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TEXTE NUMERO 5 Pour le CONCOURS Cé la Rantré par Antonin Sobel

Posté par bouquinsprlefun le 8 septembre 2015

TEXTE NUMERO 5 par Antonin Sobel

C’est jour de rentrée, je passe en sixième, mon cartable pèse 20 kilos parce que maman a mis l’intégralité de la liste demandée dans le sac, comme si j’allais faire le jour de la rentrée toutes les matières de la semaine, j’ai un peu peur, parce que je viens de déménager dans un nouveau quartier, une grande cité en périphérie, c’est pas un collège, c’est une usine, 1000 élèves, 30 nationalités, un truc de ouf, ça crie, ça s’insulte dans toutes les langues, caraï, nardine mok, Gloop si ko tursky kooratz ! (t’es con comme une bite de turc…).
Je ne comprends rien, moi qui vient des beaux quartiers, d’une école où il n’y avait que des fils d’avocats, de médecins, de notaire, sauf mon pote Christophe qui était fils de pute (authentique mais si tu lui disais tu prenais une droite en pleine gueule…) et moi fils d’ouvrier, on s’était bien trouvé…

La cloche sonne, le proviseur fait l’appel, on se range par classe « Sobel, sixième B… ».
Aléa jacta est, les dés sont lancés, je rejoins ma classe, on se toise, on se jauge, les garçons sont comme des coqs, prêts à se battre pour rien et n’importe quoi, pour faire les costauds devant les filles, c’est pas mon truc la baston, je préfère faire rire, c’est plus efficace et je suis plutôt moineau qu’aigle…

Mais il y a ce mec qui a décidé que je serais son souffre douleur, alors il me fait chier toute la journée, je ne bronche pas, essuie les insultes et les brimades, me renferme, c’est un bon petit Français de la campagne, élevé à la dure, famille nombreuse, il a une sale gueule et mon papa m’ a toujours dit « méfie toi des mecs qui sont moche dans une baston ils n’ont rien à perdre…

Alors je me méfie, mais il y a eu ce jour pas comme les autres, vous savez, ce jour où on se lève et qu’on décide de ne plus se laisser faire en se réveillant, on vient de faire deux heures de sport, on sort du gymnase, je porte mon sac LEE COOPER dans le dos, il arrive par derrière, tire sur le sac pour me faire tomber, je suis pas bien lourd, je tombe, mais là il se passe un truc bizarre, je sens une boule dans mon ventre, du chaud sur mes joues, du sang dans mon regard, je me relève, me retourne, le chope par un bras, le fait tourner, l’envoie contre le poteau du panier de basket, il s’éclate la gueule dessus, je le chope de nouveau, lui met la gueule par terre, et je saute sur son dos, à genoux, tout en lui balançant des coups de poings, je n’arrive plus à m’arrêter, un groupement s’est formé en cercle, comme à chaque baston, ça crie « du sang de la chique et du mollard », ce n’est plus moi, c’est mon corps qui s’exprime, comme un fou, au bout de quelques minutes ou secondes je ne saurais dire, je sens une force démentielle qui me soulève, c’est le prof de sport, M. Bichon, il m’a pris sous les bras pour me dégager de l’autre con… qui ne bouge plus, j’ai du sang sur les mains, je ne sais pas si c’est le mien ou celui de l’autre, je me retrouve dans le bureau du directeur, l’autre est parti à l’hôpital pour des examens, il en est sorti avec un hématome à la tête, deux côtes cassées, plus personne ne m’a jamais fait chier, même les grands frère me respectent, j’ai pris huit heures de colle, depuis je me suis toujours levé en me disant « aujourd’hui personne ne me fera chier »… ça marche…et ce mec est devenu mon meilleur pote, il s’appelait Sauget, aucune idée de ce qu’il est devenu mais je suis sûr qu’il se souvient de moi et je ne l’ai plus jamais revu faire chier quelqu’un… la loi du talion, « pour un œil les deux yeux pour une dent toute la gueule » c’est devenu ma devise…

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