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La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker : Chronique par Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 29 juillet 2017

Joël Dicker

La vérité sur l’affaire Harry Québert

 

Chronique par Bouquinsprlefun

 

Marcus est un écrivain New-Yorkais qui peine à trouver l’inspiration depuis un an, après la publication de son premier roman qui a été un franc succès.

Paniqué, sous pression, il part se ressourcer chez son vieil ami et mentor de 67 ans, un célèbre auteur et journaliste du Globe qui lui a pratiquement tout appris sur son métier. Son but : trouver enfin une idée de roman de qualité pour en faire un livre incroyable, un best-seller.

Marcus découvre qu’Harry, ce personnage impressionnant, avait pourtant eu une idylle avec une jeune mineure lorsqu’il avait à peu près son âge. Il n’était peut-être pas si fantastique qu’il le croyait.

 

Quelques temps plus tard, Marcus apprend une mauvaise nouvelle.

Des ossements ont été trouvés sur le terrain d’Harry par ses paysagistes. Des ossements humains. Les journalistes nationaux s’emparent de l’affaire, en présupposant qu’il s’agit de la jeune fille disparue dans le milieu des années 70, celle dont tout le monde parlait dans l’Etat du New Hampshire.

Marcus est convaincu de l’innocence d’Harry malgré les preuves qui l’accablent. Il va s’investir totalement dans l’enquête afin de découvrir la vérité.

 

SPOILER

 

Etre écrivain, c’est être vivant

 

 

“J’aimerais vous apprendre l’écriture, Marcus, non pas pour que vous sachiez écrire, mais pour que vous deveniez écrivain. Parce qu’écrire des livres, ce n’est pas rien : tout le monde sait écrire mais tout le monde n’est pas écrivain.

-Et comment sait-on qu’on est écrivain, Harry ?

-Personne ne sait qu’il est écrivain. Ce sont les autres qui lui disent.”

 

Le lecteur découvre au fil des pages les souvenirs de Marcus avec son ami Harry. Ce personnage a modifié sa vie, a éduqué sa conscience, lui a simplement donné le déclic nécessaire à sa mise au travail et lui a donné le goût de l’effort et de l’écriture bien faite et approfondie.

Marcus a appris à devenir humble à son contact, à devenir honnête avec lui-même, et à écrire jusquà obtenir un résultat correct.

En échange, Harry s’est senti moins seul et il l’a entraîné à la boxe.

Le rapport maître-élève s’est inversé puis transformé en une véritable amitié vers les années 2000.

 

Des modes et un style addictifs

 

J’ai mis exactement 329 pages à comprendre que les chapitres étaient numérotés à l’envers, comme un countdown vers la vérité. Conclusion : comme Marcus apprend à écrire, le lecteur apprend à lire : progressivement, il se prend au jeu jusqu’à oublier totalement la forme et vouloir à tout prix connaître la vérité sur l’affaire Québert.

 

On passe du présent au passé, grâce aux témoignages, indices, écrits qui ressurgissent des années 1975, comme si on y était. C’est comme si on passait une porte à l’entrée d’Aurora et que soudain on se représentait la jeune fille de 15 ans, se promenant sur la plage, dansant sous la pluie.

Comme on avance dans le livre, on se passionne pour son histoire à elle, ses joies, ses peines, ses secrets. On est piégé, conquis, accroché comme une araignée.

On allume un juke-boxe, on y choisit une chanson au hasard et on se retrouve à l’observer servir des pancakes dans le vieux diner de la ville, le Clark’s.

Parfois, on a une vision jaune-orangée d’un coucher de soleil que Nola observait.

Parfois, ce que l’auteur nous apprend avec soin et avec brio rend le ciel plus sombre, et on reprend contact avec l’enquête et le présent.

 

Le lecteur naît et progresse en tant que lecteur, sous la plume de Joël Dicker.

 

 

Les indices, les personnages, l’histoire qui explique la proximité entre Harry et son élève, amènent le lecteur vers une seconde histoire. C’est tellement bien fait, c’est classe, complexe, addictif, étonnant.

Ainsi, on ne sait plus trop d’où part la mise en abîme, on enquête mais on se prend tellement au jeu qu’on ne sait pas si on préfère le passé ou le présent, on veut absolument replonger dans l’autre univers pendant qu’on avance chapitre après chapitre… on s’accroche très fort aux flash-backs et on lit jusqu’à tomber de sommeil… On adore les passages qui nous replongent dans le passé, mais on se représente très bien les lieux et les personnages du présent, qui ont fortement changé, et on en cherche les raisons…

Comme pour Benjamin Button, on se questionne de plus en plus, au fur et à mesure des hypothèses. On soupçonne les proches de Nola, on foisonne d’idées, on ne veut pas perdre le fil, on attend de nouvelles lettres enflammées de Nola afin de dénouer ces différentes possibilités, d’écarter certains suspects…

Elegant, intelligent, subtil, ce livre est donc totalement bien construit, réfléchi, il mêle des souvenirs, des indices, des preuves, à la volonté de Marcus de prouver l’innocence de son meilleur ami, celui qui lui a tout appris.

 

 

Peut-on tomber amoureux d’une fille de quinze ans ?

 

Qui était Nola ?

 

“Jeune fille, blanche, 5,2 pieds de haut, cent livres, cheveux longs blonds, yeux verts, vêtue d’une robe rouge. Elle porte un collier en or avec le prénom NOLA inscrit dessus.

 

“On ne voyait qu’elle. Nola, c’était un monde en soi.”

 

Joël Dicker a sur terriblement bien écrire sur l’écriture et l’écrivain, et surtout, l’intelligence du livre réside dans sa manière d’articuler le récit, c’est fin, malin, passionnant.

 

L’histoire des Baltimore m’avait déjà séduite, mais je trouve celui-ci plus réussi, plus abouti car on y trouve des passages très forts, presque poétiques, notamment sur l’amour, le bien et le mal, sur le travail d’écrivain aussi.

Le style est très bon, le vocabulaire varié, le lecteur appréciera beaucoup les débuts de chapitres et finira ses lectures à 3 heures du matin sans faire d’efforts, avec la sensation inachevée mais satisfaite du partenaire de Marcus, personnage aussi énervant qu’attachant !

Le sens même du roman en général est remis en question par rapport au passé de Marcus, on retrouve un peu Marcus comme un imposteur et on se demande pourquoi l’auteur a énormément joué sur ce tableau dans ce livre… jusqu’à lire la fin.

 

On a l’impression de lire un long poème tellement certains passages sont beaux, notamment les dialogues entre maître et élève.

Les chapitres sont courts, le livre est très dense, comme celui des Baltimore, mais je le trouve moins complexe dans sa structure. C’est fluide, lisible, classique dans le sens où plusieurs personnes résolvent une énigme et où on replonge régulièrement dans le passé pour saisir qui a fait disparaître Nola… Mais ce qui rend le livre singulier et excellent, c’est la précision, le sens des détails, le côté “fleur bleue” caché sous ce thème tragique, et bien sûr la justesse de l’utilisation du personnage de Marcus, qui se place en proche ET en enquêteur, qui permet au lecteur de rencontrer une personne tierce qui le met dans la confidence. Le lecteur s’identifie ou se sent “assistant” de Marcus, d’autant plus parce qu’il n’est pas policier. C’est magique.

 

 Evidemment, comment ne pas penser à l’affaire du petit Grégory, en plein boom médiatique en ce moment en Juillet 2017… L’histoire de Nola est bouleversante de réalisme. Il y a toujours quelqu’un qui sait. Dans de nombreux Cold Cases, on aurait pu trouver et punir les fautifs si les témoins parlaient, ou parlaient plus tôt… Malheureusement les faits divers sont très nombreux et les moyens manquent parfois cruellement… De nombreux crimes restent enfouis dans les mémoires, de nombreux témoins sont brisés, parfois pour peu, si peu de choses…

Suis-je la seule à connaître par coeur certains épisodes de “Faites entrer l’accusé” ?

 

Une franche réussite, un coup de coeur de l’été, un grand roman avec un grand R. Merci Joël Dicker.

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