• Bienvenue à tous les lecteurs !

    Bienvenue à tous les lecteurs !

  • Visites

  • Catégories

  • Agenda

    mars 2016
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Que vous soyez lecteur ou auteur, ce site est fait pour vous

    Vous trouverez des articles sur mes lectures, mais aussi de nombreuses chroniques, des hebdos, des photos de ma bibliothèque et mes piles à lire. Je cherche à promouvoir les jeunes écrivains en devenir mais aussi à débattre sur les best-sellers...
    J'ai écrit deux romans, n'hésitez pas à aller faire un tour sur le site Edilivres
    http://www.edilivre.com/une-question-de-confiance.html#.VYMjWka85Ec
    http://www.edilivre.com/l-enquete-espagnole.html#.VYMjeUa85Ec
    Je me ferai un plaisir de vous dédicacer ces petits livres!

  • Pages

  • Fils RSS

  • Instagram

    Suivez-nous

  • Accueil
  • > Romans
  • > Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu : chronique COUP DE COEUR roman exceptionnel

Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu : chronique COUP DE COEUR roman exceptionnel

Posté par bouquinsprlefun le 5 mars 2016

Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu

Mathias Malzieu Journal d'un vampire en pyjama

Vivre dans un « grand peut-être ». Ca doit être ça, connaître le prix de la vie.

Comment expliquer en quoi et à quel point ce livre m’a plu ?

Une armée de combattants disparaît de votre corps. Vous êtes exposé à tous les dangers

sans aucune capacité de répondre par vous-mêmes. Le ciel vous tombe sur la tête, sans

armure, sans prévenir, sans carapace anti-virus, vous êtes là, dans le vent, la pluie, le

froid, contre un énorme rempart à franchir vers la liberté, ou plutôt vers la vie.

Une armée de médecins, d’infirmiers, de gens effrayant avec de grandes aiguilles,

des « harpons » pour vous faire exploser de douleur, des gens qui vous annoncent des

nouvelles absolument effrayantes et angoissantes sans prendre de pincettes.

Votre vie se transforme à jamais et votre incompréhension, votre chagrin laissent place

à tout cet univers médicalisé. Vous devenez un « corps » qui doit se battre et rien d’autre

qu’un corps. Usé, fatigué, vulnérable, qui a besoin des autres pour sa survie. Et qui sait

quel est le coût de la vie.

Vous êtes votre propre maladie. Votre système immunitaire est totalement déréglé, vous

recevez de fausses infos et vous vous détruisez.

Cette information me fait légèrement réagir vu que j’ai passé 25 ans de ma vie à me

détester, à croire que je ne pouvais pas sortir de mon état de célibataire « à vie », trop

triste et trop nulle et trop tout. Alors que la porte s’est ouverte pour moi aussi, pour me

laisser libre de vivre une belle vie. Plus ou moins. Je me permets de faire le

rapprochement car j’ai été mon propre « cancer psychologique ». Pour Dyonisos, ça a été

son corps. Moi, ma tête.

M. Malzieu exprime tellement bien le changement de comportement des gens face à lui

et à sa maladie. Une fois qu’ils savent, tout change. Le relationnel, leur perception, leurs

conversations… c’est tellement vrai.

Je ne pleure pas souvent, en général, parce que ma tête m’a appris à pleurer autrement.

Je ne pleure jamais pour un livre. Jamais. Et pourtant j’en ai lu, des livres. Mais ce livre

m’a vraiment bouleversée. M.M. exprime tellement de choses en peu de mots. Tout le

monde peut s’identifier, et pourtant il est le seul à avoir vécu ce qu’il a vécu. Bien plus

profondément que n’importe qui, il connaît la lutte contre lui-même. Il connaît la

gestion de la douleur, de la peur, la vie dans une prison, la vie dans un corps de vieux, la

vie très près de la mort. Je ne pourrai jamais dire « je sais ce que c’est », et tant mieux

pour moi. Mais je sais ce que c’est que d’avoir peur pour quelqu’un, quelqu’un de 28 ans.

Qui ne mérite pas ce qui lui arrive. Qui ne mérite pas de subir. Et pourtant, il subit.

Alors, ce livre m’a fait pleurer. Non pas par empathie, « oh, le pauvre gars, heureusement

il s’en est sorti ! » Mais plutôt par confusion, avec la prise de recul. Cette impression que

la vie est vraiment, vraiment coûteuse, que si vous voulez faire quelque chose, vivre vos

rêves un jour, il faut le faire immédiatement, sans se poser de questions.

 La métaphore de l’épée de Damoclès est absolument excellente. On lit entre les lignes,

une manière de penser au danger, à la situation qui empire, aux idées noires qui passent

par la tête de tout être souffrant et se sachant gravement malade.

Lorsqu’il évoque avec émotion le jour où il chante une chanson sur son état à sa

compagne, c’est là que je me rends compte que cet artiste est non seulement talentueux,

sensible et intelligent, mais qu’en plus, il parle de l’amour comme de la chose la plus

merveilleuse. Et il a raison.

Les titres des petits chapitres sont et resteront incroyablement bien trouvés.

Plein d’humour, d’émotions, qui reflètent bien le livre dans son ensemble en fait.

C’est une espèce de poésie incroyablement solide, profonde et un peu spirituelle aussi.

Quel talent !

Je repense à ce livre de Grand Corps Malade, « Patients ». Je me dis que ces artistes sont

tellement courageux de publier de telles choses, très personnelles, intimes, et de livrer

au grand public leurs bonheurs et leurs malheurs. Certes, cela peut être une thérapie,

mais cela relève du public le plus inconnu, le plus « risqué », celui qui va critiquer très

facilement son récit de vie alors qu’il est … véridique et on ne peut plus près de la

vérité. Criant de vérité, de souffrance et d’humilité.

Je n’écouterai plus Dyonisos de la même façon, c’est certain. Non. Je l’aime encore plus

qu’avant pour sa franchise, son naturel à raconter cette survie, cette lutte incessante

contre Dame Oclès, mais aussi son humour, la beauté de ses phrases, la qualité de ses

descriptions et de son récit tout au long de ce voyage mémorable.

Touchant, poignant, cruel, plein de jeux de mots, d’humour, d’espoir, d’amour, … ce livre

est tout simplement fou. Très intelligemment écrit.

C’est un grand coup de coeur, une claque en plein dans la figure, une vraie leçon de vie.

On n’est jamais à l’abri de rien dans la vie. Alors vivons chaque jour comme le dernier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Stephanie durieux |
La Ronde Des Mots |
Metaphysique |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lasortie
| Famillerecompose
| Coincescheznous