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Indigo de Sylvie Grignon, chronique de Bouquinsprlefun => COUP DE COEUR

Posté par bouquinsprlefun le 13 août 2017

Indigo de Sylvie Grignon

 

Publié chez Edilivre

 

J’ai eu la chance de recevoir ce superbe petit bijou au format ebook et j’en suis vraiment honorée.

 

Sylvie Grignon n’en est pas là à son coup d’essai. Très contente de découvrir son travail.

En plus j’ai également publié chez Edilivre alors… ça motive de lire quelque chose de bien chez eux !

Auparavant, depuis 2013, elle a publié 4 autres livres policiers chez cet éditeur. Ainsi que 4 autres ouvrages chez deux autres éditeurs, si vous n’aimez pas ce genre.

 

Vous serez captivés par les couvertures qui flashent et qui donnent envie !

Pour ma part, le bleu est ma couleur préférée, et le résumé donnait envie !

Alors découvrons ensemble Indigo, une enquête de police pleine de suspense.

 

      Claire et Emma sont proches comme deux soeurs. Elles ont été élevées ensemble et vivent ensemble actuellement à Paris. Un soir, de retour de promenade dans la célèbre et mystérieuse forêt de Brocéliande, elles s’égarent au détour d’un sentier. Et tombent nez à nez avec un homme aux lèvres bleues.

     Antoine Bourgnon, inspecteur dirigeant la SRPJ au 36, Quai des Orfèvres.

Un soir d’Halloween, une enfant de 8 ans avait été découverte décédée dans une autre forêt.

Antoine, accompagné de deux collègues, prend le train vers la Bretagne. Il est temps de retrouver l’auteur des crimes atroces dont il est question depuis 6 mois… Et il n’y en a pas qu’un…

Le mode opératoire est mystérieux, lui aussi. Tout ce que l’équipe de la brigade criminelle sait, c’est que la cause de la mort n’est pas connue et que les victimes sont retrouvées couchées “en foetus” dans une mystérieuse forêt, à grande distance les unes des autres… Seraient-elles victimes du même bourreau ? Qui peut bien semer l’effroi dans la région bretonne ? Et pour quel motif ? Est-ce en lien avec les mythes du roi Arthur, toutes ces histoires qui font partie du patrimoine local ?

Antoine compte bien découvrir et enfermer le ou les coupables avant que les journalistes n’ébruitent l’affaire… et que l’enquête tourne à la catastrophe.

 

     Pietrich était allemand. Isolé et sans amis, son père le contraignit à rester à domicile et il s’ennuyait. A 13 ans, il avait une belle écriture et c’est pour cela qu’il fut emmené à côté de chez lui : son père lui avait trouvé un job. C’était une opportunité, pour lui, de rencontrer des gens. Sauf qu’il s’agissait en fait d’un camp de prisonniers très spécial. Et qu’il allait être le témoin d’une des monstruosités de l’humanité. Par les humains, envers d’autres humains. Pietrich devint “le psychiatre d’Auschwitz”.

 

     Quel est donc ce mystère autour des cadavres de la forêt ? Quel projet diabolique se cache derrière ces meurtres ? Les victimes ne se connaissaient pas, sont issues de milieux sociaux totalement opposés… alors quel est leur point commun ?

Il semblerait que des scientifiques agiraient à l’ombre des grands arbres de Brocéliande…

 

COUP DE COEUR

J’ai vraiment eu un coup de coeur et je regrette de découvrir aussi tardivement S. Grignon.

Les personnages sont intéressants, attachants, surprenants. Leur passé sombre leur procure ce côté mystérieux et sensible qui leur permet de mieux cerner les témoins, se fondre dans la tête des meurtriers, chercher à faire parler les indices… superbe rencontre avec ces personnages.

J’ai apprécié la qualité des dialogues ! Ils sont très travaillés, en tout cas on a une très bonne image, on se représente très bien la scène entre une policière et une mère de victime, par exemple. La qualité du discours, du récit, la répartition des chapitres, la forme qui attire et qui nous embobine jusqu’à 1h, 2h du matin en toute légèreté… les propositions de cette auteure sont vraiment intéressantes.

J’aime son style, son intelligence et ce roman, qui est bien une “fiction” est très bien renseigné. Très qualitatif. Ce n’est pas une simple enquête. Il y a bien du travail derrière, il ne ressemble à aucun autre. C’est tellement agréable de lire un ebook sans des tonnes d’erreurs d’orthographe ! Il y en a très peu au début donc la lecture est super agréable, un peu plus après mais ça ne m’a pas trop gênée. Il est court, très fluide et très dense à la fois. L’idée des histoires entremêlées fonctionne très bien, et puis bien évidemment on raffole des histoires personnelles des enquêteurs…

Le mélange des genres, du côté “contes et légendes”, plutôt fictif avec le côté “science et idéologie”, bel et bien existant, est très bien mené, c’est un très bon choix.

Imagination, suspense et enquête se tiennent très bien, c’est vraiment top. J’y verrai quelques similarités avec Chattam, “La Théorie Gaïa”, la série américaine Fringe, ou encore James Patterson pour son excellent livre “Des enfants trop parfaits”. Et puis j’ai adoré le côté brut, rustique, historique. En pleine nature, du côté d’un coin de la France à l’opposée du mien. Au fait, si vous aimez ce livre, faites comme moi et débrouillez-vous pour lire les autres livres de S. Grignon. Si ça ne suffit pas, lisez F. Thilliez, Puzzle, ou Armelle Carbonel, comment il s’appelle l’autre là, avec l’oeilleton violet sur la porte ? Ah voilà : “Criminal Loft”, en tout cas ils correspondent à l’aspect “science et idéologie”, ou encore l’enfermement des victimes…

 

PS : Chattam vous conseillerait d’écouter en parallèle de la musique classique, je vous conseillerai plutôt un “simple” album de Kyo, un vieux Coldplay, Blink 182 ou encore Americana de The Offsprings pourquoi pas ?

 

 

 

Publié dans Aventure, Chroniques diverses, Fantastique, Romans, Romans policiers, Thriller | Pas de Commentaire »

La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker : Chronique par Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 29 juillet 2017

Joël Dicker

La vérité sur l’affaire Harry Québert

 

Chronique par Bouquinsprlefun

 

Marcus est un écrivain New-Yorkais qui peine à trouver l’inspiration depuis un an, après la publication de son premier roman qui a été un franc succès.

Paniqué, sous pression, il part se ressourcer chez son vieil ami et mentor de 67 ans, un célèbre auteur et journaliste du Globe qui lui a pratiquement tout appris sur son métier. Son but : trouver enfin une idée de roman de qualité pour en faire un livre incroyable, un best-seller.

Marcus découvre qu’Harry, ce personnage impressionnant, avait pourtant eu une idylle avec une jeune mineure lorsqu’il avait à peu près son âge. Il n’était peut-être pas si fantastique qu’il le croyait.

 

Quelques temps plus tard, Marcus apprend une mauvaise nouvelle.

Des ossements ont été trouvés sur le terrain d’Harry par ses paysagistes. Des ossements humains. Les journalistes nationaux s’emparent de l’affaire, en présupposant qu’il s’agit de la jeune fille disparue dans le milieu des années 70, celle dont tout le monde parlait dans l’Etat du New Hampshire.

Marcus est convaincu de l’innocence d’Harry malgré les preuves qui l’accablent. Il va s’investir totalement dans l’enquête afin de découvrir la vérité.

 

SPOILER

 

Etre écrivain, c’est être vivant

 

 

“J’aimerais vous apprendre l’écriture, Marcus, non pas pour que vous sachiez écrire, mais pour que vous deveniez écrivain. Parce qu’écrire des livres, ce n’est pas rien : tout le monde sait écrire mais tout le monde n’est pas écrivain.

-Et comment sait-on qu’on est écrivain, Harry ?

-Personne ne sait qu’il est écrivain. Ce sont les autres qui lui disent.”

 

Le lecteur découvre au fil des pages les souvenirs de Marcus avec son ami Harry. Ce personnage a modifié sa vie, a éduqué sa conscience, lui a simplement donné le déclic nécessaire à sa mise au travail et lui a donné le goût de l’effort et de l’écriture bien faite et approfondie.

Marcus a appris à devenir humble à son contact, à devenir honnête avec lui-même, et à écrire jusquà obtenir un résultat correct.

En échange, Harry s’est senti moins seul et il l’a entraîné à la boxe.

Le rapport maître-élève s’est inversé puis transformé en une véritable amitié vers les années 2000.

 

Des modes et un style addictifs

 

J’ai mis exactement 329 pages à comprendre que les chapitres étaient numérotés à l’envers, comme un countdown vers la vérité. Conclusion : comme Marcus apprend à écrire, le lecteur apprend à lire : progressivement, il se prend au jeu jusqu’à oublier totalement la forme et vouloir à tout prix connaître la vérité sur l’affaire Québert.

 

On passe du présent au passé, grâce aux témoignages, indices, écrits qui ressurgissent des années 1975, comme si on y était. C’est comme si on passait une porte à l’entrée d’Aurora et que soudain on se représentait la jeune fille de 15 ans, se promenant sur la plage, dansant sous la pluie.

Comme on avance dans le livre, on se passionne pour son histoire à elle, ses joies, ses peines, ses secrets. On est piégé, conquis, accroché comme une araignée.

On allume un juke-boxe, on y choisit une chanson au hasard et on se retrouve à l’observer servir des pancakes dans le vieux diner de la ville, le Clark’s.

Parfois, on a une vision jaune-orangée d’un coucher de soleil que Nola observait.

Parfois, ce que l’auteur nous apprend avec soin et avec brio rend le ciel plus sombre, et on reprend contact avec l’enquête et le présent.

 

Le lecteur naît et progresse en tant que lecteur, sous la plume de Joël Dicker.

 

 

Les indices, les personnages, l’histoire qui explique la proximité entre Harry et son élève, amènent le lecteur vers une seconde histoire. C’est tellement bien fait, c’est classe, complexe, addictif, étonnant.

Ainsi, on ne sait plus trop d’où part la mise en abîme, on enquête mais on se prend tellement au jeu qu’on ne sait pas si on préfère le passé ou le présent, on veut absolument replonger dans l’autre univers pendant qu’on avance chapitre après chapitre… on s’accroche très fort aux flash-backs et on lit jusqu’à tomber de sommeil… On adore les passages qui nous replongent dans le passé, mais on se représente très bien les lieux et les personnages du présent, qui ont fortement changé, et on en cherche les raisons…

Comme pour Benjamin Button, on se questionne de plus en plus, au fur et à mesure des hypothèses. On soupçonne les proches de Nola, on foisonne d’idées, on ne veut pas perdre le fil, on attend de nouvelles lettres enflammées de Nola afin de dénouer ces différentes possibilités, d’écarter certains suspects…

Elegant, intelligent, subtil, ce livre est donc totalement bien construit, réfléchi, il mêle des souvenirs, des indices, des preuves, à la volonté de Marcus de prouver l’innocence de son meilleur ami, celui qui lui a tout appris.

 

 

Peut-on tomber amoureux d’une fille de quinze ans ?

 

Qui était Nola ?

 

“Jeune fille, blanche, 5,2 pieds de haut, cent livres, cheveux longs blonds, yeux verts, vêtue d’une robe rouge. Elle porte un collier en or avec le prénom NOLA inscrit dessus.

 

“On ne voyait qu’elle. Nola, c’était un monde en soi.”

 

Joël Dicker a sur terriblement bien écrire sur l’écriture et l’écrivain, et surtout, l’intelligence du livre réside dans sa manière d’articuler le récit, c’est fin, malin, passionnant.

 

L’histoire des Baltimore m’avait déjà séduite, mais je trouve celui-ci plus réussi, plus abouti car on y trouve des passages très forts, presque poétiques, notamment sur l’amour, le bien et le mal, sur le travail d’écrivain aussi.

Le style est très bon, le vocabulaire varié, le lecteur appréciera beaucoup les débuts de chapitres et finira ses lectures à 3 heures du matin sans faire d’efforts, avec la sensation inachevée mais satisfaite du partenaire de Marcus, personnage aussi énervant qu’attachant !

Le sens même du roman en général est remis en question par rapport au passé de Marcus, on retrouve un peu Marcus comme un imposteur et on se demande pourquoi l’auteur a énormément joué sur ce tableau dans ce livre… jusqu’à lire la fin.

 

On a l’impression de lire un long poème tellement certains passages sont beaux, notamment les dialogues entre maître et élève.

Les chapitres sont courts, le livre est très dense, comme celui des Baltimore, mais je le trouve moins complexe dans sa structure. C’est fluide, lisible, classique dans le sens où plusieurs personnes résolvent une énigme et où on replonge régulièrement dans le passé pour saisir qui a fait disparaître Nola… Mais ce qui rend le livre singulier et excellent, c’est la précision, le sens des détails, le côté “fleur bleue” caché sous ce thème tragique, et bien sûr la justesse de l’utilisation du personnage de Marcus, qui se place en proche ET en enquêteur, qui permet au lecteur de rencontrer une personne tierce qui le met dans la confidence. Le lecteur s’identifie ou se sent “assistant” de Marcus, d’autant plus parce qu’il n’est pas policier. C’est magique.

 

 Evidemment, comment ne pas penser à l’affaire du petit Grégory, en plein boom médiatique en ce moment en Juillet 2017… L’histoire de Nola est bouleversante de réalisme. Il y a toujours quelqu’un qui sait. Dans de nombreux Cold Cases, on aurait pu trouver et punir les fautifs si les témoins parlaient, ou parlaient plus tôt… Malheureusement les faits divers sont très nombreux et les moyens manquent parfois cruellement… De nombreux crimes restent enfouis dans les mémoires, de nombreux témoins sont brisés, parfois pour peu, si peu de choses…

Suis-je la seule à connaître par coeur certains épisodes de “Faites entrer l’accusé” ?

 

Une franche réussite, un coup de coeur de l’été, un grand roman avec un grand R. Merci Joël Dicker.

Publié dans Chroniques diverses, Romans, Romans policiers | Pas de Commentaire »

Un appartement à Paris de Guillaume Musso par Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 18 juin 2017

Un appartement à Paris de Guillaume Musso

Chronique de Bouquinsprlefun

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Il y a au moins 12 ans, j’ai commencé à lire les livres de ce Français dont on ne connaissait pas grand chose. Un peu comme Mylène Farmer (pardon pour ce rapprochement atypique). Un tantinet singulier, peu enclin à parler de sa vie privée, je voyais cet auteur comme un “mythe”, quelqu’un qui écrivait si bien ne pouvait pas “en plus” être sympathique ! Car le mystère était grand, on ne parvenait pas très bien à le cerner même dans des interviews de la presse de l’époque.

 

Je me suis bien fourvoyée ! J’ai rapidement compris que je tomberai sous le charme de ses romans mêlés de romance, d’humour, d’enquêtes policières, d’aventure, de cette passion pour les Etats-Unis… Et que cet auteur me convenait réellement, tant par les livres que par le personnage.

 

Assez proche de ses lecteurs, apprécié par des femmes de tous âges, qui s’identifient facilement à quelques héroïnes, je trouve cet écrivain remarquable. En plus d’être humble et discret en public, me semble-t-il,, il garde les pieds sur terre.

 

Vivre de son art n’est pas chose facile. Pourtant, Musso a su s’imposer année après année parmi les auteurs qu’on qualifie de “populaires” alors qu’ils sont juste auteurs de best-sellers. Je me demande si le qualificatif leur plaît ou leur déplaît. Le principal c’est qu’ils puissent vivre de leur plume, et s’ils peuvent en vivre aisément, tant mieux pour eux. Je préfère des têtes bien pensantes qui jouent de leur personnalité et leur intelligence pour manager avec parcimonie ce qu’ils dévoilent aux médias “populaires” que des footballeurs aux dérives habituelles étalées dans de petits magazines à lire sur la plage… Il y a une nette différence entre leurs façon de gagner de l’argent.

 

Bien que Musso ait vendu énormément de livres dans le monde (j’adore les couvertures de ses écrits dans toutes les langues), il a su garder la même qualité d’écriture, voire s’améliorer au fil des récits. D’après moi, au début, ses livres étaient plus réservés à des femmes qui aiment les romances plus “nian-nian”, alors que maintenant, traduits et diffusés à des millions d’exemplaires, il parvient à s’imposer parmi un lectorat bien plus étendu et plus varié. Musso est devenu un incontournable de la sphère littéraire française et je ne suis certainement pas la seule à attendre chaque sortie et à savourer chaque chapitre qu’il écrit…

 

Plaire au plus grand nombre ?

 

Ce qui est très fort chez G. Musso, ce sont les mélanges des genres, les lieux toujours dépaysants pour les lecteurs français qui, comme moi, rêvent de s’expatrier aux USA, ou d’y faire au moins un tour pour les vacances. Il a aussi cette façon d’emporter le lecteur avec les personnages, dans une quête, à la fois avec un but important et sérieux, et de porter aussi une espèce de “quête de dépaysement”, comme si le lecteur accompagnait les personnages en tant qu’invité, que touriste, que cousin germain arrivé là un peu par hasard mais qui raccroche les wagons avec plaisir. Musso est brillant car il parvient à donner à tous l’envie de suivre les aventures des personnages au caractère tranché et attachants tout à la fois. Hommes et femmes, il y en a pour tous les goûts. Et surtout, il a le don pour l’imagination, il se renouvelle sans cesse et ses livres ne sont que meilleurs à chaque fois. Sa plume se diversifie, s’intensifie : il parvient à écrire très efficacement et ajouter énormément de suspense, de surprises, d’utilité à ce qu’il fait. On ne s’ennuie jamais. On s’expose, on se livre, on se laisse manipuler avec joie. J’ai adoré le livre Demain, ainsi que La Fille de Papier, de véritables coups de coeur. Mais ce dernier roman, Un appartement à Paris, est vraiment mon favori à ce jour…

 

Un appartement à Paris : roman, thriller, Cold Case… faites entrer l’accusé ?

 

 

En ce dimanche matin, je n’avais qu’une obsession : finir à tout prix le dernier roman de Guillaume Musso, qui m’accompagnait depuis deux semaines, jour et nuit !

Je suis tellement contente de l’avoir lu que j’ai du mal à réaliser que cette histoire s’arrête. Ce serait magique d’avoir un deuxième tome…

Alors voilà. J’ai tout de suite allumé mon ordinateur pour vous en faire une chronique. Et réagir à chaud. (Humour d’un jour de canicule avec coup de soleil rouge fluo).

 

De quoi s’agit-il ?

 

Madeline est une ancienne flic fragile et déprimée. Gaspard est un peu gauche, alcoolique, à fleur de peau. Ils vont se rencontrer dans un appartement loué pour quelques jours, sans se douter qu’ils vont devoir faire plus que cohabiter.

L’ancien propriétaire, un peintre un peu farfelu qui avait baigné dans la petite délinquance durant sa jeunesse, les a non seulement réuni sous un même toît, mais leur a aussi donné une mission… Celle de retrouver l’assassin de son fils Julian, enlevé et tué devant les yeux de sa mère, Pénélope.

 

 

C’est à la fois un thriller et une histoire qui vous fera penser à deux flics qui se détestent et que l’on veut absolument voir finir ensemble, comme Brennan et Booth, ou Benson et Stabler, par exemple… mais toutes les histoires ne finissent pas toujours comme on veut qu’elles finissent !

Ce qui est intéressant ici, c’est qu’il y a à la fois une enquête rouverte comme un Cold Case qui au départ paraît vain voire inutile, mais qu’il y a en plus cette animosité entre les deux enquêteurs improvisés, entre compétition et trahisons, qui met du piment et de l’accélération dans l’enquête, à la fois de manière plutôt humoristique et sérieuse. C’est étrange comme ces paradoxes sont bien articulés, pour notre plus grand plaisir. Le suspense agit instantanément, le livre est rempli de descriptions très subtiles, les mystères sont de plus en plus grands et de plus en plus intéressants. Un peu à la Da Vinci Code, le peintre laisse découvrir comme un jeu de piste, c’est un pur moment de bonheur. Les fragilités, l’humanité des personnages principaux mais aussi des témoins, des policiers qui avaient pris l’affaire, des éventuels suspects, font de ce livre un thriller très intéressant, renseigné, tout est vraisemblable, logique, tout tient la route. Il est important de se dire que l’auteur se met à la place du lecteur pour préparer des rouages assez complexes et faire durer le suspense au maximum. J’aurais apprécié un tout petit peu plus d’action ou de moments tels qu’à l’école maternelle ou à la toute fin… Mais le mélange du côté “romance” et “enquête” à la fois m’a fait oublier cela ! Un réel coup de coeur… que ça va être difficile d’attendre le prochain ! Merci Guillaume Musso pour ce moment.

 

C’est tout. Pour le moment.

Publié dans Romans, Romans policiers, Thriller | Pas de Commentaire »

Did I mention I love you ? Chronique de lecture par Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 9 avril 2016

D.I.M.I.L.Y  Did I Mention I Love You ? d’Estelle Maskame

CE LIVRE FAIT PARTIE DU CONCOURS EXCEPTIONNEL 20 000 VISITES. POUR TENTER DE LE GAGNER EN VERSION PAPIER, FAITES UN COMM CI-DESSOUS ET RDV SUR MA PAGE EN CLIQUANT DANS L’ONGLET CONCOURS 20000

Publié en Janvier 2016 en France chez Pocket Jeunesse

410 pages, 16,90 euros

Romance – Littérature jeunesse

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Alors voilà, c’est un livre que je n’aurais jamais lu, jamais ouvert, jamais acheté,

sauf que : on me l’a offert ;) Le titre est assez sympa, à ne pas offrir à tout le

monde bien sûr. Éviter de l’offrir à sa vieille tante malade ou son prof de S.V.T. ça

ferait tâche. Moi, le message me va très, très bien… Ça change des cadeaux

« thriller » avec les mots « sang, angoisse, chaos, fantôme, ou séquestrée » dans le

titre ^^. On voit les gens qui suivent, qui connaissent bien ce que je lis

d’habitude! Ah j’oublie de vous parler de ma Juju qui m’offre quasiment toutes les

semaines des magasines dont elle seule a le secret. Des fois que j’oublierai que

Cyril Lignac est avec Sophie Marceau, que j’oublierai que pour info, les régimes

en vogue en ce moment sont à l’avocat et au poivron ou aux noix de macadamia

et poudre de perlimpinpin. (Oui, j’ai utilisé le correcteur d’orthographe, et c’est

rare. Alors perlimpinpin s’écrit ainsi. Sûre).

 

 

 

Et le livre dans tout ça ?

Eden est une jeune fille qui vit à Portland avec sa mère

et qui va devoir passer l’été chez son père qu’elle ne connait pas beaucoup.

Divorcés depuis longtemps, elle ne l’a pas revu depuis 3 ans.


Elle va devoir prendre sur elle pour partir dans sa nouvelle famille recomposée.

Arrivée sur place, Eden comprend que son père a réussi financièrement. Une

belle maison et une belle chambre attendent la jeune fille, mais aussi une

nouvelle famille avec trois garçons. Mais le portrait de famille parfaite s’arrête

là. Car le plus âgé des trois garçons semble être violent, désagréable, et surtout

torturé. La curiosité d’Eden par rapport à ses secrets, aux raisons de ces

problèmes relationnels dans la famille, va grandir au fur et à mesure de

l’avancée de ses vacances.

 

Mon avis : Une assez bonne impression pour ce premier Tome (Il en sort un en mai et un autre encore en novembre en France). La couverture attire l’oeil ainsi que la petite phrase bien sûr, quelle ado de 15 ans ne tomberait pas dans le panneau ? Et pour moi ? Alors j’ai aimé l’histoire et les personnages pour leur excentricité, leur caractère, et pour le côté Hollywood Chewing-gum. J’ai apprécié la lecture pour sa légèreté, c’est vite lu, c’est frais, beaucoup de dialogues (sauf que j’ai eu un souci avec l’énonciation, la manière d’écrire : passer par le dialogue et brutalement retomber dans les pensées d’Eden, sans ponctuation!! Serait-ce un choix de la traduction, oui peut-être…) Autres points plutôt négatifs : on s’ennuie quand même, un peu bateau, peu d’action. Je trouve ça dommage. D’autre part, si vous avez lu After, c’est un peu plus « bébé », donc « jeunesse ». Vieilles de 28 ans 3/4 comme moi : ben vraiment vraiment trop « jeunesse ». Par contre, les vieilles comme moi se souviendront de Beverly Hills, Sunset Beach ou encore Melrose Place : on y est totalement mais en version « J’ai 16 ans et je sais tout mieux que personne ». Donc, on a Eden qui se prend pour une petite chef et qui se mêle des affaires des autres tout en tombant amoureuse. Bon, voilà quoi ! Tant pis pour nous les vieilles. Fallait naître il y a 15 ans pour apprécier ce livre à sa juste valeur. 

 

 

Publié dans Chroniques diverses, Romances | Pas de Commentaire »

La fille de Brooklyn de Guillaume Musso : Chronique de BPLF

Posté par bouquinsprlefun le 29 mars 2016

La fille de Brooklyn de Guillaume Musso

Sorti en Mars 2016

Connaissons-nous vraiment nos compagnons/compagnes ? Pourquoi serait-il impossible de douter de leur honnêteté ?

Le narrateur de l’histoire, Raphäel, est un ancien enseignant, auteur vivant de son art. Spécialiste des thrillers, conscient de la chance qu’il a d’avoir du succès. Papa d’un petit garçon, Théo, séparé d’avec sa maman, pas du tout à l’aise dans son rôle de maman, trop préoccupée par son éminente carrière. Et puis il y a Anna, rencontréeLa fille de Brooklyn de Guillaume Musso : Chronique de BPLF dans Chroniques diverses arrow-10x10 à l’hôpital où elle travaillait en tant qu’interne en médecine, l’hiver précédent. Le bonheur à deux. Depuis six mois. Un mariage imminent.

Anna a disparu. La fiancée dont il était tombé éperdument amoureux récemment a disparu.

Raphaël est sous le choc. Il ne peut croire à une fuite, une fugue, une rupture pour aller avec un autre homme… Il ne sait pas ce qu’elle fait, mais ce n’est pas son genre de disparaître comme cela… Est-elle retenue captive ? Est-elle morte ?

Avant sa disparition, Anna et lui s’étaient disputés. Elle lui avait montré une horrible photoarrow-10x10 dans Romans, dévoilant ainsi un secret bienarrow-10x10 gardé, qui avait choqué le narrateur… Raphaël en vient à douter réellement de l’innocence de sa chère Anna. Après tout, elle a toujours été très mystérieuse sur son passé, ses fréquentations, sur tout en fait. Et si elle était en cavale ou coupable d’une horreur ? Est-ce qu’elle en serait capable ? Elle devaitarrow-10x10 retourner à son appartement et n’y est jamais allée. Elle avait pris l’avion pour retourner à Paris et finalement, on a perdu sa trace. Même Marc, meilleur ami et voisin depuis 5 ans, ancien flic plutôt excellent, ne sait que penser au début de l enquêtearrow-10x10… Mais Raphaël aura besoin de son aide et de toute sa confiance pour retrouver celle qu’il aime… Quoi qu’il arrive. L enquêtearrow-10x10 commence par une fouille méticuleuse de l’appartement d’Anna sur Paris, où Raphaël était venu à peine 5 ou 6 fois. L’écrivain et l’ancien policier vont user de leurs précieuses connaissances en matière d’enquêtes et de scènes de crime pour comprendre ce qui est arrivé à Anna.

Connait-on vraiment la totalité d’une personne avec qui on va se marier ? Est-on sûr de la véracité de la parole de l’autre alors même qu’on sait qu’il ou elle a des secrets ?

Le lecteur devient comme complice, acteur, personnage secondaire de ce roman / thriller on ne sait pas trop !

Guillaume Musso nous emporte avec lui, comme on porterait un attaché-case pour aller au travailarrow-10x10. De chapitre en chapitre, on est soulevé, happé, mené par le bout du nez, on sourit, on crie, on se dit « Tsss mais non !  » on se rebelle, on s’interroge, on s’assoit, on se relève, on se pose, on se bouge, on aime, on adore. J’ai eu beaucoup de coups de cœur chez cet auteur, et celui-ci est dans mon top 3 après « La fille de papier » et « Central Park ». J’aime le côté rock, mystère, plus pointu, plus aiguisé que les anciens, plus noir, plus intriguant encore. J’aime énormément cette orientation que prend Guillaume Musso. Je suis totalement fan et j’assume ! Il a le don de marier à la fois le verbe, la prose, les descriptions, le récit sans que ce soit trop long ou trop insupportable. Il donne vraiment de sa personne pour concilier émotions et narration tout en éveillant notre curiosité et notre hâte de finir son livre.

Ce qui distingue cette enquête des autres ?

Peut-être les confidences, sans doute autobiographiques, que fait l’auteur à son lectorat. En aparthé, il nous parle de son travail d’auteur, des difficultés d’un écrivain, des personnages, de la passion pour le boulot… C’est un choix très osé et qui est merveilleusement bien orchestré.

Peut-être le personnage de Marc, présenté avec autant d’attachement que de subtilité, d’humour, avec une touche de force et de muscles. J’aime énormément. Je rêverai de le retrouver dans un prochaine roman !!

Et même s’il a quelques similarités avec P. Bauwen dans « Seul à savoir » ou H. Coben dans « Six ans déjà », j’aime bienarrow-10x10 l enquêtearrow-10x10 sur fond de romance. J’aime l’énonciation qui présente à la fois un journal intime, un dialogue avec le lecteur et un dialogue entre Raphaël et Anna, lorsqu’il s’adresse à elle pour la retrouver…  C’est vivant et intriguant à la fois, on est très vite enspiralé. Quoi, j’invente des mots si ça me chante, okay ?

Et puis il y a un thème de fond qui me semble aujourd’hui au point le plus brûlant de notre actualité : l’usurpation d’identité et cette espèce de liberté folle qu’ont les gens d’aller et venir à leur guise sans se faire prendre… On connaît les plus affreuses des conséquences sur notre sécurité et notre vie quotidienne, à l’heure où « terrorisme », « attentats », « insécurité » sont sur toutes les lèvres alors qu’on devrait parler plutôt « jonquilles », « soleil » et « quand est-ce qu’on commande les vacances? ».

De plus, les faits divers sont parfois inquiétants : meurtres, enlèvements, tout ce qu’on entend semble assez dingue… et G. Musso en parle dans ce roman d’une main de maître. Dénonçant les affres de la psychologie humaine ? Je n’en sais rien. Mais ça m’a quand même fait penser à ces horribles histoires que l’on écoute distraitement jusqu’à ce qu’elles arrivent à quelqu’un qu’on connaît, ou dans les environs, ou à quelqu’un de l’âge d’un proche, un enfant etc. Moi qui suis fan de « Faites entrer l’accusé », « Cold case », « Bones », « NYSVU » je suis bien gâtée dans ce roman…

En plus, on y parle de ma région… pour des faits terribles, certes, mais quand même. Et puis, au bout d’un tiers du livre, je suis encore plus sous le charme, puisqu’on part à New-York. Et là c’est une autre partie de moi, celle qui est totalement passionnée et curieuse, et rêveuse aussi, qui se réveille.

La complexité de l’histoire, des dialogues, des recherches, et cette énonciation multiple, -dans laquelle les personnages clé de l’histoire nous permettent d’ouvrir leur cœur et leur boîte à souvenirs- permettent au lecteur de se représenter le passé et d’en comprendre chaque réaction des personnages du présent, comme plusieurs enveloppes qui se décachètent petit à petit en parallèle.

Un peu à la manière d’Alex de Pierre Lemaître, on se demande si toutes les victimes deviennent bourreaux, et si tous les bourreaux ont été victimes… La vie n’est pas en noir ou en blanc mais il y a des nuancesarrow-10x10. (Pas 50, mais bien plus de nuancesarrow-10x10 que cela ! ). Donc, je vous assure, ce livre est vraiment un petit bijou d’ingéniosité et de mystères. La double enquête menée par Raphaël et son ami permet à l’auteur de nous faire avancer parfaitement vers notre terre inconnue, vers le Ghost presque inaccessible : vers Anna.

J’avoue qu’en ce moment je lâche la lecture « plaisir » pour la lecture « révisions » et là ça fait un bien fou : savoir qu’on ne perd pas son temps avec un bouquin digne de ce nom, savoir qu’il y a vraiment un bon moment à la clé, ça n’a pas de prix.

Merciarrow-10x10à toi Aurelie Bouquine de m’avoir offert ce si précieux cadeauarrow-10x10 !!! Sans toi je me demande si j’aurais tenu jusqu’aux prochaines vacances sans craquer sur la version papier !

J’ai vraiment hâte d’avoir votrearrow-10x10 avis pour comparer. N’hésitez pas à commenter cet article…

 

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Le messager du Parc de Cédric Charles Antoine

Posté par bouquinsprlefun le 9 mars 2016

Le messager du Parc de Cédric Charles Antoine

 

Le messager du Parc Cédric Charles Antoine

Londres. Dans un hôpital, un ministre de la Santé en fin de mandat fait une visite officielle.

Le lendemain, les corps de deux journalistes sont retrouvés dénudés, et deux patients de l’unité de soins

psychiatriques manquent à l’appel. Il s’agit d’un homme et d’une femme dangereux. Les médias traitent

l’affaire avec un immense sérieux et les habitants de tout le Royaume sont sur le qui-vive. 


Perceloup, dans le Jura. Chris a une vie bien rangée, bien construite, avec une famille et une belle entreprise locale,

exploitant une ressource noble : le bois de la région. Mais il se bat contre lui-même, contre cette part sombre et

angoissée qui le perturbe à chaque instant de sa vie, malgré cette façade d’homme parfaitement comblé qu’il arbore

régulièrement. Serait-ce dû à quelque chose qui a eu lieu durant son enfance ? L’horrible accident de sa sœur

Hélène âgée à l’époque de seize ans ? Au fond, Chris veut tout comme tout le monde : le bonheur de ses proches

ainsi que le sien. Mais il n’arrive pas à rester de glace lorsque sa femme Sophie lui apprend qu’elle a d’autres projets

de vie que lui, ou que son ami et collaborateur Marc ne soutient pas le même avis que lui…

Chris craque et la situation se retourne contre lui.

Un peu plus tard, Chris fait une de ces rencontres bouleversantes, dont vous vous souvenez toute votre vie. Il s’agit

d’un vieil homme, de près de 90 ans, qui vient à lui et lui fait la conversation, à un moment où il ne s’y attend pas. Il

se confie à lui et dit : « Je suis triste de ne pas pouvoir être heureux au milieu de ceux que j’aime ». Je trouve cette

phrase énorme. Très percutante et mémorable, même pour un poisson rouge insomniaque. Et si c’était ça, la

solution aux problèmes de Chris : partir, sur les conseils de cet inconnu qui semble avoir une grande expérience de

la vie.

Et si Chris devait partir vivre sa propre expérience pour mieux revenir dans sa vie « rangée » ? Et s’il pouvait

chercher ailleurs ce moyen de revivre et de s’épanouir seul ?

Chris se décide, il se lance le défi de partir pour 100 jours à l’aventure, totalement au hasard.

Il a une façon particulière de choisir ses destinations.

Le jurassien expatrié à Paris s’en va à la recherche de calme, de nature, de petits villages pittoresques…

Il arrive en Grande-Bretagne et y fait de sympathiques rencontres.

 

 

Où que l’auteur auto-édité C. C. Antoine veuille nous amener, nous allons. On fonce, on prend un sac à dos,

on y fourre tout ce qu’on veut, et nous voici prêts à passer à la seconde partie du livre. Voire plus si affinités, et

affinités il y a. Parole d’insomniaque à exactement 1h 49 du matin (je précise qu’un poisson rouge raisonnable ne se

couche pas à des heures si tardives mais que je ne suis pas raisonnable. Mais que si je me couchais je ne pourrais

guère me présenter à mon boulot sans préparations, donc, me voici à cette heure-ci et hop, je passe à la seconde

partie du livre. Voir ce que va faire Chris, avec les idées de ce Messager du Parc.

La balade géographique, historique, et l’aspect plus « roman » voire même « journal de bord » font de ce roman -à

nouveau très surprenant- un roman dont j’ai du mal à définir le genre. Cet aspect me plaît bien.

L’originalité de l’énonciation et la promenade dans le temps rendent le livre plus complexe et d’autant plus

passionnant. On est plus à l’affut de ce qui va se passer, il me semble que c’est ça, le must du roman

d’anticipation… J’aime beaucoup la tournure que prend ce roman pour nous lecteurs. L’auteur parvient avec

justesse à nous rendre complètement fan, sans pour autant oublier le récit et la qualité du texte. Par exemple, en

accélérant certains passages, en s’arrêtant plus longuement sur des anecdotes ou des moments clés qui font avancer

le récit, en décrivant la route, les personnages rencontrés par Chris, ou encore en nous plongeant dans l’esprit de

Chris qui prend plaisir à s’aventurer en Grande-Bretagne mais qui doute tout de même par rapport à sa famille qu’il

a laissée sur Paris…

Quelque soit le personnage principal, dans les livres de cet auteur, on a vraiment très envie de s’identifier, de partir

totalement dans ces univers décalés, parfois pittoresques, perdus au milieu de nulle part, plein de mystère, sans

tomber dans l’incrédulité ni dans le fantastique jeunesse que je ne peux plus lire pour l’instant !

On sent bien que C. C. Antoine ne nous prend pas pour des idiots. Ses livres sont complexes, il nous faut du temps

pour assimiler, pour s’interroger, -ici « Qui est donc le messager du parc, et sur quelle piste va-t-il envoyer Chris? »

et en prenant du recul : « Pourquoi n’allons-nous pas, nous aussi, à la recherche de cette plénitude que recherche

Chris lors de son voyage spirituel? « 

le lire en vo serait pour moi une aventure encore plus prenante, tellement le réalisme du livre me plaît. Mais bon,

what else ? Et puis quoi encore ? Okay, je sors, je bois trop de café et j’en veux toujours plus !

Les ingrédients sont toujours très justement dosés : des descriptions du paysage aux dialogues, au récit, en passant

par le bon ton et la bonne quantité d’action et d’aventure, la profondeur de l’écriture, les champs lexicaux utilisés

avec des effets de sobriété, de récit de voyage, de passion, de quête du bonheur, tout est là pour créer une ambiance

très agréable. La curiosité, l’éveil des sens, l’envie de lire sont vraiment exacerbés.

Souvent, le thème de la communion avec la nature revient chez C. C. Antoine. S’y ajoute le thème de la proximité

avec l’histoire. Les personnages semblent impliqués mais c’est comme si le lecteur avait envie de les prévenir d’un

éventuel danger. « Attention à vous ! Non, mais sérieusement… » Le lecteur est donc actif, car « il sait » !

Références que l’on peut y associer : Into the wild, Robinson Crusoé, Seul au monde, L’île du crâne d’Horowitz, Le

dernier jour d’un condamné…

Pour conclure, ce livre n’est pas mon préféré de tous (je penche plutôt entre l’Exil Primitif et Le paradis de Victoria)

mais il tient vraiment ses promesses : humilité, aventure, originalité, suspense. Un lecteur habitué à la plume de

l’auteur se méfie de l’eau qui dort. il sait que les événements déstabilisent le récit, que les chemins tortueux du récit

seront forcément très inattendus voire complètement fous. Je ne peux que vous recommander de les lire tous (ils se

lisent indépendamment les uns des autres).

Chaque phrase a son importance. Quitte à relire les explications plusieurs fois (oui, en ce moment j’ai une mémoire

de poisson rouge, surtout lorsque je commence un livre à 2h30 du matin après avoir corrigé des copies et/ ou

préparé mes leçons ! Le livre avance pas à pas mais ne laissez rien au hasard. Il faut se concentrer sur les petits

détails, c’est comme quand on ouvre un paquet de chips et qu’on ne les apprécie pas, sauf la dernière. Il faut

prendre en compte tous les aspects du livre pour en apprécier la fin qui est toujours époustouflante chez cet auteur.

Croyez-moi, tous ont une fin extraordinairement surprenante, étonnamment folle, sincèrement énorme.

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Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu : chronique COUP DE COEUR roman exceptionnel

Posté par bouquinsprlefun le 5 mars 2016

Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu

Mathias Malzieu Journal d'un vampire en pyjama

Vivre dans un « grand peut-être ». Ca doit être ça, connaître le prix de la vie.

Comment expliquer en quoi et à quel point ce livre m’a plu ?

Une armée de combattants disparaît de votre corps. Vous êtes exposé à tous les dangers

sans aucune capacité de répondre par vous-mêmes. Le ciel vous tombe sur la tête, sans

armure, sans prévenir, sans carapace anti-virus, vous êtes là, dans le vent, la pluie, le

froid, contre un énorme rempart à franchir vers la liberté, ou plutôt vers la vie.

Une armée de médecins, d’infirmiers, de gens effrayant avec de grandes aiguilles,

des « harpons » pour vous faire exploser de douleur, des gens qui vous annoncent des

nouvelles absolument effrayantes et angoissantes sans prendre de pincettes.

Votre vie se transforme à jamais et votre incompréhension, votre chagrin laissent place

à tout cet univers médicalisé. Vous devenez un « corps » qui doit se battre et rien d’autre

qu’un corps. Usé, fatigué, vulnérable, qui a besoin des autres pour sa survie. Et qui sait

quel est le coût de la vie.

Vous êtes votre propre maladie. Votre système immunitaire est totalement déréglé, vous

recevez de fausses infos et vous vous détruisez.

Cette information me fait légèrement réagir vu que j’ai passé 25 ans de ma vie à me

détester, à croire que je ne pouvais pas sortir de mon état de célibataire « à vie », trop

triste et trop nulle et trop tout. Alors que la porte s’est ouverte pour moi aussi, pour me

laisser libre de vivre une belle vie. Plus ou moins. Je me permets de faire le

rapprochement car j’ai été mon propre « cancer psychologique ». Pour Dyonisos, ça a été

son corps. Moi, ma tête.

M. Malzieu exprime tellement bien le changement de comportement des gens face à lui

et à sa maladie. Une fois qu’ils savent, tout change. Le relationnel, leur perception, leurs

conversations… c’est tellement vrai.

Je ne pleure pas souvent, en général, parce que ma tête m’a appris à pleurer autrement.

Je ne pleure jamais pour un livre. Jamais. Et pourtant j’en ai lu, des livres. Mais ce livre

m’a vraiment bouleversée. M.M. exprime tellement de choses en peu de mots. Tout le

monde peut s’identifier, et pourtant il est le seul à avoir vécu ce qu’il a vécu. Bien plus

profondément que n’importe qui, il connaît la lutte contre lui-même. Il connaît la

gestion de la douleur, de la peur, la vie dans une prison, la vie dans un corps de vieux, la

vie très près de la mort. Je ne pourrai jamais dire « je sais ce que c’est », et tant mieux

pour moi. Mais je sais ce que c’est que d’avoir peur pour quelqu’un, quelqu’un de 28 ans.

Qui ne mérite pas ce qui lui arrive. Qui ne mérite pas de subir. Et pourtant, il subit.

Alors, ce livre m’a fait pleurer. Non pas par empathie, « oh, le pauvre gars, heureusement

il s’en est sorti ! » Mais plutôt par confusion, avec la prise de recul. Cette impression que

la vie est vraiment, vraiment coûteuse, que si vous voulez faire quelque chose, vivre vos

rêves un jour, il faut le faire immédiatement, sans se poser de questions.

 La métaphore de l’épée de Damoclès est absolument excellente. On lit entre les lignes,

une manière de penser au danger, à la situation qui empire, aux idées noires qui passent

par la tête de tout être souffrant et se sachant gravement malade.

Lorsqu’il évoque avec émotion le jour où il chante une chanson sur son état à sa

compagne, c’est là que je me rends compte que cet artiste est non seulement talentueux,

sensible et intelligent, mais qu’en plus, il parle de l’amour comme de la chose la plus

merveilleuse. Et il a raison.

Les titres des petits chapitres sont et resteront incroyablement bien trouvés.

Plein d’humour, d’émotions, qui reflètent bien le livre dans son ensemble en fait.

C’est une espèce de poésie incroyablement solide, profonde et un peu spirituelle aussi.

Quel talent !

Je repense à ce livre de Grand Corps Malade, « Patients ». Je me dis que ces artistes sont

tellement courageux de publier de telles choses, très personnelles, intimes, et de livrer

au grand public leurs bonheurs et leurs malheurs. Certes, cela peut être une thérapie,

mais cela relève du public le plus inconnu, le plus « risqué », celui qui va critiquer très

facilement son récit de vie alors qu’il est … véridique et on ne peut plus près de la

vérité. Criant de vérité, de souffrance et d’humilité.

Je n’écouterai plus Dyonisos de la même façon, c’est certain. Non. Je l’aime encore plus

qu’avant pour sa franchise, son naturel à raconter cette survie, cette lutte incessante

contre Dame Oclès, mais aussi son humour, la beauté de ses phrases, la qualité de ses

descriptions et de son récit tout au long de ce voyage mémorable.

Touchant, poignant, cruel, plein de jeux de mots, d’humour, d’espoir, d’amour, … ce livre

est tout simplement fou. Très intelligemment écrit.

C’est un grand coup de coeur, une claque en plein dans la figure, une vraie leçon de vie.

On n’est jamais à l’abri de rien dans la vie. Alors vivons chaque jour comme le dernier.

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La Prophétie de Lazare Tome 1 Les Terres d’Alézia de Dame L’Enchanteuse Chronique

Posté par bouquinsprlefun le 4 mars 2016

La Prophétie de Lazare de Dame L’Enchanteuse

TOME 1 Les Terres d’Alézia

la-prophetie-de-lazare,-tome-1-les-terres-d-alezia-710320

 

C’est l’été, et Adam et Emilie, frère et sœur, sont brusquement amenés par leur mère chez leur mystérieuse grande-tante Viviane, dans une maison au milieu des bois.

Les bois sont effrayants dès l’arrivée des deux adolescents, qui ne jurent que par Internet et leur téléphone.

Qui est donc cette dame, femme du garde forestier, qui a élevé Lucie, la maman des adolescents ?

Que cache donc sa maison si mystérieuse aux statues de bois sculptées par son mari ?

Les enfants vont-ils tenir 10 jours, jusqu’au retour de leur mère, sans s’entre-tuer ? Leur hôte va-t-elle supporter leurs disputes continuelles et leur vocabulaire plus que familier ?

Tante Viviane s’absente pour chercher des victuailles et pendant ce temps, Adam et Emilie explorent l’extérieur avec le chien de la famille. Et oups, Adam disparaît dans les bois en poursuivant le chien. Il rencontreLa Prophétie de Lazare Tome 1 Les Terres d'Alézia de Dame L'Enchanteuse Chronique  dans Aventure arrow-10x10 une jeune fille aux yeux violets. Emilie suit un loup qui parle !

C’est alors un nouveauarrow-10x10 dans Fantastique monde qui s’ouvre  pour le lecteur. Nous sommes plongés dans une fantastique … aventure fantastique.

Un monde fait de personnages magiques et féériques, assez similaire à une aventure comme Narnia. Il est primordial que je vous livre une info : CE ROMAN A ETE ECRIT AVANT NARNIA. Cela me fait penser à Elodie Gentil et son roman « Le monde de Léo » qui est très particulier et surtout totalement inédit.

Un monde, donc, créé par Dame l’Enchanteresse.

Petite parenthèse

 

Depuis au moins 20 ans, je suis passionnée de lecture. Depuis au moins 15 ans, j’aime énormément les romans policiers, polars et depuis un peu plus récemment j’ai une grande passion pour les thriller. J’ai lu un peu de tout étant jeune : romances, policiers, horreur, biographies, romans classiques, sans oublier les magasinesarrow-10x10 dans Romans people pour adolescents ! J’ai répertorié des centaines de recettes de cuisine, découpé des poster de mes stars préférées, ou encore aimé lire tous ces magasines people pour adultes que je trouvais passionnants. Mais j’ai le sentiment que je n’accroche toujours pas avec le fantastique, qui est vraiment à la mode en ce moment, et depuis longtemps.

J’ai un petit coup de cœur pour les dystopies, et certains, mais seulement certains livres de science-fiction autres que les dystopies, et j’aime les romans d’anticipation (j’ai découvert un peu grâce à Cédric Charles Antoine qui m’a bluffée). Mais c’est très récent. J’en cherche d’autres si vous avez des titres…

Sinon j’ai bienarrow-10x10 compris que le fantastique est tout un art, que c’est quelque chose d’énorme et qui sort de l’imagination débordante de nombreux et talentueux auteurs tels que Dame l’Enchanteresse.

Prenons Victor Dixen, par exemple. J’adore PHOBOS mais alors, pas moyen de me faire adhérer à Animale.

Histoires de loups, de vampires, j’ai essayé. Pas adhéré. Même les livres de Twilight, que je possède, ne parviennent pas à me passionner, je ne les ai pas lu même si j’ai adoré le 2e film. Histoires d’humains transformables en animaux, de cercle étrange, de sœurs sorcières, très peu pour moi.

 

 

Alors voilà, je remercie énormément l’auteure de m’avoir fait confiance, de m’avoir offert son petit bébé, et j’espère qu’elle ne m’en voudra pas ! D’autant plus qu’il faut beaucoup d’imagination pour écrire un tel roman !

Il ne s’agit pas du tout de son livre qui est très bien fait dans son genre, mais de mes goûts personnels, que j’assume entièrement.

A qui s’adresse le livre ?

 

 C’est une question que je me suis posée dès le début. A des jeunes ados ? Parce que si c’est le cas, je trouve quand même que c’est un peu « bébé ». Mais je suis très sévère.

J’ai apprécié le côté romance et l’inventivité. J’ai bien aimé le fait que l’on ait une énonciation variée avec le point de vue du côté du mal aussi, c’est très appréciable. Je souligne aussi la qualité de l’écrit, très peu de fautes, très bon style avec une parfaite cohérence des temps, quelques phrases un peu longues mais très simples à comprendre.

Par contre j’ai trouvé que les prénoms ressemblaient trop à Narnia, vraiment trop.Et très difficile de les retenir tous. (Mais maintenant je sais que Narnia est venu APRES ce roman). C’est un peu « conte de fées » et ça me dérange, je n’accrochais pas au récit.  Un  peu trop de complexité, trop de rapports avec Narnia, Avatar, Maléfices, Twilight, etc. Peut-être trop de références à mon goût, et je ne serai sans doute pas la seule lectrice à le penser… En simplifiant mais en inventant quelque chose d’encore plus inédit, qui se démarque plus que d’autres, je pense que cela m’aurait plus plu.

J’aurais accentué la différence des niveaux de langue entre le monde fantastique et le vocabulaire familier voire grossier des jeunes adolescents : j’aurais fait parler les personnages fantastiques bien plus avec du langage soutenuarrow-10x10. C’était plutôt bien mais à renforcer.

J’ai eu un peu de mal avec le récit qui ne m’a pas trop prise par surprise une fois l’univers détaillé. En effet, je savais quand même, dans les grandes lignes, ce qui allait se passer. Les retrouvailles, les équipes, la romance etc… trop prévisible.

 

Pour conclure, je dirai que ce livre est vraiment bien écrit et qu’il plaira à des enfants, ados, jeunes ados férus de mondes fantastiques, magiques etc. Mais pour ma part il est trop spécial dans son genre et je n’ai pas réellement accroché aux personnages ni au récit qui me semble un peu trop « adressé aux jeunes » pour que je l’apprécie à sa juste valeur. En tout cas merci à l’auteure pour cette découverte et sa confiance. J’ai compris son message, son style et son aventure malgré que je lise d’autres genres littéraire d’habitude.

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California de Lisa Hubert-Hugoud : récit de vie présenté par Bouquinsprlefun : coup de coeur

Posté par bouquinsprlefun le 3 mars 2016

California de Lisa Hubert-Hugoud

 

Un récit de voyage qui m’a sincèrement et profondément touché et enthousiasmé. Il y a longtemps que mon rêve est de partir aux USA durablement. Ce récit m’a fait rêvé et m’a vraiment confirmé mon envie de vivre ma propre expérience, faire mes propres rencontres, décider de mon parcours et en profiter pour la vie.

Différents aspects sont mis en perspective : codes sociaux, vestimentaires, culturels, linguistiques, économiques, dérives du tourisme, dangers, exposition à la part « Tiers-monde » de ces grandes villes que sont San Francisco, Los Angeles, San Diego, Las Vegas,  Phoenix, Houston, New Orleans, en particulier.

Les personnages rencontrés au fil des expériences : j’ai adoré.

Non seulement car ils sont très réalistes et très bien présentés, avec honnêteté, précision, qualité du style. Mais en plus, j’y ai vu des personnages que je connais. J’ai vu en Jorge un ami de fac, qui lui aussi fait de l’humanitaire et est vraiment, vraiment fiable, gentleman, généreux, gentil, et avec une forte envie de défendre ses convictions personnelles. Et il s’appelle Jorge… Ca m’a vraiment plu ! Serait-ce le même Jorge ? Non, je ne pense pas. Il est unique !

What else, à part ça ?

J’ai vraiment ressenti les choses à la place de la narratrice, notamment lorsqu’elle se pose des questions sur le sens de son voyage, ses relations avec ses nouvelles rencontres, sa réputation due à sa nationalité française, ses doutes quant au bien-fondé de voyager toute seule, sa capacité à assimiler la langue et à penser dans cette langue au lieu de penser dans sa langue maternelle… La douleur des adieux avec ces inconnus qui étaient devenus très chers à son cœur… Tout cela m’a vraiment paru réaliste, très proche de mes attentes par rapport à un tel voyage.

Je ne lis pas beaucoup de récits de voyages, le dernier était certainement celui d’Anna Elle Prado qui a une double entrée, le voyage, oui, mais dans une quête très profonde et sérieuse.

J’ai vraiment, vraiment accroché, ce roman, California, correspond totalement à mes attentes et je ne rêve que d’une chose : partir également. Mais je n’aurai pas le cran de le faire toute seule. Je pense réellement qu’il faut quelqu’un qui partage le même rêve, même si on en arrive à se détester continuellement.

J’adore les passages « Voyager seule, c’est …  » qui sont tellement vrais ! Quelle expérience de vie, on a l’impression que la narratrice a pris des années d’expérience de la vie en un temps record, qu’elle a beaucoup grandi, pris de l’assurance.

Petits bémols : j’aurais apprécié une plus longue explication à la fin, une plus longue conclusion, voire un aparté avec les lecteurs qui désirent se lancer dans une telle aventure, en « freestyle » comme elle. Et bien sûr, la dernière ville visitée : j’aurai tellement aimé avoir un final plus détaillé, qu’on m’en dise plus sur la ville de mes rêves… mais c’est comme le voyage, finalement, parfois il y a des déceptions, ça ne rend pas le trajet moins intéressant ! Autre conseil : j’aurai adoré, mais alors adoré un petit guide, un petit manuel « conseils si vous aussi partez seul(e) sans préparation : éviter ceci, éviter cela… » cela aurait apporté une touche d’humour tout en gardant le sérieux du récit. « Manuel des castor-junior » remasterisé ! D’autre part j’aimerai bien l’avis de l’auteure maintenant, en prenant du recul : est-elle restée en contact avec certains « inconnus des U.S.A », a-t-elle accueilli des voyageurs à son retour en France, que lui reste-t-il maintenant comme souvenirs, a-t-elle écrit ce récit sous forme de journal pour se remémorer la chose, l’a-t-elle publié pour ça et uniquement pour ça ? Que ferait-elle différemment s’il fallait le refaire ? Va-t-elle se lancer dans une autre aventure à un endroit du globe différent ? Pourquoi ? Etc etc. Je veux bien un petit topo SVP ;)

 

 

Thèmes soulevés :

Rêve Américain ou Cauchemar ?

Chance / Malchance ?

Rencontres qui déterminent, quelle destinée ?

faire ses propres choix : quels risques ?

 

Pour conclure, il me semble très important de soulever un point qui n’est qu’un détail mais qui pour moi est vital : la nécessité de se lancer et de faire des choix dans la vie. J’ai longtemps attendu que les gens fassent des choix pour moi, à ma place. Tu veux regarder quel film ? Oh, n’importe, j’adore les films d’action pourris de toute façon. Comme si mes choix étaient juste là en fond de toile, pour faire joli. Faire plaisir aux autres avant moi. Faire comme les autres pour plaire à la majorité. N’importe quoi. C’est en faisant des choix et en les assumant qu’on avance. Qu’on se plante ou non, les retombées nous iront tout de même bien dans la figure et pas dans celle des autres. Faire des choix, c’est s’imposer, avoir confiance en soi, aller jusqu’au bout des choses. J’espère avoir le courage de me lancer pour partir aux Etats-Unis ou en Australie avant de quitter cette terre. Seule ou pas, avec ma famille ou pas. Je pense qu’il faut le faire, comme un pèlerinage, comme une aventure qui donne des forces pour la vie. Merci encore à l’auteure pour sa confiance, sa gentillesse et pour la qualité de son récit que j’ai vraiment envie de vous recommander, cher lecteur !

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Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven : Chronique by Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 25 février 2016

Tous nos jours parfaits

All the bright places

Tous nos jours parfaits de Jennifer Nivencouv55487851

Théophile et Violet

Théophile, alias Finch, a failli se jeter du haut du clocher de son

lycée. Il a failli mettre fin à ses jours. Un père violent qui a

abandonné la famille est peut-être à l’origine du problème… Il a

encore deux sœurs, Kate et Decca, et une mère un peu absente

même quand elle est présente. Crise de la quarantaine, agent

immobilier célibataire, amoureuse de son ex, mais qui fait bonne

figure. Son père a refait sa vie après avoir été joueur de hockey

professionnel.

Théophile semble chercher la bagarre et a à la fois une bonne et

une mauvaise réputation. On le trouve généralement bizarre. Un peu rebelle. Il s’endort parfois

soudainement et manque l’école.

Ce qui l’a empêché de sauter ? Quelqu’un. Violet. Une fille du lycée qu’il connaissait de vue. Pourtant, selon

Théophile, eh bienTous nos jours parfaits de Jennifer Niven : Chronique by Bouquinsprlefun dans Romances arrow-10x10 il n’a pas sauté parce que c’était « trop dégueu, trop voyant, trop de monde ».

 

Violet a rêvé qu’elle fondait. Qu’elle disparaissait. Suivie par une psy depuis de nombreuses séances, elle

semble déstabilisée suite à la mort d’une proche, sa sœur aînée Eleanor. Il semble qu’elle ait été impliquée

dans l’accident qui a causé ce décès. Elle est tout simplement une « survivante ».

Ce qui l’a empêchée de sauter ? Quelqu’un. Finch.

Finch va se donner la mission de savoir si Violet va bien. En protecteur, en ami, en sauveur,… il doit savoir

pourquoi elle allait mal ce soir-là, coûte que coûte. Il se sent responsable. Et puis, il décide de rester

éveillé. Pour voir si ça peut tuer. Car il a entendu qu’une fois, un type était mort, tenant absolument à voir

tous les matchs de la coupe d’Europe de foot.

Le lycée, c’est le lycée. Pas le choix, il faut y aller, et supporter les autres élèves… Jusqu’aux examens.

Même en se sentant totalement différents. Et puis il y a ce projet de géographie, qu’il va falloir faire à deux.

 Bon danseur, Finch court très vite, se prend pour un gars des années 80, joue de la guitare. Elle est

blogueuse, écrivain, triste, apeurée de rentrer dans une voiture…

Différents thèmes abordés à partir du livre :

Ceux qui restent après le suicide d’un proche : comment continuerarrow-10x10 dans Romans ? Sans se sentir coupable de respirer,

rire, profiter de la vie?

Réflexion sur l’adolescence à risques très intéressante

Style excellent : beaucoup d’humour, de citations littéraires, de pensées farfelues

Acceptation de la différence

Prise de risques, tests, limites

façon de se suicider

rapport à la mort

Avant de mourir, je veux … Et vous ? Y avez-vous déjà pensé ?


Mon verdict est donc positif malgré que je ne sois plus du tout tentée par la littérature jeunesse en ce

moment, (surtout le fantastique, je ne peux plus ! Soit parce que j’aborde bientôt la trentaine, soit parce

que j’en ai marre des meutes, de la lune, des dragons, des vampires, des superbes loups et autres !)

Donc je pense que ce roman est à lire, il est frais, assez haletant et assez divertissant, on s’aventure

vraiment quelque part, c’est dépaysant, cela vous transporte.

 

 

 

 

 

 

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Alex de Pierre Lemaitre by Bouquinsprlefun : Un réel coup de coeur pour ce thriller époustouflant

Posté par bouquinsprlefun le 24 février 2016

Alex de Pierre Lemaitre

 

J’ai découvert Pierre Lemaitre grâce à un groupe « Mordus de thrillers » que j’apprécie de plus en plus

pour leur justesse, leur capacité à présenter honnêtement et simplement tel ou tel auteur, tel ou tel livre,

sans vouloir faire l’éloge de quelqu’un dans le but de faire des ventes.

 

Pierre Lemaitre

Pourquoi n’ai-je pas tenté l’expérience plus tôt ? Encore pire que pour Chattam, que j’avais déjà

découvert très tard, je me dis que Lemaître est sans doute mon coup de cœur de l’année 2016. En

matière d’écriture, de style et surtout de contenu. J’ai vraiment flashé sur sa manière de raconter,

l’énonciation, les personnages, les hypothèses qu’on élabore, la curiosité qui nous tient en éveil tout au

long de la nuit, le passé des personnages notamment bienAlex de Pierre Lemaitre by Bouquinsprlefun : Un réel coup de coeur pour ce thriller époustouflant  dans Romans arrow-10x10 sûr de Camille (je vais m’empresser d’acquérir

le livre sur la mort d’Irène).

ALEX

alex-pierre_lemaitre

Alex, donc c’est une femme qu’on a enlevée en pleine rue dans Paris. Dans une camionnette blanche.

C’est tout ce qu’un témoin a pu dire lors de l’enquête.

Cette hypothèse est pourtant prise très au sérieux par les policiers qui vont tout tenter pour la retrouver,

malgré des difficultés personnelles et techniques.

 

Que va-t-il arriver à Alex ?

La survie. Voilà. Elle va devoir se battre de toutes ses forces pour tenir face à la peur, la douleur physique

et mentale, l’inconfort extrême, la faim, la soif, le froid et toutes ces choses que nous ne pourrions

supporter ne serait-ce qu’une heure.

Humaine ?

Comment rester forte, comment tenir face à une totale privation de mouvements, de liberté, d’espoir, de

certitude ? Comment rester humaine ? Comment rester saine d’esprit ? Comment trouver la force de se

battre ?

 Verdict 

Un récit à la fois intolérable et absolument passionnant. J’ai eu du mal à fermer ce livre : violent et

touchant à la fois, de par le personnage d’Alex mais aussi Camille et ses équipiers, leur passé, leur force,

leurs mentalités extrêmement bienarrow-10x10 Alex ; Pierre Lemaitre ; Thriller ; coup de coeur dans Romans policiers décrites.

Celui-ci est très prenant car il pourrait arriver à n’importe qui, homme ou femme, jeune ou moins jeune.

Une pensée pour Ilham il y a 10 ans. Torturé parce qu’il était juif.

On se sent forcément concerné par ce sujet effroyable et indissociable de notre monde. De nombreuses

personnes sont enlevées et personne ne s’en rend comptearrow-10x10 dans Thriller, ou alors très tardivement. Aux USA, on

retrouve de temps en temps des filles mères, amoureuses de leur kidnappeur, totalement changées,

totalement manipulées.

Le caractère passionnant du livre réside dans le fait que Pierre Lemaître nous fait vivre de chaque côté

de la barrière, les « libres », la « séquestrée », et ceux qui sont concernés par son absence. La police.

 

L’auteur met un tel rythme que l’on ne peut que s’accrocher à ce livre avant la fin. Le livre est très

réaliste, proche de notre quotidien : tout peut arriver dans la rue, à tout le monde, tout le temps. Les

pensées d’Alex sont tellement incroyables, on est malade à sa place, on réagit vraiment comme si on y

était. On est dans le doute de la sortie du livre, comme si on retenait notre respiration avant de pouvoir

sortir de la cage et respirer au grand air. Ce n’est pas un livre neutre, ni banal. On ne s’apitoie pas sur

Alex, au contraire. On incarne Alex.

Contrairement au livre « Séquestrée » de Chevy Stevens, que j’ai lu très récemment, ce roman me conforte

dans mon idée que je suis dingue de lire des thriller comme celui-ci mais que j’aime de plus en plus ce

genre littéraire. Que c’est étrange comme sensation. Je ne supporte pas la vue du sang ! Et pourtant,

dans un film, une série, un livre, j’adore. Trop bizarre. Un proche m’a dit un jour : peut-être que tu as

peur de la mort et que ça te rassure un peu de lire ces trucs. C’est peut-être vrai. Pour l’instant j’ai peur

de la vieillesse : j’ai plein de cheveux blancs et c’est arrivé très très vite, alors je me dis que oui, ça doit

être possible !

Je recommande à tous les amateurs d’histoires d’enlèvements, les fans de Chattam et les « Mordus de

thrillers », les amateurs de faits divers, de « Faites entrer les accusés » que j’adore, les fans aussi de

Stéphane Bourgoin qui écrit tellement bien aussi, sauf que là, ce sont de vrais personnages dans de

vraies affaires, avec de vrais frissons à la clé…

Heureusement pour nous, la lecture met une grande barrière avec le réel…

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Le doute de Tremayne

Posté par bouquinsprlefun le 22 février 2016

 

 

Le doute de S.L. Tremayne par Bouquinsprlefun (Chronique)

le-doute-609926

le-doute TremayneAngus Moorcroft et sa femme se retrouvent chez un notaire.

Il vient d’hériter d’une île de feu sa grand-mère,

île écossaise où il séjournait durant les vacances étant petit.

Angus est écossais, sa femme Sarah anglo-américaine. ils ont une fille.

Ils vivaient à Camden. Et ils ont décidé de vendre leur appartement…

Lydia est morte quatorze mois plus tôt, laissant sa sœur jumelle sur le

carreau vers l’âge de cinq ans et demi.

Angus est tombé dans l’alcoolisme et en a perdu son travailLe doute de Tremayne dans Chroniques diverses arrow-10x10 .

 

 

 

Mon avis : Je n’ai pas grand chose à dire si ce n’est que je n’ai pas du tout accroché.

Je me suis ennuyée tout le long du livre, pas d’action, pas d’identification, un thème très fade et peu

profond. Et j’ai lu la seconde moitié en me forçant un peu, eh bienarrow-10x10 dans Romans je regrette.

Un fin inexorablement … poussiéreuse et plate. Je vais être sévère mais ce livre n’est pas vraiment

intéressant, passez votrearrow-10x10 chemin. Je préfère largement un bon Victoria Hislop à la place. 

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Stephanie durieux |
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