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« Quel pétrin ! » de Céline Barré

Posté par bouquinsprlefun le 11 novembre 2015

Quel Pétrin !

Jocelyne est une femme de caractère. Voilà comment je la décrirai en premier.

Femme importante dans un petit village français, on dirait qu’elle a tout de même bien du mal à affirmer ses positions, à se faire entendre et à faire appliquer ses demandes.

Un jour, un employé de l’Elysée arrive au petit village de province, et bouleverse les membres de la com’ com.

Un apprenti qui lance des insultes, fume des joints, est fainéant et peu ponctuel.

Une nouvelle vendeuse plutôt énervante.

Un store qui ne fonctionne pas à la boutique.

Un mari moyennement d’accord avec ses décisions.

Une route à construire.

Une course à remporter.

Une pression énorme qui pèse sur les épaules de Jocelyne.

« Faute de blé, la boulangère a des idées… »

Un roman qui allie tendresse, humour, attachement aux personnages, petit village de campagne, péripéties assez rocambolesques, situations originales et bien divertissantes.

Si vous aimez vous détendre autour d’un bon café et un petit gâteau sur le coup des 16 heures- ou pas-, si vous aimez les livres frais, légers, plutôt faciles à lire et assez simples pour vous évader sans penser aux soucis du quotidien, et si vous voulez tout simplement découvrir un roman sans prétention, addictif et à la française, je vous recommande vivement ce livre.

Si vous avez envie de vous reposer après la lecture d’un livre complexe, fatiguant, trop lourd ou qui ne vous a pas convaincu, ouvrez directement ce roman.

Si vous aimez Legardinier, Gounelle, Kinsella, Anna Gavalda, Lévy, G. Musso, vous pourrez sans doute apprécier Céline Barré.

Si vous aimez rire, allez-y.

Cet ebook est dispo sur Amazon en ebook et en papier, Merci encore à Céline qui a été d’une gentillesse extrême !! On a bien ri pendant notre courte correspondance !

Publié dans Romans | Pas de Commentaire »

Mort par Lune de Miel de Jaden Skye

Posté par bouquinsprlefun le 9 novembre 2015

Mort par lune de miel

Mort par Lune de miel

Cindy vivait le parfait amour avec un homme. Son mari. Ils venaient de partir en lune de miel aux Barbades, à peine le mariage terminé. Mais au bout de quelques jours, le rêve tourne au cauchemar. Le cadre paradisiaque devient le dernier endroit où son mari a respiré, a vécu, a profité des vacances. Il y a vécu ses derniers instants de vie, profitant du paysage, des éléments, du soleil. Et puis, tout a basculé pour Cindy.

Soutenue par sa sœur mais méprisée par sa belle-famille, Cindy est certaine que Clint n’a pas pu se noyer, ce jour-là, alors qu’elle était allée faire une sieste. Il était parti faire du surf, sa passion, sa raison de vivre, tandis qu’elle ne se sentait pas très bien. Elle s’était allongée pour quelques minutes et s’est réveillée en fin d’après-midi. Et plus jamais elle ne le reverrait. Comment faire comprendre à tout le monde qu’il n’avait pas pu se noyer comme cela ? Qu’il était très bon nageur et surfeur, que sa mort n’était pas normale ?

J’ai bien aimé le résumé, mais le livre est très mal écrit, l’histoire mal construite et surtout mal traduite. La traduction en Français est totalement incohérente et catastrophique, ça ne veut RIEN DIRE. C’est choquant, navrant, très surprenant, et là vraiment je sais de quoi je parle. Je me demande comment on peut publier un livre comme cela, je me demande si le traducteur avait pour langue maternelle l’Anglais ou le Français, et ce qui l’a poussé à devenir traducteur. Désolée mais là c’est affreux. D’autre part, comme un autre internaute a dit, cette histoire ressemble trait pour trait à « Sans un adieu » d’Harlan Coben. On se demande, tiens, l’auteur ne pouvait-il pas réaliser son propre récit ? Et enfin, pas de suspense, une histoire peu sympathique, j’ai perdu mon temps. Passez votre chemin. 2/10, pas plus. 

Publié dans Romans, Romans policiers | Pas de Commentaire »

L.E.A. Langues Etrangères Appliquées

Posté par bouquinsprlefun le 9 novembre 2015

Et si on s’donnait rendez-vous dans DIX ANS ?

Les dix ans des LEA, promo 2005

Un hasard, un coin d’amphi, un bout de trottoir, un panneau d’affichage, une place à la phonothèque, un exposé en langue orale, un petit coin de Patio… autant de choses qui ont changé notre destin pour toujours.

ON A BIEN FAIT DE CHOISIR LEA POUR PASSER UN MOMENT DE VIE ENSEMBLE.

Je pourrai écrire un livre sur cette aventure que j’ai vécue. Je pourrai écrire un livre sur toutes ces années, avec un minimum de recul. Mais je ne ferai qu’un tout petit article. Ma mémoire est remplie de souvenirs, très présents dans ma vie, et encore plus quand je réfléchis et que je me rends compte que cela fait déjà … 10 ANS.

 

L.E.A. C’est bien plus que trois lettres étalées sur du papier ou sur la toile. LEA, c’est ma famille, mon cœur, mon histoire. C’est un groupe, ce sont des gens bien, des amis, des confidents, des frères et sœurs de cœur, des membres d’un clan incroyable venus de tous horizons et partis explorer le monde… une chose est sûre, on en est revenus changés et grandis, sans jamais oublier. Un lien spécial nous unira toujours, malgré le temps qui passe. Malgré les chemins que prennent chacun pour faire leur vie, où qu’ils soient dans le monde !

Il y a dix ans déjà…

Nous quittions avec bonheur nos petits lycées de ville ou de campagne, avec le bac en poche, certains en L ou en ES le plus souvent. L’été de mes 18 ans avait passé tellement vite. Très bel été avec mes amis, fêtes et anniversaires notamment. Nous devenions majeurs, nous devenions « grands »… Je n’avais pas de regrets, je voulais juste découvrir une autre vie, je savais que j’étais faite pour la fac avant même d’y aller. Mais quelle expérience que la première rentrée à la fac. Nous étions tous petits dans un univers immensément riche, inconnu, et tant d’opportunités s’offraient à nous.

Liberté, choix, réflexions, décisions…

Depuis si longtemps que j’avais choisi mon orientation, sans douter une seule fois de mon choix, j’étais persuadée que c’était LE choix le plus sympa, et surtout je voulais vivre enfin seule près de la fac… Souhait exaucé, sans même avoir besoin de travailler en plus des cours la première année. Par la suite, ça sera baby-sitting. Pour d’autres, ça sera « phonotèque » sur le campus. Mais j’y reviendrai plus tard.

Repérages d’avant la rentrée, visites d’appartements, tout était bon pour visiter un peu les environs du campus… que je ne verrai plus jamais de la même façon par la suite. Ni le campus, ni les rues pour y aller, ni la gare de la ville, ni la Cathédrale, les magasins, les parcs, les resto U, Gallia,  ni rien en fait.

Premiers contacts pour l’inscription, premières entrées dans ce qui serait notre bâtiment principal, abritant notre Cafet’, nos amphis les plus habituels, notre petit jardin où nous nous poserions entre deux cours… et pourtant, ça n’était pas franchement beau au premier abord.

Ce que vous faites de vos études, les gens que vous rencontrez, le hasard, vos capacités à aller vers les autres détermineront le reste de votre vie. Mais pas seulement…

Australie, Etats-Unis, Allemagne, Angleterre, France, de nombreux LEA sont voyageurs. Ils ont établi leur camp de base plus ou moins loin, mais je sais qu’on est reliés, qu’on existe en tant que « groupe » et que tout ce qu’on a partagé nous rapprochera toujours, d’une manière ou d’une autre. Je sais que malgré le temps qui passe, il reste un lien de fraternité, des rires, des sourires, et surtout de merveilleux souvenirs dont témoignent les quelques photos prises lors de soirées, d’anniversaires ou encore de vacances communes. J’imprime dans ma tête les meilleurs moments, les dizaines d’heures passées ensemble dans ces endroits de la « grande ville » qui resteront « chez moi ». Le Campus côté UMB, (c’est-à-dire le Patio), le parvis de la fac de droit, la rue de l’Université, le Palais Universitaire, mon ancienne rue, mon ancien immeuble, mon ancien parc de la Citadelle qui fleurit et refleurit à chaque printemps… et tous ces lieux reflètent bien notre état d’esprit de l’époque : on était si pris dans la période des études qu’on ne pensait jamais qu’elles passeraient si rapidement, et ainsi pensent certainement les nouveaux étudiants, comme d’habitude.

Fraternité, partage, délires…

Dans un groupe, on se sent invincible, on se sent apprécié à sa juste valeur car on a des points communs incroyables, on a décidé d’être là et de réussir. On sait que tout n’est jamais tracé, tout n’est jamais tout noir ou tout blanc, on ne peut pas tout prévoir dans la vie. Mais on profite, et le temps passe. Puis viennent les premiers six mois les uns loin des autres, et malgré tout, ce lien qui nous unit ne disparait pas. C’est ce qui fait notre force et qui me donne le sourire dès que je repense à chacun d’entre eux et à un souvenir, ou deux, ou trois, qu’on a en commun.

Une chanson, un sourire, une soirée, un livre, une odeur, un goût, un chiffre, une phrase, un délire… Un regard, un film, une nuit blanche, des Nouvel An, des vacances, des mariages, des naissances… Je suis fière de faire partie d’un groupe de gens bien. Il faut dire que j’ai eu une chance incroyable de tomber sur les bonnes personnes, même si je n’en étais pas consciente au début. Choisir la même voie après le lycée ne suffit pas forcément à développer une amitié aussi sincère. C’est juste le début d’une histoire qui nous est propre, qui évolue en fonction des options de la fac, des affinités, des ressemblances et des différences, dans une option d’éternelle tolérance, de curiosité, de lien social qui se crée forcément quand on rencontre des gens d’exception.

On s’attache, ce qui ne tue pas nous rend plus fort, I’ll go wherever you will go, parce qu’on vient de loin…

Cette richesse apportée par notre fac de LEA est immense, elle porte le symbole du multiculturalisme mais aussi de notre attachement à nos valeurs françaises, notre région, et surtout Strasbourg. Ville que je n’aurais jamais cru autant aimer un jour. Ville qui me manque. Ville que je revisite en me souvenant que là, on était allés boire un verre, puis deux, puis trois, là on avait fait une soirée crèpes, là on avait fait plusieurs concerts. Ici, on allait manger de temps en temps, un lieu chargé d’histoire, d’étudiants qui se croisent et se séparent entre deux cours, un lieu qui m’avait beaucoup impressionnée la première fois, comme une cave qui se dissimule dans une vieille maison et qui fait écho à tous les ragots d’étudiants qui chahutent et se confient (pour 3 euros et à 100m du tram).

Le refuge

Ici, on avait vu des couples se faire et se défaire, on avait quitté notre carapace de petits lycéens pour profiter de la vie, de la ville, des amis, on avait passé des heures à discuter au carrefour de nos appartements, parlant de tout et de rien, de nos passés, et de notre vision de l’avenir. On avait passé de nombreuses heures à travailler dans une bibliothèque qui au départ était froide et sans vie et au final devenait un lieu de convivialité et de fraternité. On avait bu mille cafés et on s’était donnés rendez-vous tant de fois dans cette immonde cafet, devenue un peu notre « QG », notre lieu de vie, notre refuge, et finalement un endroit coloré, joyeux, et si attrayant comme on voit dans les films. On était passés du rire aux larmes, des délires aux coups durs en se soutenant. Certains partaient, venaient, déménageaient, soufflaient leurs bougies, tout le monde profitait. Les difficultés étaient moins fortes quand on était tous ensemble. Rattrapages pour les uns, nouvelle école pour d’autres, redoublements, choix différents, on savait une chose : que notre fac de Langues Etrangères Appliquées nous rendait plus forts, plus adultes, plus humains que jamais. Nos qualités, nos défauts, nos difficultés, tout se transformerait rapidement en béton armé pour construire notre amitié. 

LEA, une partie de moi…

not the end…

Publié dans Chroniques diverses, HEBDO, Nouvelles | Pas de Commentaire »

Un Grand Corps Malade bouleversant dans « Patients »

Posté par bouquinsprlefun le 8 novembre 2015

Patients de Grand Corps Malade

Grand Corps Malade Patients

Comment prendre du recul sur un livre qui vient de se refermer, d’expliquer ce qui vient de me bouleverser ?

Les mots.

J’aimais déjà cet artiste pour ses phrases déclamées comme ça, en impro ou préparées, très travaillées, poète des cités, si généreux avec les jeunes de banlieues, si simple et pourtant si brillant.

J’avais craqué pour ses vidéos « Le blues de l’instituteur », « 4 saisons », « Education nationale » avec sa voix si grave et sa sensibilité si profonde. Ce garçon est un génie. Un génie des mots, un génie des lettres, un génie des rimes et surtout pas de la frime. Un homme humble et modeste, fidèle à lui-même, toujours droit et proche des gens. J’avais craqué pour ses textes tellement vrais, dans lesquels on se reconnaît forcément de temps en temps. Des phrases pleines de sens et de réalisme, mais aussi de philosophie et de professionnalisme. Un génie, un génie de la poésie, un Beckham du slam.

L’homme

Une histoire peu banale, qui l’a sans doute rendu plus fort. Une vie qui change du tout au tout en quelques secondes, un accident qui le prive de toutes libertés, de toute intimité, de tout lien avec un extérieur « libre » et indépendant de tout mouvement. Le corps qui ne répond plus, l’esprit qui doit lutter… Et la volonté, la lutte contre les frustrations, l’envie de refaire du sport… qui l’aident à se surpasser, dépasser tout ce qui était impossible pour que sa vie d’avant soit rendue presque possible.

Le livre

Un centre de réadaptation décrit à la fois comme une prison, un bateau, qui devient familier, qui devient contre toute attente « chez soi ». Un centre abritant une micro-société qui renaît tous les matins, des rituels obligatoires, cruels, douloureux, parfois inhumains dont l’auteur ne se plaint même pas. Une acceptation de la différence, de cohabiter avec des anonymes qui deviendront comme des frères militaires à la guerre, comme dans une brigade de cuisiniers, sauf que là, c’est leur vie qu’ils mettent en jeu.

Une bienveillance par rapport à chacun des patients, des petits bouts de vie, de l’humour, des anecdotes qui font partie de la vie, de la rééducation, de l’acceptation de l’état qui était totalement incroyable une seconde avant ce moment précis où tout a basculé. Un style très simple et si efficace, un récit touchant, témoignant bien des difficultés sauf que nous, nous nous sentons à l’abri de tout. Sauf que nous, ça ne nous est pas arrivé. Non, on n’a pas été cloués dans une chaise roulante, ni pour quelques mois, ni pour la vie. Un témoignage très éloquent sur la gêne éprouvée lorsque, après un travail « à pas de fourmis », l’homme se remet à marcher tout doucement quand ses compagnons sont encore plus mal lotis.

Une leçon de vie, une vraie claque dans la figure quand l’homme dit au lecteur en toute simplicité que ces personnes qu’il a côtoyées si longtemps sans le vouloir ont fait partie de sa vie, qu’il garde contact avec elles, que c’est « juste un des centres de réadaptation par lequel il est passé ». Une tranche de vie qui est plus un message d’espoir qu’une vision fataliste. Jamais l’auteur ne se plaint, ne dit combien la souffrance est horrible, mais qu’en sait-on si on ne l’a pas éprouvée ? Combien le temps est long lorsqu’on vous laisse « dans un coin » dans l’attente de nouveaux soins humiliants, combien il doit être affreux d’être emprisonné dans un corps qui ne réagit à aucun de vos ordres. Combien chaque geste de la vie quotidienne est complexe, que dépendre des autres doit être horrible…

Pour conclure, un récit prenant, bien écrit, en prose et pourtant si joli. Une leçon de vie, un moment d’espoir. Des anecdotes, des petits bouts de vie qui nous font imaginer, rien qu’un peu, à quel point la vie dans les hôpitaux, celle où ils deviennent « Chez vous », doit être complexe, et pourtant vitale. Merci… pour ce moment, Grand Corps Malade. Parce que comme vous le dites si bien, une personne en situation de handicap n’est pas SEULEMENT une personne en situation de handicap. Et pourtant, le regard de la société est encore bien loin de l’acceptation, la reconnaissance, l’aide nécessaires à leur épanouissement dehors. 

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La série « Le passager » adaptée de JC Grangé sur France Télévisions

Posté par bouquinsprlefun le 7 novembre 2015

Le passager de JC Grangé : Adaptation en série sur France Télévisions. Ma chronique

Décidément, après TF1 et la talentueuse Alexandra Lamy, c’est France Télévisions qui diffuse une série adaptée d’un autre très bon livre. Je suis fan de J.-C. Grangé depuis le jour où j’ai vu Rivières Pourpres. Jean Reno et son acolyte m’avaient fascinée. Après l’effroi, l’horreur des corps mutilés, j’avais adoré l’enquête. Ainsi que le second film. J’ai tout fait à l’envers, puisque j’ai lu les livres après. Un grand moment. JC Grangé a le dont de penser à tous les détails, de décrire, rendre les scènes très spéciales, et d’envoûter le lecteur et indirectement le spectateur.

Alors j’ai tenté la soirée spéciale Grangé que proposait France 2 le 6/11/15 et j’avoue ne pas regretter. Bien au contraire, j’ai été immédiatement plongée dans le thème, dans le rythme, dans l’enquête. Non seulement grâce au talent de l’auteur, mais aussi et surtout à la production, aux acteurs que je ne connaissais pas, et à la musique, aussi.

Donc, le premier épisode de la série, c’est lorsqu’on découvre un corps avec une tête de taureau près de Bordeaux. Une vraie tête d’animal. Une jeune femme est sommée de mener l’enquête. Parallèlement, un homme désœuvré, qui a perdu la mémoire, est suivi par un psy qui ne semble penser qu’à son travail et au profil psychologique et psychiatrique de tous les gens qu’il rencontre. Il pratique d’ailleurs l’hypnose et permet  à Philippe Bonfils de recouvrer un peu la mémoire. Par ailleurs, la femme fonce interroger des témoins, ce qui s’avère dangereux et peu fiable.La flic et le psy vont devoir coopérer afin de mener à bien leurs missions.

Second épisode, là encore, les attentes sont fortes. L’épisode s’appelle Prométhée. On est certain de passer un bon moment dès le début. Un autre meurtre a été commis. Plusieurs enquêtes gravitent autour d’une enquête plus centrale, et il va falloir que nos deux personnages principaux creusent chaque piste pour découvrir la vérité. Des tags faits par des jeunes intéressent particulièrement les enquêteurs. Le téléspectateur va assister à cette curieuse coopération professionnelle, un duo improbable peut vraiment faire la différence dans un livre ou une série. La mythologie se mêle à cette histoire, et les compétences respectives de la policière et du docteur, très différentes mais néanmoins primordiales pour l’avancée de l’enquête, vont très bien se compléter. Il y a pour moi plus d’action dans ce second volet, gros mots, violences, attitudes inattendues du psy qui révèle sa personnalité, de l’inspectrice qui gère les problèmes sur le terrain; de tous les comédiens en général. Le jeu est fluide, réaliste, bien fait.

Le psy me rappelle un peu Marc Lévy ou Bruno Wolkowitch,  un peu « passe-partout », un peu « banal », mais très bien dans son rôle, très sérieux, vif, une voix qui marque. L’inspectrice paraît aussi très bien dans le rôle de la gentille flic qu’il ne faut pas énerver. La comédienne a tout à fait le profil, elle est bien dans ses baskets, elle donne de la fraicheur, de la jeunesse et de l’empathie aussi. On s’attache.

Le suspense est assez présent, mais plus dans le second que dans le premier épisode. La série semble intéressante, je regarderai la suite. Pas de comparaison avec le livre cette fois-ci, tout simplement car j’ai dû le lire il y a 15 ans et que je ne m’en souviens plus. Je le chercherai à l’occase.

Bonne journée de lecture, amis internautes.

Publié dans Chroniques diverses, HEBDO, Romans dont on a produit le film | Pas de Commentaire »

« Rose » d’Ismael Nalub

Posté par bouquinsprlefun le 6 novembre 2015

Rose

Ce polar déroutant est plutôt intéressant sur le fond, mais légèrement raté sur la forme.

Thomas est un inspecteur français qui s’ennuie ferme. On lui donne une nouvelle enquête qui lui paraît totalement banale au départ. Sauf qu’il y a une victime dont la mort paraît rapidement suspecte. Pour une vieille dame de 85 ans, décédée dans l’incendie de sa maison, cela lui semble assez étrange. L’enquête met en évidence le fait que la victime serait décédée avant l’incendie, étouffée dans un sac plastique. Il s’agit donc d’une enquête intéressante pour Thomas, qui, encouragé par son patron, se met à procéder à l’enquête de voisinage, envoyer des indices au labo, et non sans intérêt pour la gent féminine, à retourner voir à plusieurs reprises la jeune voisine de Jeanne, la victime.

Et c’est parti pour une virée en Angleterre, plus précisément à Brighton, avec le patron. Chose exceptionnelle, puisque le dit patron ne prend jamais la peine d’aller sur le terrain. A Brighton, pas le temps de faire du tourisme, Thomas mène l’enquête en vrai professionnel et prend des risques non contrôlés. Plusieurs fois kidnappé, suivi, frappé, tout cela vire au cauchemar, tant physiquement que moralement. Le mystère s’épaissit à mesure qu’il avance. Le patron, qui était mystérieux mais ne semblait pas suspect jusque-là, est-il entièrement au-dessus de tout soupçon, ou le manipule-t-il ? D’étranges indices lui font croire ŕ la seconde version… Et s’il avait raison ?

 

Les + : le thème principal sous-tendu par l’enquête : la guerre de 39-45. Le lieu choisi pour l’aventure : la ville de Brighton que j’adore, avec ses façades aux couleurs vives et sa fête foraine. J’ai vraiment apprécié. Et le tout début du livre, aussi, qui amène un peu un conte de fées qui va rapidement se transformer en polar bien mystérieux. J’ai aimé les différents mystères, mais j’aurai apprécié un peu de creuser certains personnages, assurément celui de ROSE puisque le titre du livre est ROSE. Sinon, il n’y a pas d’oublis, le récit est construit et réfléchi. Aucun personnage n’est oublié. La fin est chouette, on ne tombe pas dans une fin ennuyeuse et classique.

Les – : malheureusement, j’ai été très gênée par les erreurs d’orthographe et le style très inhabituel de ce roman. En effet : les reprises sont trop lourdes. Je m’explique : il y a très peu de reprises pronominales mais l’auteur répète sans cesse les mêmes sujets dans les phrases, donc le livre est deux fois plus long qu’il ne devrait l’être. Dans le sens où, si on avait plus de synonymes, de groupes pronominaux et de ponctuation pour faire des pauses, on sentirait plus de légèreté à la lecture. D’autre part, je note quelques incohérences dans le récit : à un moment Thomas est avec son patron, il lui donne une clé et l’auteur oublie de dire que le patron disparaît. ET surtout, trop de passages secrets tuent le passage secret. L’effet est vraiment trop lourd, on en a marre ! On ne sait plus à quoi servent ces passages, c’est un peu trop irréaliste, de même que les interrogatoires de Thomas qui durent parfois 30 secondes sans qu’il n’ait rien appris de neuf ! Il repart de chez les témoins… sans aucune info !

Un bilan un peu mitigé donc, mais le récit est bien mené. Je recommande aux amateurs d’histoires qui surgissent du passé, de nombreux personnages, de l’environnement de Brighton aussi, avec des stéréotypes très kitsch mais qui divertissent bien.

Publié dans Romans, Romans policiers, Thriller | Pas de Commentaire »

Kraft de Matthieu Biasotto

Posté par bouquinsprlefun le 5 novembre 2015

Kraft de Matthieu BiasattoLa vie ne tient qu’à un fil. Gabriel l’a bien compris.

Gabriel est au fond du gouffre, à deux doigts de mettre fin à sa vie, lorsque tout bascule. Il est témoin de l’impensable, de l’inimaginable.

Torturé, tout près de la mort, à demi-noyé (l’eau est sa plus grande phobie)… il ne sait comment résister, comment survivre. Mais à quoi bon ?

La veille, le cauchemar avait commencé pour pas grand-chose. Une couse-poursuite digne des films hollywoodiens, une légère mésentente, tout ça pour en arriver là. Au point de non-retour.

Avec Delphine, pourtant, ils étaient heureux. Un bonheur plutôt restreint, mais le bonheur quand même. Gabriel avait toute confiance en elle, malgré des différends, des choses étranges qui arrivaient dans leur quotidien, ces derniers temps.

Et lorsqu’il sent qu’il est à deux doigts de la perdre, tout lui paraît flou, il n’y comprend rien. Qu’avait fait ce couple pour recevoir un tel châtiment ? Qui étaient ces personnes, qui le détenaient, et surtout, pourquoi ? Une enveloppe Kraft ? Une simple enveloppe ? Que contenait-elle pour une telle utilisation de la violence ? Pourquoi eux ?

A la manière d’un film d’espionnage, ce thriller est très étonnant.  On sent bien l’angoisse et la tension qui animent Gabriel, mais on découvre pourquoi grâce à des flashbacks de plus en plus longs, ce qui nous permet de découvrir les secrets du couple, de comprendre petit à petit pourquoi Gabriel est victime de séquestration et + . On est pris dans la spirale grâce à l’auteur. J’ai assez accroché mais le style et l’originalité du livre en font tout de même un peu un livre complexe, qu’il faut lire presque d’une traite pour tout comprendre.

Les + : un style très moderne, comme on en voit en ce moment : des phrases courtes parfois sans verbes, des phrases qui descendent : le champ lexical de la douleur, du suspense, de l’angoisse qui se mêle à des phrases dont le ton descend lorsqu’on les lit. Cela augmente la tension, le côté thriller, espionnage, danger. Surtout au début du livre, où on n’est pas encore habitué, c’est clairement sympathique. J’ajoute que le chapitre 5 entame une tournure, avec un flashback plus profond, plus intéressant dans la vie du personnage principal, Gabriel. C’est plaisant.

Les – : il a manqué une vérification orthographique , je ne sais pas s’il a été relu ou non mais cela gâche le roman pour moi… dommage. D’autre part, j’aurais aimé en savoir plus sur la femme de Gabriel. Même si cela fait partie du « suspense » j’aurais aimé plus de densité là-dessus. C’est tout ! 

 

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Les Ignobles d’Huguette Conilh

Posté par bouquinsprlefun le 4 novembre 2015

Qui n’a jamais pensé à son enterrement, aux personnes qui viendraient ou ne viendraient pas pour un dernier au revoir ? Qui n’a jamais voulu observer ses proches après sa propre mort, pour voir leur réaction ? C’est ainsi que débute le roman « Les Ignobles ». Car Anna est partie. Elle a quitté le monde des vivants, après 35 ans de vie. Elle a mis fin à ses jours. Norbert, son mari, veut rester seul pour faire son deuil.

Deux garçons, Camille et son frère Mathis, se tiennent dans un cimetière, et pleurent leurs parents décédés dans l’incendie de leur maison. Mathis n’a que 13 ans, Camille décide de l’emmener vivre à sa colocation et de l’élever, malgré l’âge difficile dans lequel il entre. Cela sera toujours mieux pour lui qu’aller avec leurs grands-parents, stricts et avec qui ils sont en froid.  Ils ont 12 ans de différence et la vie les avait séparés, Mathis n’avait que huit ans.

Il s’avère que Camille est l’un des colocataires d’un appartement dont Norbert le menuisier est propriétaire.

La vie à trois dans le petit appartement s’avère délicate. Les horaires de travail du colocataire et de Camille sont incompatibles.

Mathis a du mal à communiquer… C’est un ado rebelle : mauvaise influence, idées noires, crises nocturnes, ou encore passage par la BAC… l’adolescent dans toute sa splendeur.

Aaron : colocataire peu sympathique de Camille, possède une mystérieuse boite fermée par un cadenas dans ses affaires, une trace ronde étrange dans le dos. Le mystère reste entier.

Camille : 25 ans, travaille, essaie tant bien que mal de permettre à Mathis de s’adapter à sa nouvelle vie. Mathis a soif de libertés et d’indépendance, mais peut-il lui faire confiance ?

Autour de ce trio gravite Norbert, bien sûr. Norbert apprécie ses locataires mais ne le montre pas. Il semble inconsolable depuis le décès d’Anna, 5 ans auparavant.

Un roman très travaillé, parfaitement bien exécuté, avec des passages notamment sur la présentation des personnages, (fin de la première moitié surtout), avec une intrigue, des petites choses secrètes, un dénouement très attendu, bref, de très bons éléments qui fonctionnent bien ensemble. J’ai beaucoup apprécié le style, le caractère du livre, le thème, les idées qui en découlent, et me suis attachée à Mathis. Je vous recommande tous les livres d’Huguette Conilh, qui ont, malgré la gravité du thème, toujours un brin de poésie, de légèreté qui rend la lecture authentique, agréable et facile.

J’ajoute que le roman est actuellement en attente d’éditeur !

Plusieurs choses me viennent à l’esprit à la lecture de ce roman.

Comme me l’a confié Huguette Conilh, j’ai pu me rendre compte de la profondeur du roman, du message qu’elle essayait de délivrer. Ce texte est en fait comme un symbole de tolérance et de respect par rapport aux homosexuels, à l’homoparentalité, et à l’acceptation de leurs différences. Il prouve combien il doit être difficile pour un couple homo de se cacher aux yeux de tout le monde. Car les refus d’insertion sociale seraient multiples : travail, logement, liens amicaux, entente familiale, … toutes les exclusions et discriminations possibles sont donc envisageables. Pourtant, personne n’est parfait. Ce roman montre bien, à travers une histoire assez simple, quels jugements peuvent avoir les gens sur d’autres personnes, juste sous prétexte qu’elles ont des mœurs différentes, qu’elles ont des sentiments considérés comme « non naturels » par certains. Jusqu’à quel point a-t-on le droit de juger, d’agresser, de violenter des personnes qui ont juste fait des choix différents que ceux attendus « normalement » par la société actuelle ? Comment se fait-il qu’aujourd’hui, en Europe en 2015, les personnes différentes ne soient toujours pas acceptées par leurs pairs, qu’ils ne comprennent pas combien il est important, utile, pédagogique de pouvoir rencontrer la diversité, combien on a besoin les uns des autres pour construire une société complète, variée, culturellement riche, et solide ? A l’heure où certains ont enfin le droit, dans certains pays, à une reconnaissance « civile » par le mariage, mais pas forcément le droit à être officiellement parents, se peut-il que les mentalités soient encore si fermées, opaques, que ce thème soit toujours tabou ? De quel droit son propre jugement permet-il de décider des libertés, des droits d’autres personnes, juste sous prétexte que leur nature profonde ne soit pas celle attendue par la société ? Pourquoi les lois sont-elles si figées finalement ? Qu’en est-il du regard lancé jour après jour aux enfants de couples homos, alors mêmes que les parents intolérants osent juger les autres, étant eux-mêmes sans doute différents dans tout autre domaine ? De quel droit l’intimité des gens homos est-elle étalée sur la place publique, de quel droit parle-t-on de déviance, de pathologie mentale, de folie, de perversité alors qu’il ne s’agit là que de sentiments ?

 

Voilà les questions que je me pose à la sortie de cette lecture, qui n’est pas particulièrement un thème que j’affectionnais, mais plutôt l’acceptation de la différence, le respect, la tolérance, que j’essaie de communiquer notamment au travail, auprès des jeunes générations. N’oubliez pas, jeudi, c’est la journée du Harcèlement à l’école. N’oublions pas que le mal est partout mais qu’il en va de notre responsabilité : ouvrons les yeux sur le monde qui nous entoure, et ne laissons pas faire.

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L’instant magique de Kristin Hannah

Posté par bouquinsprlefun le 1 novembre 2015

L’instant magique de Kristin HannahL'instant magique

Un livre qui m’a scotchée ! Un coup de cœur pour une histoire exceptionnelle.

Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de livres et pourtant, j’ai été vraiment surprise de l’apprécier autant.

Ellie, policière dans un petit village aux Etats-Unis, est confrontée à une intervention peu banale. En effet, elle est appelée pour une petite fille qui est coincée dans un arbre et ne veut en descendre. Et en plus, elle porte un petit louveteau sous son bras, comme une peluche.

La petite fille semble très mal en poing, et ne pas avoir les capacités à se socialiser : pas de parole, craintive, très sale, et ne communique pas du tout. Elle crie, hurle dès qu’on l’approche, et se cache comme si elle voulait disparaître.

Ellie ne sait pas quoi faire. Avec ses coéquipiers, et le village, ils décident d’aider la petite fille. Mais Ellie n’y parviendra pas toute seule. Elle fait donc appel à Julia, sa sœur qu’elle n’a plus vu depuis longtemps…

Julia est médecin psychologue et a un passé douloureux. Elle se sent coupable par rapport à une de ses anciennes patientes, qu’elle n’a pas su aider quand il le fallait. Elle va tenter par tous les moyens de faire sortir la petite fille sauvage de sa cachette et calmer ses angoisses.

Et puis, il y a Max. Un homme plutôt mystérieux, qui va être mêlé à cette histoire. Protecteur, il va aider Julia dans son entreprise.

Au fur et à mesure des semaines, Julia fait des progrès énormes. Elle nomme la petite fille Alice, et s’occupe d’elle, s’attache à elle, et inversement. La petite se rapproche, elle grandit, elles s’apprivoisent. Comme dit le Petit Prince « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »

 

Kristin HannahUn récit très bien raconté dans le sens où on parle à la troisième personne mais je me suis identifiée tout de suite à Ellie puis à Julia. De plus, il y a comme une forme de poésie dans la narration, la description des saisons, la présentation de certaines scènes du roman. Le lecteur est comme sur un nuage : c’est comme s’il flottait sur le village, ou au-dessus de la maison de Julia et d’Ellie. On se sent responsable de la mission de savoir ce qui arrivera à la petite fille. On veut absolument que Julia lui apprenne les convenances, les règles de savoir-vivre, et surtout la parole. Sans cette partie « soins médicaux », parfois trop présente dans les films ou les livres de ce genre, on voit plutôt la relation humaine, l’attachement, l’aspect psychologique qui évolue dans le livre. De plus, l’histoire est vraiment bien construite, et même si on a une happy end, on aime ça. Kristin Hannah est vraiment talentueuse, c’est léger, plaisant, addictif même si on n’aime pas trop ce genre de livres en général. Pas besoin de fioritures pour faire un bon bouquin, un peu de poésie, de légèreté sur un fond plus grave provoquent de très bonnes vibes. Je verrai bien le téléfilm à partir de ce livre, et en plus, je verrai surtout une suite avec Alice qui raconte son adolescence, ça serait excellent, un régal. Moi qui aimais tant la couverture, avec cette petite fille couchée dans l’herbe, je n’ai pas été déçue, j’ai trouvé ce roman magnifique. Il interroge sur la question de l’adoption, des orphelins, des enlèvements d’enfants, mais aussi et surtout sur le travail des psy qui doivent bien tenter de rester professionnels et de prendre du recul en toutes circonstances… pas facile. Il en va de même dans le domaine éducatif, j’en suis la première surprise. Lorsqu’on travaille pour et avec de l’humain, difficile de prévoir ce qui va se passer, comment l’autre va réagir, même en usant de toutes les astuces qu’on vous apprend à la fac. Vous l’aurez compris, ce livre est un incontournable. Ce ne sera pas le dernier que je lirai de cette auteure. 

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Stephanie durieux |
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