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Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela

Posté par bouquinsprlefun le 26 novembre 2015

Un long chemin vers la liberté 

Nelson Mandela

 

Résumé : (Je vous épargne les longues phrases, et préfère ma prise de notes perso !)

Né le 18 juillet 1918 (même jour que moi). Maïs, sorgho, citrouilles et haricots constituaient la base de leur nourriture. Ils vivaient dans un petit village dont Nelson se souvient très bien. A côté, les pâturages, au centre, le village entouré d’une petite clôture pour abriter les animaux. Sol en terre, bouse de vache. Pas de routes autour de leurs fermes. Petites huttes destinées chacune à une utilité précise, une hutte = un pièce. Femmes seules car maris partis travailler loin, pour très longtemps. Lit = nattes sans oreillers. Dès 5 ans, il garde les moutons et les veaux dans le pré. Utilisation maximale de la nature, respect pour les animaux, ce que Dieu offre. Apprentissage du combat, comme de futurs vrais guerriers. Contes, légendes, récits de guerre autour du feu. Communion avec la nature. Rituels, tabous, cérémonies…à chaque moment de la vie. Blancs = dieux, (peur et respect). Chance d’aller à l’école à 7 ans. l’institutrice a donné à chacun un nom anglais. Disparition de la culture africaine en classe. supériorité des britanniques et des blancs, « civilisés ». Nouvelle identité à cause du prénom ?  Mort du père, long voyage, Nelson est placé sous la tutelle d’un chef de tribu très important, régent et bienfaiteur pour lui, car il se sentait redevable par rapport à son père. Elevé comme ses propresUn long chemin vers la liberté de Nelson Mandela dans Chroniques diverses arrow-10x10 enfants, nouveau monde, richesses. Bonheur malgré séparation d’avec sa mère. Collège et lycée, anecdotes, sport, camaraderie. Entrée à l’université : seulement 150 étudiants, grande fierté. Licence.  Obligé par son bienfaiteur de se marier, ne veut pas, décide de planifier une fuite. Arrive à Johannesburg…

Mon analyse perso

Qui a lu son livre ? Parce que là je suis un peu sonnée, assommée par tant d’infos. Très très long livre, qui commençait pourtant bien. J’ai eu trop, trop de mal avec ce livre, et pourtant je me faisais une joie de le lire. En effet,  quand on pense à cet homme, on pense à sa lutte acharnée pour la justice, la paix, tout ça. En fait je peux vous dire une chose, je n’ai pas été au bout. Déçue et surprise par ce récit des mille vies, certes intéressant, mais mille fois trop long en fait. J’avais envie d’en savoir plus sur « comment il en est arrivé là » ou alors sur les raisons qui l’ont poussé à devenir l’homme qu’il était. Je suis déçue car les réponses sont partielles ou alors pas assez approfondies, et on s’attache plus aux détails, au récit, aux personnages rencontrés qu’à tout cela. Très complexe à lire, je me suis ennuyée fortement, j’attendais plus de ce livre. Peut-être une note d’espoir dans ce contexte peu propice aux lectures de thrillers comme j’en ai l’habitude. Je me demande si ceux qui l’ont lu ont ressenti la même chose que moi : incompréhensible, trop  long voire presque inutile, décevant dans l’ensemble. Je comptais aussi glaner quelques infos pour en parler à mes élèves, notamment dans un chapitre sur les luttes raciales aux Etats-Unis … non, pas possible. Dommage.

 

Citations

J’allais à l’école, qui n’avait qu’une seule classe, à côté du palais, et j’apprenais l’anglais, le xhosa, l’histoire et la géographie. Nous faisions nos devoirs sur une ardoise. Nos instituteurs, Mr. Fadana, et, plus tard, Mr. Giqwa, me portaient un intérêt particulier. Je réussissais bien, moins par facilité que par obstination. La discipline que je m’imposais était renforcée par ma tante Phathiwe qui habitait à la Grande Demeure et qui, chaque soir, contrôlait mon travail.

 Ils m’appelaient du nom familier de Tatomkhulu, qui veut dire « grand-père », parce qu’ils disaient que quand j’étais sérieux je ressemblais à un vieil homme.

Je me suis toujours efforcé d’écouter ce que chacun avait à dire dans une discussion avant d’émettre ma propre opinion. Très souvent, ma propre opinion ne représentait qu’un consensus de ce que j’avais entendu dans la discussion.

Comme Clarkebury et Healdtown, Fort Hare était un établissement scolaire de mission. On nous exhortait à obéir à Dieu, à respecter les autorités politiques, et à nous montrer reconnaissants envers le gouvernement et l’Eglise qui nous donnaient la possibilité de nous instruire. On reprochait souvent à ces écoles d’avoir des attitudes et des pratiques colonialistes. Cependant, malgré cela, je pense que les bénéfices que nous en tirions l’emportaient sur les désavantages. Ces missionnaires construisaient et dirigeaient des écoles alors que le gouvernement en était incapable ou du moins peu disposé à le faire. L’environnement scolaire des établissements de mission, tout en étant rigide sur le plan moral, était souvent plus ouvert que les principes racistes sous-jacents des écoles gouvernementales.

Justice partagea une partie de son argent avec moi et me donna quelques livres en plus. Pendant ces premiers jours, ma nouvelle richesse sonnait dans mes poches, et j’avais l’impression d’être millionnaire. Je commençais à trouver que j’étais né coiffé, que la chance me souriait et que si je n’avais pas perdu un temps précieux à faire des études j’aurais déjà été riche. Une nouvelle fois, je ne voyais pas que le destin s’amusait à me tendre des pièges.

A cette époque, je croyais que seules les études assuraient une bonne connaissance de l’anglais et le succès en affaires et, pour moi, il allait de soi que Sisulu était diplômé de l’université. Après avoir quitté le bureau, j’ai eu la surprise d’apprendre par mon cousin que Walter Sisulu n’avait pas fait d’études. C’était encore une leçon de Fort Hare que je devais oublier à Johannesburg. On m’avait appris qu’avoir une licence signifiait qu’on était un responsable et que pour être un responsable il fallait une licence. Mais à Johannesburg, j’ai découvert que beaucoup des responsables de premier plan n’étaient jamais allés à l’université. J’avais suivi tous les cours nécessaires pour l’obtention d’une licence, mais je n’avais jamais aussi bien parlé que beaucoup d’hommes que je rencontrais à Johannesburg et qui n’avaient même pas un certificat d’études.

La reine m’avait remarqué et, à un moment, elle s’est adressée à moi, mais elle parlait sesotho, une langue dont je ne connaissais que quelques mots. Le sesotho est la langue des Sothos ainsi que des Tswanas, dont un grand nombre vit au Transvaal et dans l’Etat libre d’Orange. Elle m’a regardé d’un air incrédule puis elle a dit en anglais : « Quel genre d’avocat et de chef espères-tu être si tu ne connais pas la langue de ton propre peuple ? » Je n’ai rien trouvé à répondre. La question m’embarrassait et me ramenait sur terre ; elle me faisait prendre conscience de mon provincialisme et de mon manque de préparation pour me mettre au service de mon peuple. Sans m’en rendre compte je m’étais laissé prendre dans les divisions ethniques entretenues par le gouvernement blanc et je ne savais même pas parler à mes parents et à mes amis. Sans langue commune, on ne peut parler à un peuple ou le comprendre ; on ne peut partager ses espoirs et ses aspirations, saisir son histoire, apprécier sa poésie et ses chansons. Je me suis à nouveau aperçu que nous n’étions pas des peuples différents avec des langues différentes ; nous ne formions qu’un peuple avec des langues diffé« L’éducation, c’est parfait, disait Gaur, mais si nous devons compter dessus, nous devrons attendre mille ans pour obtenir notre liberté. Nous sommes pauvres, nous avons peu d’instituteurs et encore moins d’écoles. Nous n’avons même pas le pouvoir de nous éduquer nous-mêmes. 

Wits m’a ouvert un nouveau monde, un monde d’idées, de convictions politiques et de débats, un monde où les gens se passionnaient pour la politique. J’étais parmi des intellectuels blancs et indiens de ma génération, de jeunes hommes qui formeraient l’avant-garde des mouvements politiques les plus importants des prochaines années. Je découvrais pour la première fois des gens de mon âge engagés fermement dans la lutte de libération, disposés, malgré leur situation relativement privilégiée, à se sacrifier pour la cause des opprimés.

 

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Stephanie durieux |
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