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Blackwood, le pensionnat de nulle part de Loïs Duncan

Posté par bouquinsprlefun le 14 décembre 2015

Blackwood, le pensionnat de nulle part de Loïs Duncan dans Chroniques diverses blackwood_le_pensionnat_de_nulle_part-220x300

Kit a 16 ans, elle est Américaine et adore Tracy, sa meilleure amie.

Malheureusement, elle se sépare d’elle pour longtemps.

Un manoir gothique abrite un pensionnat. Kit y est envoyée malgré

elle, seule, et pour une année. Ce n’est pas faute d’avoir averti sa

mère dès son arrivée. Elle a en effet eu un étrange pressentiment en

voyant l’immense bâtisse aux allures de château hanté. Mais elle a dû

se résigner et s’est installéearrow-10x10 dans Fantastique tout de même dans une chambre assez

bien décorée, dans un environnement très beau et pourtant très

lugubre aussi.

A son grand étonnement, la jeune fille va comprendre que les pensionnaires ne seront

que quatre en tout. Etrange, pour un si grand pensionnat. Le personnel plutôt effrayant

et hostile au départ, va pourtant s’avérer être plus sympathique. Notamment Julesarrow-10x10 dans Romans, fils

de la directrice et professeur de musique. Avec aussi peu d’élèves, Kit va recevoir des

coursarrow-10x10 dans Thriller particuliers.

Les semaines passent et les jeunes filles comprennent qu’il se trame quelque chose

d’étrange, de pas clair dans leur environnement. Elles évoluent parfois dans des pièces

très froides, avec l’impression de ne pas être seules.

Quelles explications rationnelles vont-elles trouver à ces étranges événements?

 

Je viens juste de finir ce roman incroyable. La description du manoir, des pièces, des

ambiances, donnent du cachet au roman. Le personnage de la directrice est très

singulier et on se le représente parfaitement. L’efficacité du roman, avec un début un

peu long puis le récit qui s’accélère, en fait un livre vraiment attrayant et facile à lire.

Un développement très atypique, un récit ponctué d’action et de questionnements,

d’étranges apparitions, d’étranges phénomènes, pour un ensemble réellement

intéressant et inédit.

 

* Entre horreur et frissons, vous pourrez passer un excellent moment de lecture… si

vous êtes rationnel et que vous contrôlez vos tremblements ! Non, d’accord, j’exagère

peut-être un peu. Il ne fait pas si peur que cela. Surtout quand vous le refermez.

A la fin, je veux dire.

Bonne lecture à tous, il est excellent ! 10 / 10. J’ajoute que je craque complètement

pour la couverture et la maison d’édition Black moon ! 

Publié dans Chroniques diverses, Fantastique, Romans, Thriller | Pas de Commentaire »

Esprit d’hiver de Laura Kasischke

Posté par bouquinsprlefun le 13 décembre 2015

Esprit d’hiver de Laura Kasischke

esprit-d-hiver

 

  • Je l’ai reçu grâce aux éditions Le Livre de Poche lors d’un concours que j’avais gagné. Il a été élu Grand Prix des Lectrices Elle.

  • En bref …
  • Holly et Eric sont un couple habitant New-York et ont une fille de 15 ans, Tatiana.

  • L’histoire commence le matin de Noël. Fait très rare, Holly et Eric ne se sont réveillés qu’à 10h30 alors qu’ils attendent de la visite.
  • Tatiana était réveillée avant eux, et la déception de ne pas pouvoir ouvrir les cadeaux avec ses parents est grande. Holly se souvient alors combien il avait été difficile de recevoir Tatiana. Elle raconte leur histoire. Tatiana est un bébé adopté en Sibérie 13 ans plus tôt.
  • Un mauvais pressentiment est né chez Holly. Elle a l’impression que quelque chose ne va pas, comme si on l’espionnait, on la traquait. Elle est angoissée. Elle éprouve le besoin d’écrire tout cela mais pas un moment à elle. Tatiana est magnifiquement belle mais a son caractère. Ce matin-là ne déroge pas à la règle. Holly va devoir affronter la journée tant bien que mal.
  • Mes impressions :
  • un roman absolument incroyable.
  • Les odeurs, les descriptions, les pensées d’Holly, le répondant de Tatiana… j’ai vraiment trouvé ce roman bien conçu, le style de l’auteur très très bon, et le récit assez bon aussi. On se doute au bout de 60 pages de quoi va parler le roman, certes, mais on ne sait pas où on va.  C’est un huit-clos, comme si on arrêtait le temps, comme si on était dans un cocon au milieu du blizzard, c’est une excellente lecture d’hiver !!

Publié dans Romans | Pas de Commentaire »

A la découverte de l’univers incroyable de Cédric Charles Antoine

Posté par bouquinsprlefun le 13 décembre 2015

Ce matin, j’avais envie de vous parler de la sortie du tout dernier thriller de Cédric Charles Antoine,

un écrivain de grand talent pour moi.

 

En ce 15 décembre 2015 vient de sortir  » Le messager du parc »,

disponible directement sur le site Amazon.fr

Le messager du parc

Evidemment je vais l’acheter et je vous dirai ce que j’en pense,

généralement je suis vraiment emballée par les histoires folles et

totalement innovantes de Cédric Charles Antoine.

 

Je sais, ce n’est pas le premier article que j’écris sur ses livres,

mais ils valent vraiment la peine qu’on s’y intéresse.

Non seulement parce que les livres sont courts et tellement

incroyables, explicites, vivants, étonnants, mais aussi et surtout

parce que l’auteur a créé sa propre édition,

que depuis le premier mars 2015, il a publié 5 livres (et un autre

est en cours de finalisation), et que c’est un auteur généreux et

proche de ses lecteurs. Il m’a offert le livre

que je préfère, « Le Paradis de Victoria ».
Ses livres sont des livres de science-fiction et des thrillers,

totalement inédits, exceptionnellement détonants. On ne termine

pas les livres de la même manière qu’on les a commencé, on ne peut

s’attendre à des histoires pareilles, il nous emporte dans un univers

inconnu, incongru, décalé, on tombe dans le piège à tous les coups,

on passe un excellent moment de lecture, on part nous aussi à l’aventure.

Une grande qualité d’écriture, un style très épuré et pourtant une efficacité

redoutable, on n’y croit pas, on y retourne avec grand plaisir ! 

 

Vous trouverez son site personnel mais aussi des articles plus anciens sur mon blog,

et sa page sur Amazon, qu’il faut absolument visiter si vous aimez les aventures incroyables

 

http://cedric-charles-antoine.com/ 

http://bouquinsprlefun.unblog.fr/2015/10/21/torksen-de-cedric-charles-antoine/

http://www.amazon.fr/C%C3%A9dric-Charles-ANTOINE/e/B00PLUFVDA

Publié dans Chroniques diverses, Fantastique, HEBDO, Romans, Science-Fiction, Thriller | Pas de Commentaire »

Sortilège d’Alex Flinn

Posté par bouquinsprlefun le 29 novembre 2015

Sortilège d’Alex Flinn

Sortilège d'Alex Flinn  dans Fantastique couv62182139-201x300

C’est un peu une romance fantastique basée sur « La belle et la bête ».

Kyle est un jeune garçon frimeur et pour qui l’apparence compte plus que tout. Hautain, « fils à papa » et surtout intolérant, il se prend pour le centre du monde.

D’autre part, le lecteur pourra lire de temps en temps des parenthèses : des internautes qui tchattent sur un forum un peu spécial « moches », dans laquelle on en apprend plus sur le triste sort de Monsterkid, un jeune homme un peu dépité par la vie.

Ces deux personnes s’avèrent être en fait une seule et même personne.

Tendant un piège à une jeune fille lors du bal de fin d’année à laquelle il est présupposé être le roi de la soirée, le jeune Kyle se retrouve face à face avec une fille spéciale, dont il ne soupçonnait pas le pouvoir. Elle avait vu venir sa farce, son envie de se moquer d’elle depuis longtemps. Il se trouve ainsi confronté à un désir de vengeance  : la jeune fille lui attribue une nouvelle apparence, et Kyle ne contrôle plus rien.

 

Voici ce que dit Kyle après sa transformation :

Le miroir me renvoyait le reflet d’une créature hybride ni

tout à fait loup, ours, gorille ou chien, sorte de mutant

atroce et bestial marchant debout comme un humain, sans

en être un cependant. Ma bouche dénuée de lèvres laissait

voir des crocs, des griffes me tenaient lieu d’ongles, et des

poils me poussaient partout. Moi qui avais regardé de haut

les personnes affligées d’une vilaine peau ou d’une

mauvaise haleine, j’étais devenu un monstre.

A la façon de la Belle et la Bête, Kyle, alias Monsterkid, ou encore Adrian, va s’enfermer dans une mystérieuse demeure, comme un château, une prison, pour n’en sortir que la nuit, lorsque la bête pourra se cacher pour respirer l’air de la ville. Mais qui est Belle dans l’histoire ? Va-t-il l’enfermer dans un cachot, comme dans le traditionnel conte de Noël ? Comment le livre va-t-il pouvoir refléter cette histoire de façon moderne ? Voilà les questions que je me posais avant lecture.

Mon avis :

Au départ, j’ai été surprise par la mauvaise qualité de la traduction, qui une fois encore m’a énormément déçue. Alors, j’ai dû m’accrocher pour continuer ma lecture en essayant de rester sur le récit et non les dialogues, totalement du « mot à mot », impossible à comprendre de temps en temps ! Une honte. Je ne prétends pas  pouvoir traduire entièrement un livre, bien au contraire, mais il y a des limites !

Un peu plus tard, dans le récit, j’ai apprécié les « parenthèses » où Monsterkid discute sur Internet. Cela rend l’histoire intéressante, comme des « pauses » qui permettent de se reposer un peu, de lire autre chose que le récit en lui-même, et cela intéressera bien sûr les ados et jeunes adultes. C’est original.

Puis, on se pose des questions sur cette mystérieuse maison, sur la tristesse de Kyle, est-ce qu’il va réellement changer, et si oui, comment ?

Une leçon de vie sur la façon de se voir et de voir les autres en fonction des apparences. Elle montre sur le fond que personne n’est à l’abri d’un accident de la vie, d’un changement brutal, d’une maladie, peu importe. Personne ne doit prendre ce qu’il a / ce qu’il est / à quoi il ressemble pour acquis toute sa vie. Car il ne suffit que d’une seconde pour que tout bascule et que toutes vos valeurs tombent comme un château de cartes. Mais cela dépend de vous de tout faire pour récupérer les bénéfices d’avant, tout n’est pas forcément tout noir ou tout blanc, parfois les problèmes sont réversibles. Parfois, non, et il faut s’habituer, se conformer à une nouvelle vie.

Voilà ce que m’inspire ce livre.

Enfin, la partie romance, intéressante, divertissante. J’ai eu du mal à accrocher. Soit parce que je n’aimais pas trop les dialogues, soit parce que ça ressemblait trop au classique de W. Disney. Finalement j’ai bien aimé. Notamment grâce à ce poème magnifique, que je ne traduirai pas car il est selon moi parfait en version originale ! =>>>>>voir film ! 

HAVING A COKE WITH YOU

is even more fun than going to San Sebastian, Irún, Hendaye, Biarritz, Bayonne
or being sick to my stomach on the Travesera de Gracia in Barcelona
partly because in your orange shirt you look like a better happier St. Sebastian
partly because of my love for you, partly because of your love for yoghurt
partly because of the fluorescent orange tulips around the birches
partly because of the secrecy our smiles take on before people and statuary
it is hard to believe when I’m with you that there can be anything as still
as solemn as unpleasantly definitive as statuary when right in front of it
in the warm New York 4 o’clock light we are drifting back and forth
between each other like a tree breathing through its spectacles

and the portrait show seems to have no faces in it at all, just paint
you suddenly wonder why in the world anyone ever did them

I look
at you and I would rather look at you than all the portraits in the world
except possibly for the Polish Rider occasionally and anyway it’s in the Frick
which thank heavens you haven’t gone to yet so we can go together the first time
and the fact that you move so beautifully more or less takes care of Futurism
just as at home I never think of the Nude Descending a Staircase or
at a rehearsal a single drawing of Leonardo or Michelangelo that used to wow me
and what good does all the research of the Impressionists do them
when they never got the right person to stand near the tree when the sun sank
or for that matter Marino Marini when he didn’t pick the rider as carefully
as the horse

it seems they were all cheated of some marvelous experience
which is not going to go wasted on me which is why I am telling you about it

Frank O’Hara

 

Pour conclure, un livre finalement assez original avec des touches de romantisme, une très grande tristesse intérieure, bien décrite, et de l’espoir aussi. J’ai apprécié modérément, ce n’est pas un coup de cœur mais il est touchant quand même. Je vous le conseille pour les vacances. Parfait pour la période.

 

Publié dans Fantastique, Romances, Romans, Romans dont on a produit le film | 2 Commentaires »

La liste de Miss Zapping d’Huguette Conilh

Posté par bouquinsprlefun le 23 novembre 2015

La liste de Miss Zapping

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Anaïs alias Miss Zapping semble être une jeune fille qu’on aime ou qu’on déteste. C’est tout ou rien. Lorsqu’elle fête ses 18 ans, elle invite énormément de monde. Certains l’adulent, d’autres la détestent. Elle sort avec différents garçons, dont le dernier en date se fait « larguer » bien gentiment ce soir-là, au milieu des potes en train de faire la fête.

Anaïs, celui qui l’intéresse, c’est Vincent, camarade de classe depuis l’enfance.Et personne d’autre. Pourquoi ? Parce que justement, lui, il lui résiste.

Le lendemain de la fête, Miss Zapping est envoyée à l’hôpital, ou dans une clinique. C’est ce qu’on raconte dans le village, en tout cas. Elle a été agressée.

Et puis, il y a Pierre. Un jeune homme de 20 ans un peu « simple d’esprit », ami de Vincent, et qui prend des cours de catéchisme chez la mère d’Anaïs.

A tout ce petit monde s’ajoute Luc, plaqué par Anaïs lors de la fête. Il a un mobile. Il l’a même menacée de mort devant plusieurs témoins ! Et en plus, il semble maitriser l’usage du couteau. Et Anaïs… a été agressée avec un couteau.

Anaïs a échappé de peu à la mort. Elle va passer quelques semaines en maison de repos. Elle dit qu’elle a senti l’odeur de Vincent lors de l’attaque. Or, il ne portait pas de parfum mais un après-rasage qu’on aurait pu lui subtiliser ou acheter dans le commerce. Retrouvera-t-elle le moral ? Son amie et confidente Anne pourra-t-elle l’aider à aller mieux ?

Comment Vincent peut-il prouver son innocence et surtout comment savoir qui est l’auteur, le « chien de l’enfer » ? Doit-il mener lui-même son enquête ?

 

Un roman policier assez sympathique, vous y trouverez votre intérêt si vous aimez les petits crimes de village, les mystères de famille aussi. De bonnes surprises notamment à la fin. C’est intéressant, vous passerez un bon moment de lecture avec Huguette Conilh. Pour ma part, j’aurai peut-être souhaité plus de complexité, de mystère, de mobile aussi. Je me plains souvent de la complexité de certains romans mais là j’étais curieuse d’approfondir un peu plus, il me manque du suspense pour être tout à fait franche. Mais ça n’enlève en rien l’attachement que j’ai pour l’auteure et pour ses romans tous très très différents. Je vous renvoie à mes autres articles sur Cas Mille, Les Ignobles et plus tôt dans l’année sur La Houleuse !

Publié dans Romans, Romans policiers, Thriller | Pas de Commentaire »

Complètement cramé de Gilles Legardinier vu par Bouquinsprlefun !

Posté par bouquinsprlefun le 21 novembre 2015

Complètement cramé de Gilles Legardinier

 Parce que chaque lecture a son moment, parce que chaque livre a son rôle auprès du lecture, parce qu’il y a un moment pour tout, un moment pour rien, un moment pour ouvrir un nouvel univers… J’ai pu relire enfin tranquillement et sans me prendre la tête. Il a fallu que ça soit avec un livre très léger, frais et dont je connaissais déjà l’auteur. Je n’y suis parvenue avec aucun autre livre. C’était le moment, c’était le bon choix de livre, c’était la bonne histoire pour recommencer à apprécier ce que je lisais.

Si vous aimiez le château de la Belle et la Bête, vous adorerez ce roman.

Au manoir, il semble que le temps se soit arrêté, figeant les murs, les mauvaises herbes et la propriétaire.

Andrew est un homme d’un certain âge, qui désire repartir à zéro, et se fait donc passer pour un majordome dans sa nouvelle vie française. En tant qu’Anglais plein de répartie, de savoir-faire et savoir-être, il convient pour le poste et est à l’essai pour quatre mois. Son job ? S’occuper du secrétariat de sa patronne, Nathalie, une mystérieuse femme, qui ne sort jamais de ses appartements. Elle lui semble tellement étrange, réservée, éprouvée par la vie. Lui aussi, pourtant, il a des soucis.

Heureusement, un peu de gaieté comble ce manque de sociabilité, puisqu’Andrew est amené à travailler avec la cuisinière, le gardien du parc et des alentours du manoir, et avec une jeune fille, Manon, qui fait office de femme de ménage. Tout ce petit monde s’occupe et essaie tant bien que mal d’entretenir la vieille bâtisse qui tombe légèrement en ruines.

Les péripéties et anecdotes ne manqueront pas de vous faire rire, ainsi que le dialogue entre le Gentleman et ces personnages aussi atypiques qu’attachants. Mésaventures, disputes, affirmation de la French touch vs l’English touch et des moments attendrissants complètent le tableau. Sympathique, frais, plein de dialogues, de petits tours à la Mac Giver et même de mystères sur cette fameuse propriétaire plutôt distante… un bilan plus que positif.

Complètement cramé de Gilles Legardinier vu par Bouquinsprlefun !  dans Romans completement_crame-220x300

Ah, et je vous ai dit au fait que j’ai eu ce livre en occase chez #bouquins-occaz et qu’en plus il est dédicacé ???? !!!!!

Ah, et je vous ai dit que c’est le premier livre que j’arrive à lire jusqu’au bout de puis Vendredi 13 ?

Ah, et je vous ai dit qu’on est à plus de 12000 visites depuis le 5 janvier 2015 et que je n’en reviens pas ? Merci de votre fidélité ! A demain pour les résultats du concours numéro 4… 

 

Publié dans Romans | 2 Commentaires »

La vie baroque de Martin Brem

Posté par bouquinsprlefun le 20 novembre 2015

Martin Brem La vie Baroque

 

La vie baroque de Martin Brem  dans Chroniques diverses brem_vie_baroque_11_m

Depuis longtemps, j’avais envie de vous parler de Martin Brem, un personnage

charismatique comme on en rencontrearrow-10x10 dans Romances peu dans sa vie, comme il en existe peu

dans la « vraie vie ». Je veux dire, hors des soirées parisiennes faisant se

rencontrerarrow-10x10 dans Romans des écrivains, des vrais, des talentueux, des connaisseurs de notre

culture. Parce qu’il s’agit en fait d’un exemple de richesses culturelles et

littéraires. Et cela, je l’avais rapidement compris en faisant sa rencontrearrow-10x10.

C’est totalement par hasard que j’ai rencontré cet écrivain, musicien, amateur

de lettres et de notes, de philosophie, de classiques, de toutes ces choses qu’on

ne nous apprend pas en temps normal au lycée. Parce qu’il y a un programmearrow-10x10 à

suivre. Et oui, vous l’avez compris, en fait, M. Brem était mon prof lors de mon

passage au lycée.

Retour vers le futur, j’ai eu envie de relire son œuvre 11 ans plus tard. Je lui

avais demandé une dédicace, et je n’ai pas osé lui dire ce que j’en avais pensé.

A vrai dire, en rouvrant le livre, je ne savais plus du tout de quoi il parlait… et

pourtant je me souviens comme si c’était hier des coursarrow-10x10 de ce prof si atypique et

si marquant. Un de ces profs dont on se souvient à l’heure de notre mort !

A la manière d’un personnage de film qui ouvre une porte, comme un

comédien au théâtre ou un avocat qui commence son plaidoyer, M. Brem est un

personnage et sa rencontre a été mémorable. Vivant, vrai, sincère, attachant. Au

début, son entrée vous glace le sang. Vous vous demandez à quelle sauce vous

allez être mangés, vous lycéens sans aucune culture littéraire autre que le

magasinearrow-10x10 télé ou les adaptations au cinéma de films avec Léonardo ou avec un

Taxi dedans. Donc, imaginez-le faire son entrée. Vous êtes en classe depuis

quelques heures, et ça y est, c’est le premier contact avec votrearrow-10x10 prof de français

pour l’année. Tout se joue ici. Et l’affect est très présent. Si vous aimez le prof,

vous aimerez la matière, … pas vrai ?

Bon alors qu’on imagine bienarrow-10x10 le truc. Costume avec cravate, chaussures

assorties. Petite mallette de prof classe et qui semble légère comme une plume

(je me demande comment il faisait, je me trimballe aujourd’hui avec 1 sac à

main, 1 sac fantaisie avec mes copies, marqueurs pour tableau, stylos

prémachés oubliés sur mon bureau par mes élèves, et un sac « prof » avec

manuels, dictionnaire de poche, cahier de texte, carnet de notes et livre pour les

micro-récrés de 3 minutes). Peut-être qu’il était un ange. Comme Joséphine.

Et qu’il claquait des doigts le soir pour rentrer chez lui. Mais non, impossible.

Quand l’auto-école me cherchait après les cours, je voyais cet homme-ange

partir dans sa voiture de luxe (assortie au costume).

L’homme a un charisme qui s’étend comme dans « Under the Dome », qui

rayonne, comme une aura bienveillante avec une envie de partager sa passion

avec vous.

Pédagogie : comme personne.

Programmesarrow-10x10: appliqués avec une certaine prise de liberté, une prise de risques,

une originalité folle.

Passion, connaissances, culture, opinion perso : à 1000%.

Souvenirs de ce prof : presque intacts, à 11 ans d’écart. Un prof qui vous donne

de l’espoir, à l’heure où vous ne savez pas quoi faire de votrearrow-10x10 vie, vers quelle fac

vous orienter, ou encore comment traiter l’horrible épreuve du commentaire de

textes.

Heures passées à apprendre les dates et titres des œuvres de la Pléïade et autres

Maupassant ou je ne sais plus qui : des dizaines.

Heures passées à réfléchir à cette citation si chère à notre prof si cher à nos

cœurs :  » Je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer. » : de

très, très longues heures.  J’avais adoré cette dissert, je l’avais gardée des années

en souvenir.

Temps passé à stresser en révisant tous les textes pour l’oral du bac : infini.

Mais avec ce prof c’était bien plus enrichissant et intéressant qu’avec n’importe

quel autre prof. A côté, le plus incroyable des profs est un nul. Le contenu le

plus barbant peut vous apparaître comme tout léger, ça passe. Il vous parle des

pires hommes comme étant des génies. Par exemple, Céline, dans Voyagearrow-10x10 au

bout de la nuit ». Il vous parle avec ferveur de certains auteurs qui jusque-là

étaient plus des noms d’immeubles de la grande cité d’Hautepierre que

d’auteurs fantastiques. Il vous explique à quel point la littérature est importante

et qu’il faut vous forger toujours votre propre opinion, écouter votre propre

musique, sans accorder toujours vos violons. Il vous pousse plus loin, sec mais

juste. Il déteste les retards. Tiens, moi aussi, aujourd’hui, je déteste les élèves en

retard. Je me souviens comme il était en rage. Il refermait la porte derrière les

retardataires, le regard noir, figé, la haine d’avoir dû interrompre le début de

son coursarrow-10x10. Mais surtout, sa sincérité et sa capacité à transmettre ont été un

moteur pour moi tout l’année. Une finesse, un discours posé, très travaillé, un

langage immensément riche et des citations illimitées de ses auteurs préférés,

un répertoire qui paraissait inné parmi toutes ses qualités. Révélateur d’un

travail , d’un mode de vie intellectuel et artiste, d’une différence nette par

rapport à d’autres profs, (le commun des mortels), ce passionné des mots aurait

pu éclairer n’importe quel élève décrocheur et l’emmener avec lui dans un

extrait d’Antigone, un petit poème de Lamartine ou encore une lecture suivie

de n’importe quelle oeuvre classique ou romantique.

Qu’en est-il de son roman « La vie Baroque »?

Publié à petite échelle mais publié quand même, vous le trouvez encore sur le

site des éditions La Nuée Bleue, la F..c ou en occasion sur A……..n.

Je l’avais donc fait dédicacer, et j’ai dû le recommander pour le relire,

introuvable… dommage. Je me demande s’il enseigne encore dans notre ancien

bahut. Bref.

Résumé : « Mérédith et Samson forment un couple délicieusement baroque. Elle dispose

d’une belle voix soprano, mais surtout d’une professeur de chant ambitieuse pour deux

qui la transforme en chanteuse professionnelle; lui s’y met par contagion amoureuse et

le voilà contre-ténor. Monteverdi, Glück, Purcell deviennent leur pain quotidien. Mais,

justement, question pain, c’est un peu juste: les salles sont vides, les caisses aussi et il

faut passer par les petits boulots, chef de rayon robes de mariage chez Tatit et agent de

sécurité dans les concerts des banlieues chaudes. Leur amour funambulique en pâtit et

Orphée perd son Eurydice. Rires et larmes, illusions et masques, passion et mort : la vie

baroque est une fête, tendue à l’extrême, qui refuse les compromis avec le réel, au risque

de se perdre. Tout à la fois mélancolique et drôle, ce roman étincelant chante la cruelle

beauté de la vie. »

C’est une romance assez légère et à la fois noire, je ne sais pas trop comment

décrire cela. Il y a une certaine mélancolie dedans, par contre on s’attache très

vite aux personnages principaux. Assez court finalement, le roman se fige un

peu, comme dans une poésie, il y a une vraie sensibilité artistique, et ceci,

même pour quelqu’un qui ne connaît pas l’auteur (j’ai testé avec une

connaissance qui est d’accord avec ce point). Ce n’est pas une volonté je pense

d’étaler ses compétences linguistiques ni quoi que ce soit, juste raconter. L’effet

est réussi, on est « entre parenthèses » ou alors « sur un nuage » pendant ce laps de

temps où on tourne les pages. Dans le récit, on est totalement pris par le milieu

de la musique classique et du chant, qu’on soit sensible à ce monde-là ou pas,

cela passe « comme une lettre à la poste ». Enfin, c’est un livre qui vous ravira si

vous voulez vous changer les idées. Il a une grande valeur pour moi et je vous

le prête sans souci les amis ;)

 

Publié dans Chroniques diverses, Romances, Romans | 4 Commentaires »

« L’allée des Disparus » traduit et adapté par Guillemette Allard-Barès

Posté par bouquinsprlefun le 17 novembre 2015

L’allée des disparus

L'allée des disparus

En 5 ans, quatre hommes avaient mystérieusement disparu d’un village calme de montagne.  En plein jour, et toujours au milieu d’une allée du village précisément.

C’est l’histoire racontée par un homme à cette femme narratrice, une septuagénaire nommée Amélie, apparemment habituée à mener des enquêtes .

Chargée par ce vieux policier de mener l’enquête sans éveiller les soupçons (sans qu’on sache qu’elle travaille en collaboration avec la police), notre héroïne d’un certain âge va tenter de gagnerarrow-10x10 dans Fantastique la confiance des habitants afin d’obtenir ses informations. Dotée naturellement de talent pour opérer discrètement, amie avec certains habitants et en plus très professionnelle, Amélie va se lancer dans les investigations… C’est ainsi que la vieille dame remplace un jeune inspecteur de New York in-co-gni-to.

S’imposant légèrement auprès de ses hôtes, qui ne sont autres que la famille de sa meilleure amie d’enfance au pensionnat, mystérieusement décédée lors d’un voyagearrow-10x10 dans Romans à l’étranger, la narratrice ne sera pas déçue du voyage à « X », nom donné par l’auteur au village de l’Allée des Disparus.

L’accueil qui est fait à cette visiteuse impromptue est plutôt mitigé : entre une maison qui avait dû être autrefois plutôt clinquante et prestigieuse mais qui tombait en ruine à cette époque, et des hôtes tout aussi froids et qui semblent cacher un lourd secret, la vieille dame aura du pain sur la planche.

Dès l’heure du coucher, l’une de ses hôtes, qui parait vraiment effrayée, la met en garde à sa manière: il n’y a pas de quoi avoir peur, tout est normal, même si elle entend des bruits étranges durant la nuit. De quoi rassurer n’importe qui, évidemment ! Mais notre Amélie de compétition, elle n’est pas n’importe qui ! Elle n’a pas peur de rien, comme dirait l’autre.

 

Au départ, le récit parait un peu complexe, « du chinois », des phrases très longues qui tournent autour du pot : en un paragraphe, il vous faudra résumer dans votrearrow-10x10 dans Romans policiers tête ce qui est dit tout aussi efficacement en une phrase. Tel est le style de l’auteur. Mais lorsqu’on creuse un tout petit peu, on entre dans la tête de la narratrice, Amélie, et c’est elle qui fait tout le boulot. Plus besoin de réfléchir pour comprendre, là, on adore. Car elle nous explique par exemple ses petits défauts, on lit dans ses pensées, on apprend qu’elle a peur de ci ou de ça mais que par ailleurs elle a une certaine manière de sonder les gens dès la première rencontrearrow-10x10. Une femme atypique ! (clin d’œil à mes amis qui se reconnaîtront).

A 18% de lecture (je rappelle que je l’ai lu en ebook) j’ai compris quelques trucs supplémentaires et je me pose la question suivante : est-ce que la famille est une famille de vampires ? teint blafard, excuses pour se relayer entre sœurs (Loreen et Lucetta) auprès de quelqu’un ou quelque chose, grande peur de la part des deux sœurs, personnage du grand frère très fort et qui m’a donné la chair de poule… Mes hypothèses sont-elles les bonnes ? J’en oublierai presque l’enquête de l’Allée des Disparus. Ah, au fait, cette maison est au bout de l’Allée des Disparus… la famille est donc suspecte…

A 60% de lecture j’ai compris beaucoup de choses progressivement mais le mystère reste tout de même entier ! C’est une sensation étrange ! Tout le monde paraît suspect à ce stade.

 

Le personnage d’Amélie

on l’aime et on la déteste à la fois !

J’aime particulièrement quand on entrevoit ses doutes, sa façon de « paraître » devantarrow-10x10 les gens étant plutôt différente de ce qu’elle pense, ce qu’elle est réellement. Pas seulement pour passer incognito dans le village, mais aussi et surtout car elle a un fort caractère et qu’elle essaie de ne pas le montrer. Elle essaie de se maîtriser, être nuancée, une femme indépendante mais plutôt « gentille » voire un peu « naïve », et si elle déteste quelqu’un, elle le déteste, un point c’est tout. Courageuse, Amélie ne comptearrow-10x10 que sur elle-même. Pleine de bon sens, d’ingéniosité à la Mac Giver, elle est une très bonne enquêtrice.

Je déteste le fait qu’elle s’impose, qu’elle ose, qu’elle soit si franche d’autre part ! C’est très complexe à expliquer. Son caractère est contradictoire. Butée, elle montre qu’elle est sûre d’elle, elle s’invite chez des inconnus sans aucun problème, elle fouine un peu partout sans éprouver quoi que ce soit de mal. Elle défie toutes les règles, toutes les lois, a des méthodes bienarrow-10x10 spécifiques, et aussi, elle ne croit pas aux fantômes. Une candidate idéale dans la résolution de cette énigme, donc.

Les + : quand Amélie s’adresse au lecteur, j’adore. Elle me fait penser à Jessica Fletcher dans Arabesque. Petits clins d’œil de temps en temps, comme une pause cérébrale, ça fait un bien fou. On en redemande. Le facteur « lutte des classes » qui vient s’insérer dans le roman : Amélie qui a un niveau de vie plutôt aisé, confortable, par rapport à ses hôtes, qui sont très gênés de l’accueillir dans leur maison non entretenue. La gêne réciproque montrée dans ce livre est très finement développée. On retrouve le clivage dans leur langage, la retenue d’Amélie par rapport à la franchise du chef de famille aussi. J’ai apprécié ces « chocs des cultures ».

Les – : …. bonne question… : le langage d’époque et un peu trop soutenu à mon goût mais on comprend le sens évidemment. Au risque de me répéter. C’est tout. La fin peut-être un peu trop prévisible, ou alors qui intervient un peu trop tôt dans le livre, par exemple, j’ai eu des soupçons largement au bout de la moitié du livre… Vous verrez… 

Voilà, c’est tout pour le moment, bravo Guillemette, j’ai hâte de lire l’autre livre qui est sur ma kindle. A bientôt pour une prochaine chronique !

Ecrit par Anna Katharine Green en VO, disponible en VF sur Amazon.

Retrouvez le tout nouveau livre de Guillemette Allard-Bares ici, c’est sorti… le 17 Novembre 2015 !! Félicitations à elle !

Et bien sûr je vous recommande La Houleuse, j’avais fait un article il y a peu de temps ! dispo en version ebook ou broché !voir archives.

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« Quel pétrin ! » de Céline Barré

Posté par bouquinsprlefun le 11 novembre 2015

Quel Pétrin !

Jocelyne est une femme de caractère. Voilà comment je la décrirai en premier.

Femme importante dans un petit village français, on dirait qu’elle a tout de même bien du mal à affirmer ses positions, à se faire entendre et à faire appliquer ses demandes.

Un jour, un employé de l’Elysée arrive au petit village de province, et bouleverse les membres de la com’ com.

Un apprenti qui lance des insultes, fume des joints, est fainéant et peu ponctuel.

Une nouvelle vendeuse plutôt énervante.

Un store qui ne fonctionne pas à la boutique.

Un mari moyennement d’accord avec ses décisions.

Une route à construire.

Une course à remporter.

Une pression énorme qui pèse sur les épaules de Jocelyne.

« Faute de blé, la boulangère a des idées… »

Un roman qui allie tendresse, humour, attachement aux personnages, petit village de campagne, péripéties assez rocambolesques, situations originales et bien divertissantes.

Si vous aimez vous détendre autour d’un bon café et un petit gâteau sur le coup des 16 heures- ou pas-, si vous aimez les livres frais, légers, plutôt faciles à lire et assez simples pour vous évader sans penser aux soucis du quotidien, et si vous voulez tout simplement découvrir un roman sans prétention, addictif et à la française, je vous recommande vivement ce livre.

Si vous avez envie de vous reposer après la lecture d’un livre complexe, fatiguant, trop lourd ou qui ne vous a pas convaincu, ouvrez directement ce roman.

Si vous aimez Legardinier, Gounelle, Kinsella, Anna Gavalda, Lévy, G. Musso, vous pourrez sans doute apprécier Céline Barré.

Si vous aimez rire, allez-y.

Cet ebook est dispo sur Amazon en ebook et en papier, Merci encore à Céline qui a été d’une gentillesse extrême !! On a bien ri pendant notre courte correspondance !

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Mort par Lune de Miel de Jaden Skye

Posté par bouquinsprlefun le 9 novembre 2015

Mort par lune de miel

Mort par Lune de miel

Cindy vivait le parfait amour avec un homme. Son mari. Ils venaient de partir en lune de miel aux Barbades, à peine le mariage terminé. Mais au bout de quelques jours, le rêve tourne au cauchemar. Le cadre paradisiaque devient le dernier endroit où son mari a respiré, a vécu, a profité des vacances. Il y a vécu ses derniers instants de vie, profitant du paysage, des éléments, du soleil. Et puis, tout a basculé pour Cindy.

Soutenue par sa sœur mais méprisée par sa belle-famille, Cindy est certaine que Clint n’a pas pu se noyer, ce jour-là, alors qu’elle était allée faire une sieste. Il était parti faire du surf, sa passion, sa raison de vivre, tandis qu’elle ne se sentait pas très bien. Elle s’était allongée pour quelques minutes et s’est réveillée en fin d’après-midi. Et plus jamais elle ne le reverrait. Comment faire comprendre à tout le monde qu’il n’avait pas pu se noyer comme cela ? Qu’il était très bon nageur et surfeur, que sa mort n’était pas normale ?

J’ai bien aimé le résumé, mais le livre est très mal écrit, l’histoire mal construite et surtout mal traduite. La traduction en Français est totalement incohérente et catastrophique, ça ne veut RIEN DIRE. C’est choquant, navrant, très surprenant, et là vraiment je sais de quoi je parle. Je me demande comment on peut publier un livre comme cela, je me demande si le traducteur avait pour langue maternelle l’Anglais ou le Français, et ce qui l’a poussé à devenir traducteur. Désolée mais là c’est affreux. D’autre part, comme un autre internaute a dit, cette histoire ressemble trait pour trait à « Sans un adieu » d’Harlan Coben. On se demande, tiens, l’auteur ne pouvait-il pas réaliser son propre récit ? Et enfin, pas de suspense, une histoire peu sympathique, j’ai perdu mon temps. Passez votre chemin. 2/10, pas plus. 

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Un Grand Corps Malade bouleversant dans « Patients »

Posté par bouquinsprlefun le 8 novembre 2015

Patients de Grand Corps Malade

Grand Corps Malade Patients

Comment prendre du recul sur un livre qui vient de se refermer, d’expliquer ce qui vient de me bouleverser ?

Les mots.

J’aimais déjà cet artiste pour ses phrases déclamées comme ça, en impro ou préparées, très travaillées, poète des cités, si généreux avec les jeunes de banlieues, si simple et pourtant si brillant.

J’avais craqué pour ses vidéos « Le blues de l’instituteur », « 4 saisons », « Education nationale » avec sa voix si grave et sa sensibilité si profonde. Ce garçon est un génie. Un génie des mots, un génie des lettres, un génie des rimes et surtout pas de la frime. Un homme humble et modeste, fidèle à lui-même, toujours droit et proche des gens. J’avais craqué pour ses textes tellement vrais, dans lesquels on se reconnaît forcément de temps en temps. Des phrases pleines de sens et de réalisme, mais aussi de philosophie et de professionnalisme. Un génie, un génie de la poésie, un Beckham du slam.

L’homme

Une histoire peu banale, qui l’a sans doute rendu plus fort. Une vie qui change du tout au tout en quelques secondes, un accident qui le prive de toutes libertés, de toute intimité, de tout lien avec un extérieur « libre » et indépendant de tout mouvement. Le corps qui ne répond plus, l’esprit qui doit lutter… Et la volonté, la lutte contre les frustrations, l’envie de refaire du sport… qui l’aident à se surpasser, dépasser tout ce qui était impossible pour que sa vie d’avant soit rendue presque possible.

Le livre

Un centre de réadaptation décrit à la fois comme une prison, un bateau, qui devient familier, qui devient contre toute attente « chez soi ». Un centre abritant une micro-société qui renaît tous les matins, des rituels obligatoires, cruels, douloureux, parfois inhumains dont l’auteur ne se plaint même pas. Une acceptation de la différence, de cohabiter avec des anonymes qui deviendront comme des frères militaires à la guerre, comme dans une brigade de cuisiniers, sauf que là, c’est leur vie qu’ils mettent en jeu.

Une bienveillance par rapport à chacun des patients, des petits bouts de vie, de l’humour, des anecdotes qui font partie de la vie, de la rééducation, de l’acceptation de l’état qui était totalement incroyable une seconde avant ce moment précis où tout a basculé. Un style très simple et si efficace, un récit touchant, témoignant bien des difficultés sauf que nous, nous nous sentons à l’abri de tout. Sauf que nous, ça ne nous est pas arrivé. Non, on n’a pas été cloués dans une chaise roulante, ni pour quelques mois, ni pour la vie. Un témoignage très éloquent sur la gêne éprouvée lorsque, après un travail « à pas de fourmis », l’homme se remet à marcher tout doucement quand ses compagnons sont encore plus mal lotis.

Une leçon de vie, une vraie claque dans la figure quand l’homme dit au lecteur en toute simplicité que ces personnes qu’il a côtoyées si longtemps sans le vouloir ont fait partie de sa vie, qu’il garde contact avec elles, que c’est « juste un des centres de réadaptation par lequel il est passé ». Une tranche de vie qui est plus un message d’espoir qu’une vision fataliste. Jamais l’auteur ne se plaint, ne dit combien la souffrance est horrible, mais qu’en sait-on si on ne l’a pas éprouvée ? Combien le temps est long lorsqu’on vous laisse « dans un coin » dans l’attente de nouveaux soins humiliants, combien il doit être affreux d’être emprisonné dans un corps qui ne réagit à aucun de vos ordres. Combien chaque geste de la vie quotidienne est complexe, que dépendre des autres doit être horrible…

Pour conclure, un récit prenant, bien écrit, en prose et pourtant si joli. Une leçon de vie, un moment d’espoir. Des anecdotes, des petits bouts de vie qui nous font imaginer, rien qu’un peu, à quel point la vie dans les hôpitaux, celle où ils deviennent « Chez vous », doit être complexe, et pourtant vitale. Merci… pour ce moment, Grand Corps Malade. Parce que comme vous le dites si bien, une personne en situation de handicap n’est pas SEULEMENT une personne en situation de handicap. Et pourtant, le regard de la société est encore bien loin de l’acceptation, la reconnaissance, l’aide nécessaires à leur épanouissement dehors. 

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La série « Le passager » adaptée de JC Grangé sur France Télévisions

Posté par bouquinsprlefun le 7 novembre 2015

Le passager de JC Grangé : Adaptation en série sur France Télévisions. Ma chronique

Décidément, après TF1 et la talentueuse Alexandra Lamy, c’est France Télévisions qui diffuse une série adaptée d’un autre très bon livre. Je suis fan de J.-C. Grangé depuis le jour où j’ai vu Rivières Pourpres. Jean Reno et son acolyte m’avaient fascinée. Après l’effroi, l’horreur des corps mutilés, j’avais adoré l’enquête. Ainsi que le second film. J’ai tout fait à l’envers, puisque j’ai lu les livres après. Un grand moment. JC Grangé a le dont de penser à tous les détails, de décrire, rendre les scènes très spéciales, et d’envoûter le lecteur et indirectement le spectateur.

Alors j’ai tenté la soirée spéciale Grangé que proposait France 2 le 6/11/15 et j’avoue ne pas regretter. Bien au contraire, j’ai été immédiatement plongée dans le thème, dans le rythme, dans l’enquête. Non seulement grâce au talent de l’auteur, mais aussi et surtout à la production, aux acteurs que je ne connaissais pas, et à la musique, aussi.

Donc, le premier épisode de la série, c’est lorsqu’on découvre un corps avec une tête de taureau près de Bordeaux. Une vraie tête d’animal. Une jeune femme est sommée de mener l’enquête. Parallèlement, un homme désœuvré, qui a perdu la mémoire, est suivi par un psy qui ne semble penser qu’à son travail et au profil psychologique et psychiatrique de tous les gens qu’il rencontre. Il pratique d’ailleurs l’hypnose et permet  à Philippe Bonfils de recouvrer un peu la mémoire. Par ailleurs, la femme fonce interroger des témoins, ce qui s’avère dangereux et peu fiable.La flic et le psy vont devoir coopérer afin de mener à bien leurs missions.

Second épisode, là encore, les attentes sont fortes. L’épisode s’appelle Prométhée. On est certain de passer un bon moment dès le début. Un autre meurtre a été commis. Plusieurs enquêtes gravitent autour d’une enquête plus centrale, et il va falloir que nos deux personnages principaux creusent chaque piste pour découvrir la vérité. Des tags faits par des jeunes intéressent particulièrement les enquêteurs. Le téléspectateur va assister à cette curieuse coopération professionnelle, un duo improbable peut vraiment faire la différence dans un livre ou une série. La mythologie se mêle à cette histoire, et les compétences respectives de la policière et du docteur, très différentes mais néanmoins primordiales pour l’avancée de l’enquête, vont très bien se compléter. Il y a pour moi plus d’action dans ce second volet, gros mots, violences, attitudes inattendues du psy qui révèle sa personnalité, de l’inspectrice qui gère les problèmes sur le terrain; de tous les comédiens en général. Le jeu est fluide, réaliste, bien fait.

Le psy me rappelle un peu Marc Lévy ou Bruno Wolkowitch,  un peu « passe-partout », un peu « banal », mais très bien dans son rôle, très sérieux, vif, une voix qui marque. L’inspectrice paraît aussi très bien dans le rôle de la gentille flic qu’il ne faut pas énerver. La comédienne a tout à fait le profil, elle est bien dans ses baskets, elle donne de la fraicheur, de la jeunesse et de l’empathie aussi. On s’attache.

Le suspense est assez présent, mais plus dans le second que dans le premier épisode. La série semble intéressante, je regarderai la suite. Pas de comparaison avec le livre cette fois-ci, tout simplement car j’ai dû le lire il y a 15 ans et que je ne m’en souviens plus. Je le chercherai à l’occase.

Bonne journée de lecture, amis internautes.

Publié dans Chroniques diverses, HEBDO, Romans dont on a produit le film | Pas de Commentaire »

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Stephanie durieux |
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