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Le 11 Septembre de Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 11 septembre 2015

Le 11 Septembre de Bouquinsprlefun

Je vais vous parler aujourd’hui de ma façon de voir le 11 Septembre, et de mon ressenti face à cette date qui n’a laissé personne indifférent… Parce que le 11 Septembre 2001 a changé ma façon de voir le monde.

J’étais jeune, c’était il y a déjà quatorze ans. Il faisait chaud et beau en France. Un jour comme les autres… qui est devenu un jour inoubliable, un jour hors du commun, le jour où on a tous été témoins du meurtre de milliers de personnes et de l’attaque la plus grave de notre époque envers le monde occidental.

Vous souvenez-vous de ce que vous faisiez lorsque les avions sont entrés en collision avec les tours du World Trade Center, ce 11 Septembre, aux environs de 15h30 heures françaises ?

Je rentrais du collège à ce moment-là. Nous étions un vendredi, je crois, et c’était ma semaine de rentrée en troisième.

La télé était allumée et au départ, je me suis dit, zut, ils ont zappé ma série préférée ! Non mais ça va pas ?!

Quelques secondes pour comprendre, pour regarder les premières images. « Edition spéciale ». Ah. On dirait un film catastrophe. Ah. Ben non. C’est où ? Ah. Ok. C’est en direct ? Ah. Ok. Il se passe quoi ?

Et le pire était à venir…

Un avion de passagers était entré dans la première tour, comme ça, tout simplement, et de la fumée s’échappait, en direct, avec des flammes, et tout le monde s’interrogeait. Les journalistes : « Il semblerait que l’incendie se propage… nous n’avons pas d’informations, les pompiers de toute la ville arrivent, nous entendons les sirènes d’ailleurs… » Tout aussi spectateurs et incrédules que nous, simples téléspectateurs à des années-lumière de l’Amérique, ou presque.

***

Durant les années 90, la mode était à l’Amérique, déjà. Chez nous, on prenait pour modèle les chanteurs et chanteuses américains ou anglais, nous ados, on adorait. On regardait les séries populaires écrites exprès pour nous, « Melrose Place, Beverly Hills, Charmed ou Hartley le soir en rentrant, et « Aux frontières du réel, Mac Giver, K 2000 ou Alerte à Malibu pour les plus nian nian mais avouez que vous aimiez aussi ! » nos parents avaient les mêmes séries écrites exprès pour eux,  jolie période tv. Et bien sûr, dès 98, (pas seulement la Coupe du Monde!) C’était l’année de sortie du film Titanic. Les gens y allaient par dizaines, regardaient un peu d’un œil les scènes trop dures et y retournaient la semaine suivante pour tout revoir dans les détails. (ah non, pas vous ? ah parce que j’aime un peu trop ce film donc j’ai dû le regarder 99 fois de trop). Donc, on aimait l’Amérique ! Puis, les styles vestimentaires, les « boums » pour nos 13,14,15 ans ou encore les superbes posters d’acteurs et actrices américains,  (Tom Hanks, Julia Roberts et tous les autres) de l’époque nous prenaient toutes nos préoccupations d’ados. Ne dites pas le contraire sinon je vais m’apercevoir qu’il y a un truc qui ne va pas chez moi ! Ma chronique sur les Etats-Unis ici.

***

Mais le 11 Septembre, cette année-là, quelque chose a changé. Beaucoup de choses ont changé. Pour « eux », pour nous, pour nous tous. Une espèce de sentiment patriotique occidental est né, comme si au fond on était tous unis, si on soutenait les victimes, les familles, les témoins, alors qu’on n’était personne et que concrètement, on ne faisait pas grand-chose ! Du fait du nombre de victimes, de la gravité de la catastrophe, la déclaration de guerre, l’inquiétude par rapport au terrorisme… la sympathie ou l’empathie des français envers les américains a explosé en cette fin d’année 2001. Une vague de sentiments, de rapprochement de la société, de réactions inexplicables, de relations humaines et de solidarité est née ce jour-là. En même temps, de nombreuses vies se sont éteintes, de nombreuses familles gâchées, de nombreuses histoires ont été tues… et on a même parlé des théories du complot. Alors ça, j’ai du mal à comprendre et ça m’intrigue au plus haut point.

A ce moment-là je vous renvoie au livre « Les arcanes du chaos » de Maxime Chattam, un roman, certes, mais que vous allez adorer si ce thème vous passionne. Lisez-le. Ma chronique ici.

***

Le 11 Septembre, j’ai été fascinée, non seulement par l’image la plus vue au monde, celle des deux tours surplombant tout Manhattan, magnifique quartier d’affaires de New-York, ville pour moi « imaginaire », immense, incroyable, symbole des richesses et du pouvoir des Etats-Unis, mais aussi parce que je l’ai vécu en direct et qu’on nous attaquait, nous. « Nous » ? Et pourtant je n’étais pas américaine, encore moins allée visiter ce pays…

Ce jour-là, j’ai été fascinée par le direct, par les news. J’ai été subjuguée par le fait que non, il ne s’agissait pas d’une simulation, d’une fausse évacuation incendie ou encore d’un long-métrage. Il ne s’agissait pas non plus d’une dénonciation par des journalistes de ce qui pouvait se passer un jour. J’ignorais totalement qu’en 1993 il y avait déjà eu quelque chose au WTC. J’ignorais jusqu’à l’existence du WTC. Eh oui. Et pourtant…

A partir de ce jour-là, je n’ai plus raté une seule fois les informations télévisées, au moins une fois par jour, car j’étais totalement intéressée par le « direct », parce que c’était une façon de voir ce qui se passait loin dans le monde et pourtant d’en être proche comme si c’était chez moi, ou à côté. Je me suis vraiment intéressée au journalisme et j’ai même rêvé quelque peu d’en faire mon métier.

A partir de ce moment-là, je me suis vraiment intéressée aux Etats-Unis et au monde Anglophone plus généralement, à la langue aussi, et j’ai développé un intérêt réel pour les cultures, les modes de vie, les différences entre états, les présidents, ou encore les livres. J’ai pu me rendre compte qu’en France on avait les mêmes centre d’intérêts, les mêmes buts dans la vie, et que malgré la distance je pouvais vraiment m’identifier à un ado aux Etats-Unis. J’ai aimé de plus en plus mes cours d’Anglais. J’ai adoré mes profs d’Anglais, dont une qui nous montrait son uniforme d’écolière ou nous faisait chanter des Yellow Submarine ou Imagine et moi, j’imaginais. Je me faisais ma propre idée de ces pays aux accents chantants et aux verbes irréguliers incontournables !

Plus en profondeur, ce 11 Septembre a marqué mon esprit dans le sens où je me suis dit « On n’est à l’abri de rien ». Aujourd’hui, les ados de 3e ressentent peut-être la même chose depuis le 8 Janvier 2015 en France, date à laquelle nous avons aussi partagé un sentiment commun, je ne sais pas trop lequel. J’ai vraiment pensé que la guerre était déclarée avec Al Quaïda, on ne parlait que de cela dans les informations. On ne voyait que les tours jumelles dans leur écran de fumée, puis le fameux Ground Zero, en boucle pendant des jours et des jours, les cris des témoins américains en fond sonore. Ce jour-là a changé ma façon de voir le monde : j’ai compris que la vie pouvait s’arrêter à tout moment. Ce n’est pas la mort d’une camarade de classe qui infirmera la chose quelques temps plus tard.

 

Avec du recul sont venues d’autres informations, au-delà de tous les avions, des préparations en amont, de l’histoire des terroristes etc. Le plus important, ce qu’on se demandait, c’était pourquoi ! Pourquoi, pour qui, pour quelle lutte, quelle cause ? Et là, à 15 ans, on croit ce que disent les médias, on est totalement dépendant de ce qu’on voit et ce qu’on entend, on n’est pas tellement capables de réfléchir autrement vu qu’on n’est pas américain non plus.

Puis, on réfléchit, on se dit que le monde est petit, que cela aurait pu nous arriver aussi, dans notre pays, dans notre Europe aussi. On se demande comment aurait réagi le pays, le président, les autorités, par rapport aux Américains.

Je me suis beaucoup intéressée à l’art, au street art et au Memorial construit sur le Ground Zero. Première destination lorsque je m’envolerai enfin pour New York. J’ai été sensible aux œuvres qui ont découlé des attentats du 11 Septembre, certaines étant si marquantes, si tristes aussi. J’ai aimé les reportages sur les conséquences auprès des pompiers, des familles des victimes, des derniers instants dans les avions. J’ai encore plus aimé les reconstitutions, les fictions où l’on peut observer de petits groupes dans les tours, les passagers du vol 93 ou encore les témoins à Manhattan. Je cherche encore aujourd’hui des livres sur ce thème, parce que cela reste un mystère, c’est comme le Titanic…

Je me suis demandée comment transmettre cet évênement et plus largement l’histoire des Etats-Unis aux nouvelles générations, parce que cela fait partie de mon travail. Chaque année j’y pense, j’y réfléchis, j’essaie de perfectionner ce chapitre, mais c’est très difficile pour moi, car il faut être objective, pas dans le sensationnel, ni dans le trop trash… et il ne faut pas non plus s’étendre un mois dessus. Pour un sujet qui me tient à cœur, difficile de ne pas trop s’impliquer…

Et enfin, on regarde toutes les vidéos du net et on voit « La théorie du complot ».

Quatorze ans plus tard, j’ai toujours du mal à comprendre, à assimiler ces histoires, à croire à ces théories étranges qui mettent en scène d’éventuelles bombes placées là par le gouvernement au lieu des avions, sous prétexte que les tours ne se seraient pas effondrées de la même manière, qu’on voyait des mini-explosions avant qu’elles ne s’effondrent ou encore qu’il y aurait eu d’autres avions… J’ai du mal à avoir les idées claires, à comprendre tout cela, à me faire une idée de ce que pensent les américains…

Pour conclure, je n’ose imaginer la peine des Américains touchés de près ou de loin par la catastrophe. Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres… parce qu’on n’est à l’abri de rien, même des pires scénarios de films catastrophes auxquels jamais on n’aurait pu  croire…

Des avis ? Des réactions ? N’hésitez pas…

 

 

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Stephanie durieux |
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