter à la surface.

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Possession de Peter James

Posté par bouquinsprlefun le 22 octobre 2015

Possession de Peter James

Alex a perdu son fils. Il est mort dans un accident, il conduisait trop vite.

Alex a du mal à refaire surface. Elle se force à continuer à vivre normalement, mais d’étranges signaux apparaissent dans sa maison. Au départ, la rationalité qui la caractérise lui indique qu’il y a bien sûr des explications scientifiques à tout cela. Avoir vu son fils dans sa chambre, en même temps que son ex-mari dans sa maison, au moment même du départ de leur fils vers l’au-delà, recevoir comme des signes effrayants, voir des objets inexplicablement animés, elle commence à avoir des doutes petit à petit. Que se passe-t-il ? A-t-elle mérité de telles agressions ? Est-ce leur fils qui n’est pas réellement parti ? Pourquoi un tel acharnement ? Alex en perd le sommeil et le lecteur se prend au jeu ! possession

Mon avis :

L’intrigue, l’idée, la proposition de l’auteur me plaisaient beaucoup.

MAIS j’ai été déçue par la longueur et la fin du roman.

D’une part, des redondances sans réel intérêt pour faire avancer le lecteur dans ses hypothèses. D’autre part, trop de détails insignifiants du quotidien, qui se fondent assez mal dans l’histoire. Ensuite, les amis lecteurs, vous serez peut-être, ou sans doute un peu blasés par les « révélations » des personnes que consulte Alex, croyant devenir folle et/ ou croyant aux esprits… bref je n’ai pas trop accroché. Au début, oui, mais mes exigences étaient sans doute trop élevées. Peu de grandes révélations, peu d’action ou plutôt de l’action qui ne fait pas peur, qui ne m’a vraiment pas enchantée. Dommage car j’ai vraiment accroché au résumé du livre et aux promesses. Il me semble que j’ai d’autres Peter James mais pas encore lus, j’ai peu envie de les ouvrir. De plus, on est porté par les raisons qui expliquent que le fils disparu se « présente » par différents signes à sa mère. Il y a peu de réponses, c’est flou, pesant, inexpliqué. On est déçu, on a du mal à comprendre où voulait en venir l’auteur.

En bref, trop peu d’action, peu de moments réellement intéressants, un livre un peu trop long et dont je me suis détachée petit à petit, au fil des pages. Dommage.

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La Dame Blanche (Comité de lecture : Salon du Manuscrit)

Posté par bouquinsprlefun le 22 octobre 2015

La Dame Blanche de Julie 

Le quartier de la Dame Blanche abrite une famille qui vit dans de mauvaises conditions. En effet, le chef de famille terrorise sa femme et leurs deux garçons, utilisant jusqu’à la violence physique pour obtenir ce qu’il veut. Autoritaire, lunatique, faisant tout pour apparaître sous son meilleur jour à la banque où il travaille, cet homme, Jo, se préoccupe très peu des difficultés de sa femme.

Un jour, Jo se réveille et sa famille n’est plus là. Il ne reste que le chien. Peut-être que sa femme l’a quitté, emportant les enfants. Au travail, personne ! Il commence à se poser des questions. De retour à la maison, il voit le cake fraîchement préparé par sa femme dans la cuisine et se dit qu’elle ne l’a certainement pas préparé pour le quitter ensuite. Les circonstances lui semblent absurdes. Pire : il se sent bien seul dans cette maison  déserte.

Jo décide de se coucher pour tenter d’effacer ce mauvais rêve…

Mais ce monde désert n’a pas changé depuis la veille. Toute la ville semble déserte, rien ne bouge, il n’y a plus signe de vie en ville ni au travail…

Les jour passent et Jo a le temps de réfléchir… la vie d’avant lui manque.

Serait-il en train de changer ? De prendre conscience de ce qui est vraiment important ?

 

Mon avis :

Un très joli livre, on se demande ce qui est arrivé à Jo, si c’est une vengeance par rapport à son comportement ou s’il est juste en train de vivre sur une terre dont les humains ont été mangés par des envahisseurs. Plus sérieusement, ce roman est intéressant, j’ai aimé le récit, les pensées des personnages, le personnage de Maria bien sûr, et puis le mystère autour de Jo. Il est un peu trop court selon moi, on pourrait rajouter du « vécu » aux personnages, un peu plus de fond aussi dans le récit, mais sinon, il est divertissant.

 

Les + : du mystère, une histoire familiale intéressante et à creuser.

Les – : problème avec le son [é] et les participes passés ! Et des passages à approfondir pour rendre le livre plus vivant, plus accrocheur encore.

Pour conclure, une belle idée que ce roman, je ne m’attendais pas à cela en lisant le titre « La Dame blanche », et bien sûr on est bien tenté de savoir ce qui arrive à Jo et pourquoi. Un roman assez simple finalement mais qui passe très bien entre d’autres lectures plus complexes. Un très bon début.

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Fidèle au poste d’Amélie Antoine

Posté par bouquinsprlefun le 22 octobre 2015

Fidèle au poste d’Amélie Antoine

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Chloé et Gabriel forment un couple stable depuis 8 ans, sont mariés, et exercent respectivement les fonctions de prof de fitness et conseiller financier. Amoureux et heureux, ils ne se doutent pas que la vie réserve bien des surprises. Les bonnes comme les mauvaises.

Un jour, Gabriel se rend compte que Chloé a disparu, qu’elle n’est pas allée travailler. Il ne la trouve nulle part. L’inquiétude s’installe progressivement. C’est la tristesse qui va prendre le dessus. Gabriel se retrouve seul face à son chagrin. Il se décide bien plus tard à s’en sortir et accepte de participer à un groupe de soutien…

Une aventure au-delà du réel, une romance, une fin un petit peu décevante mais un roman qui vaut bien quelques heures de temps pour se détendre et passer un bon moment. J’ai beaucoup apprécié, malgré le départ du phoenix !

Un peu à la manière de Truman Show, film avec Jim Carrey, incontournable, dans lequel Truman a sa vie réglée comme du papier à musique et se rend compte que depuis sa naissance tout le monde ne vit que pour lui, pour l’observer, ritualiser son quotidien pour le sécuriser… le livre d’Amélie Antoine dresse un portrait peu flatteur de la télé-réalité, c’est original, osé, bien écrit, avec juste ce qu’il faut de romantisme, de simplicité, réalisme pour que l’on y prenne vraiment goût. Les conséquences peuvent être dramatiques, bien plus pour les personnages que pour les spectateurs. Bousculer le destin peut réellement vous rendre fous, vous changer à jamais, jusqu’au drame.

Un petit coup de cœur pour ce roman que je verrai bien adapté au cinéma ! ^^ entre fiction et réalité, il n’y a qu’un pas… 

http://amelieantoine.blogspot.fr/

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Stephanie durieux |
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