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    Vous trouverez des articles sur mes lectures, mais aussi de nombreuses chroniques, des hebdos, des photos de ma bibliothèque et mes piles à lire. Je cherche à promouvoir les jeunes écrivains en devenir mais aussi à débattre sur les best-sellers...
    J'ai écrit deux romans, n'hésitez pas à aller faire un tour sur le site Edilivres
    http://www.edilivre.com/une-question-de-confiance.html#.VYMjWka85Ec
    http://www.edilivre.com/l-enquete-espagnole.html#.VYMjeUa85Ec
    Je me ferai un plaisir de vous dédicacer ces petits livres!

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TAG Liebster Award

Posté par bouquinsprlefun le 25 septembre 2015

Bonjour tout le monde, aujourd’hui pour changer un peu, je vous propose un TAG. 

J’ai été taggée par monuniversfantasy (un petit clic sur son nom pour avoir accès au blog).

Le principe de ce TAG est simple : faire connaitre des blogueurs peu connus

Les règles :
   ♦ écrire 11 choses sur soi

   ♦ répondre aux 11 questions de la personne qui t’a nominée
   ♦ nommer à notre tour 11 nouveaux blogs et leur poser 11 questions
   ♦ mettre le lien vers leur blog & les informer de leur nomination
   ♦ informer la personne qui t’a nominée que la tâche est accomplie

Je commence avec les onze choses sur moi :
1. je ne sais pas du tout quoi répondre

2. J’avoue que j’adore la radio Top Music et j’assume !

3. Je suis fan du style vestimentaire de la geek dans Esprits Criminels

4. Je m’habille tout le temps en bleu et noir

5. Je ne sors jamais sans mon sac de piscine dans la voiture

6. L’automne me rend triste et je rêve déjà de sable chaud et de vagues

7. J’aime les gens mais je déteste les animaux

8. Je ne fume pas mais je bois au moins 2l de thé ou café

9. A chaque fois je me dis que je ne lis pas assez varié (toujours des policiers)

10. Et à chaque fois que j’ouvre un roman policier je ne peux le refermer avant la fin.

11. Détail sans importance : je suis un peu cinglée sur les bords. Bouquins + fun = Bouquinsprlefun.

 

Les onze questions que monuniversfantasy m’a posées :
– Ton endroit préféré pour lire ? Le canapé, toujours à la même place bien à droite, bien au chaud de préférence avec une couverture. De préférence entre 1 heure et 3 heures du matin !
– Quel est ton fond d’écran de portable ? Les vagues, me rappelant les vacances de cet été– Deux mots pour définir ta bibliothèque ? Grande et surtout des policiers.
– Ta recette préférée ? Celle que tu détestes ? J’adore le risotto aux champignons et vin blanc. Sinon en cette saison : soupe de butternut.
– Un livre que tu n’as pas réussi a terminer ? Pourquoi ? Vernon Subutex de Virginie Despentes car il m’a déprimée. Pas sûre de le finir.
– Qu’écoutes-tu comme musique en ce moment ? Calogero, Coldplay, Adèle, Mika…
– Ton/ta acteur/actrice préféré(e)/détesté(e) ? J’aime bien Marion Cotillard, Alexandra Lamy, Audrey Tautou,Gérard Jugnot, Guillaume Canet, Valérie Lemercier, Omar Sy, Kad Merad, …Côté anglophone : Tom Hanks, Richard Gere, Julia Roberts, Nicholas Cage, Jennifer Lawrence, …
– Ton dernier coup de cœur ? (livre, objet, série tv…) : j’ai encore craqué pour des bottines d’hiver en cuir  marine avec des brides brunes.
– Tu es plutôt BD ou manga ? ni BD ni manga. Dans mon enfance j’ai lu pas mal de BD.
– Disney ou Dreamworks ? aucun, même si j’aimais bien La belle et la bête, Pocahontas et Cendrillon, à 5 ans.
– Un livre qui t’a surpris par son histoire ou sa fin ? Le dernier en date est ALE 2100 de Sophie G. Winner, veuillez vous reporter à ma petite chronique ;)

 

Les 11 questions que je pose :

-Quel genre littéraire préfères-tu et pourquoi ? 

-A quel âge as-tu commencé à lire de manière plutôt immodérée ? Quel déclic ? 

-A quel âge as-tu décidé de faire un blog, pourquoi, comment, il y a combien de temps ? 

-Ecris-tu des livres ? Si oui, pourquoi, depuis quand, lesquels ? 

-Ton métier ou le domaine dans lequel tu travailles ? 

-Combien d’heures lis-tu par semaine ? 

-Quelles sorties de livres t’intéressent actuellement ? Lesquels voudrais-tu absolument ? 

-Qui aimerais-tu rencontrer dans la littérature actuelle (auteurs)?

-Quels personnages de romans voudrais-tu incarner, pourquoi ?

-Quels personnages de romans voudrais-tu faire revivre/ vivre, pourquoi ?

-Combien de livres dans ta bibliothèque papier ? Combien de livres dans ta bibliothèque numérique ?

 

Publié dans Chroniques diverses, Qui suis-je ? | Pas de Commentaire »

ALE de Sophie G. Winner

Posté par bouquinsprlefun le 25 septembre 2015

ALE de Sophie G. WinnerALE

Il fut un temps, les jeux vidéo étaient notre quotidien. Les vrais, je veux dire avec une console. Maintenant, tout est « fictif ». Je m’explique : le format est totalement différent. On ne « touche » pas les énormes jeux en les mettant dans la console…

En 2015, on fête les 30 ans de Super Mario, ça vous parle ? Moi, ça me file un coup de vieux !

On était petits, on avait reçu une Sega Megadrive et on l’adorait. Petit à petit sont venus s’ajouter plusieurs jeux. Sonic, Mister Nuts, Le livre de la Jungle, Tintin, Titi et Grosminet faisaient notre joie. Les codes de triche, c’est venu après. BABBAABABABABBAB et on s’éclatait avec des vies à l’infini !

Par après, ceux de ma génération vont confirmer, on a eu les petites consoles portatives formidables, avec le premier jeu classique : Tétris. Alors qu’on se le dise, on a tous passé des heures et des heures devant ce tout petit écran noir et blanc, (en couleur pour les chanceux) alors qu’on avait des devoirs à faire. Qui ne se souvient pas de la fameuse musique du début et les bruits des touches quand on casait les figures pour former des lignes ? Menteurs.

On a eu aussi la série de tamagotchi, superbe mode venue tout droit du Japon, et nous, on ne se déguisait pas encore en Sailor Moon ou Dragon Ball Z, les cheveux en pétards, la combi orange ou encore les longs cheveux roses avec l’uniforme de l’école japonaise. Non. Et même si on était fans de Nicky Larson ou autres, on n’allait pas en vacances au Japon pour autant, comme nos jeunes privilégiés de petits fils à papa aujourd’hui !

Un peu plus tard encore, j’ai eu l’occasion de jouer à Tomb Rider. LE jeu vidéo en vogue, j’ai donc pu découvrir comment avancer dans les sous-sols de Venise et prendre différentes armes, et je me souviens d’ailleurs de la difficulté à grimper sur une paroi, je ne sais même plus si j’y suis enfin arrivée. Je me faisais tuer à tous les coups. Quelle violence à l’époque ! Pourtant, c’était génial. Modernité, graphisme d’enfer, personnages plutôt réalistes etc.

Les avatars sont venus aussi dans ces années-là avec un jeu dont je raffolais, et très chronophage, sans début, sans fin, sans autres objectifs que : se nourrir, se divertir, se cultiver, se faire des amis ou encore aller travailler et évoluer dans une société créée par vous-mêmes… (purement égocentriste, égocentré, égo-géré)… voyez-vous de quoi je parle ? Avec de petits discs additionnels pour construire des maisons avec des décos de plus en plus farfelues, des œuvres d’art achetées grâce à des codes « argent illimité »… ? Les Sims bien sûr. J’étais addict. Mais ça, c’était avant ma passion pour les bijoux à faire soi-même, pour les boutiques de Strasbourg, ou encore pour l’écriture. ^^ Dans ces jeux, ce qui est fou c’est le réalisme. Ce qui est nul c’est le manque d’objectifs, ou plutôt sans tâche finale. Le Sim meurt si vous voulez, il fait des enfants, comme dans la vie, mais vous ne gagnez rien à part ça. Vous essayez de le faire travailler dur : piano, guitare, livres, mécanique, sport, et plus il apprend, plus il vieillit par ailleurs. Si vous remplissez ses cases de « capacités », vous êtes sûr(e) de tout gâcher parce qu’il n’aura pas vécu socialement et il va vieillir, mourir en n’ayant pas profité de la vie. Vous vous construisez un vie fictive à travers un avatar… Voyez-vous où je veux en venir ?

 

 

Un monde virtuel et réel à la fois

ALE, c’est bien plus qu’un plongeon dans un jeu vidéo du futur. ALE c’est le summum de l’intensité, la réalité des avatars et la confusion entre la vie et le jeu. Modernité, technologie de pointe, vitesse, décalage total avec le monde d’aujourd’hui, thèmes et valeurs au top niveau, je vous assure qu’en lisant ce livre, vous plongerez dans un univers très mais alors très spécial et que vous allez adorer.

Lola est une jeune fille adepte des jeux vidéos, vivant en Belgique, jeune adulte de 19 ans, une famille, un boyfriend et des amis. Une vie équilibrée, donc. Elle accepte d’office de participer à un essai sur un nouveau jeu. Nous sommes en 2025.

Un casque spécial sur les yeux, et hop, Lola est prête pour rentrer dans le jeu. Mais elle n’en reviendra pas indemne. Ce jeu plus vrai que nature lui laissera vraiment un souvenir impérissable. Si bien qu’elle ne pourra s’empêcher d’y retourner, tout comme nous, lecteurs, ne pourrons nous empêcher d’ouvrir le livre ALE, d’enlever le marque-pages et de replonger dans ce monde virtuel sans précédent.

 

Il m’arrive souvent de craquer pour un livre en regardant seulement sa couverture et en lisant son titre. Celui-ci m’a vraiment tapé dans l’œil, et j’ai eu raison de suivre ma première impression. Un livre tellement bien fait, bien rédigé, bien construit, et qui dénonce de façon tellement réelle l’impensable futur dans lequel nous nous engageons peut-être… que vous prenez votre casque de spectateur, et que vous aussi participez au jeu. Pourrez-vous vous en sortir ou resterez-vous coincé dans le monde Naturalia comme l’un des personnages principaux ?

Ah, et j’allais oublier, ce livre a été réalisé sur la base d’une participation de lecteurs européens, je trouve le concept AMAZING. Ainsi que l’auteur qui semble très impliquée, qui dénonce de manière si fine, si intégrée, si naturelle en fait, ce dont tout le monde a peur actuellement sans oser se l’avouer, et sans rien pouvoir y faire à sa portée, à son échelle. Enfin, ça, c’est ce qu’on pense. N’est-ce pas ensemble qu’on réussit à franchir tous les obstacles, à changer les choses, à améliorer les conditions de vie et protéger notre nature, base de toute vie sur terre ?

Bref, je ne suis pas particulièrement écolo, ni dans la défense de la nature (pas du tout, même), ou encore dans la mouvance « protégeons nos enfants des méchants rayons UV, donc, arrêtons de détruire la couche d’ozone », mais ce livre m’a totalement interpellée. Les bénéfices de chaque geste que nous faisons au quotidien pour réduire nos consommations, nos dépenses énergétiques, nos actes pollueurs individuels et collectifs sont énormes, c’est ce que je retiens tout de même en prenant du recul sur ce livre.

Incontournable, moderne, touchant, et très original.

 Je remercie l’auteur pour la dédicace, aussi originale et mémorable que son oeuvre !

http://www.ale2100.com/index.php?id=0

 

Publié dans Chroniques diverses, Fantastique, Romans | Pas de Commentaire »

La Houleuse de Guillemette Allard-Bares

Posté par bouquinsprlefun le 22 septembre 2015

Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman qui me tient à coeur

Non, pas seulement parce que Guillemette Allard-Bares est sympathique, avenante et talentueuse,

ni parce qu’elle a traduit de célèbres livres policiers, (Scott Nicholson, s’il-vous-plaît !)

ni parce qu’elle a un blog d’une élégance et d’une finesse rares chez les bloggueurs….

Non, pas seulement pour ces raisons-là.

Parce que le livre en vaut la peine !!!

par Guillemette Allard-Bares

par Guillemette Allard-Bares

La Houleuse est un roman dont l’action se déroule pendant les vacances d’été, au bord de la mer. Plus précisément dans la petite maison où vont cohabiter une « famille » au sens large. Il y a d’abord Amélie et son mari Jean-Claude, qui sont mariés, sans enfants, un couple sans histoires, mais qui s’ennuie un peu. Il y a ensuite deux cousines, les nièces de Jean-Claude. L’une est très ouverte, aime se divertir, sortir et partir à l’aventure. L’autre est plutôt solitaire, réservée, et aime la photographie et l’origami.

Les quinze jours de vacances s’annoncent avec la pluie de l’arrivée. Comment va se passer cette entente, ces moments du quotidien, ces jours passés au bord de la mer ? C’est ce que vous saurez en lisant !

Une écriture très fluide, légère, et solide à la fois. Un style détaillé juste ce qu’il faut, de très bonnes ondes littéraires qui nous font surfer sur la vague ^^. Plus sérieusement, je trouve ce roman très intéressant, pas seulement grâce au champ lexical de la mer, à l’ambiance de vacances ou aux « secrets de famille » dévoilés petit à petit. C’est surtout qu’il est beau, comme une poésie, comme la musique d’un film qui vous reste tout l’été dans les oreilles, comme un parfum qui se dévoile petit à petit. Au départ je n’ai pas été enchantée car j’ai trouvé les descriptions et le passé de chacun des personnages un peu long, mais finalement, sans s’en rendre compte, le lecteur s’identifiera à l’un des personnages et ne pourra plus s’en détacher. Très intéressant, reposant et la Houleuse correspond bien à nos attentes.

Encore merci mille fois Guillemette, pour le cadeau, mais aussi l’immense patience. Je suis ravie d’avoir découvert ton univers bien personnel.

J’ai hâte de retourner sur ton blog ! https://guillemetteallardbares.wordpress.com/

Retrouvez ses traductions et la Houleuse en e-book !

http://www.amazon.fr/Boutique-Kindle-Guillemette-Allard-Bares/s?ie=UTF8&page=1&rh=n%3A672108031%2Cp_27%3AGuillemette%20Allard-Bares

 

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RESULTATS CONCOURS CE LA RANTRE

Posté par bouquinsprlefun le 22 septembre 2015

Bonjour à tous,

le concours Cé la Rantré a été remporté par Antonin Sobel, grâce aux votes effectués sur la page FB

Bravo Antonin, félicitations, le courrier a été envoyé, en espérant que le lot gagnant vous plaira.

Bonne lecture !

 

Fin du mois d’octobre sera lancé un concours spécial Halloween, il s’agira d’un nouveau concours d’écriture

auquel vous pouvez d’ores et déjà réfléchir. Il s’agira certainement d’écrire une histoire d’épouvante, un poème

ou encore de réaliser une photo si vous êtes plutôt « visuel »… les règles ne sont pas encore prêtes, un peu de patience svp !

 

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Report du résultat du concours Cé la rantré

Posté par bouquinsprlefun le 14 septembre 2015

Bonjour à tous, ce petit mot pour vous dire que je n’ai pas pu accéder à mes mails ni internet depuis quelques jours

et que je ne peux pas y rester longtemps, je comptabiliserai tout dans la semaine si le temps me le permet.

Toutes mes excuses aux talentueux écrivains/ inventeurs de ces textes, tous plus intéressants les uns que les autres !

Le choix sera difficile mais sachez que je ne vous oublie pas… je reviens bientôt….

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Le 11 Septembre de Bouquinsprlefun

Posté par bouquinsprlefun le 11 septembre 2015

Le 11 Septembre de Bouquinsprlefun

Je vais vous parler aujourd’hui de ma façon de voir le 11 Septembre, et de mon ressenti face à cette date qui n’a laissé personne indifférent… Parce que le 11 Septembre 2001 a changé ma façon de voir le monde.

J’étais jeune, c’était il y a déjà quatorze ans. Il faisait chaud et beau en France. Un jour comme les autres… qui est devenu un jour inoubliable, un jour hors du commun, le jour où on a tous été témoins du meurtre de milliers de personnes et de l’attaque la plus grave de notre époque envers le monde occidental.

Vous souvenez-vous de ce que vous faisiez lorsque les avions sont entrés en collision avec les tours du World Trade Center, ce 11 Septembre, aux environs de 15h30 heures françaises ?

Je rentrais du collège à ce moment-là. Nous étions un vendredi, je crois, et c’était ma semaine de rentrée en troisième.

La télé était allumée et au départ, je me suis dit, zut, ils ont zappé ma série préférée ! Non mais ça va pas ?!

Quelques secondes pour comprendre, pour regarder les premières images. « Edition spéciale ». Ah. On dirait un film catastrophe. Ah. Ben non. C’est où ? Ah. Ok. C’est en direct ? Ah. Ok. Il se passe quoi ?

Et le pire était à venir…

Un avion de passagers était entré dans la première tour, comme ça, tout simplement, et de la fumée s’échappait, en direct, avec des flammes, et tout le monde s’interrogeait. Les journalistes : « Il semblerait que l’incendie se propage… nous n’avons pas d’informations, les pompiers de toute la ville arrivent, nous entendons les sirènes d’ailleurs… » Tout aussi spectateurs et incrédules que nous, simples téléspectateurs à des années-lumière de l’Amérique, ou presque.

***

Durant les années 90, la mode était à l’Amérique, déjà. Chez nous, on prenait pour modèle les chanteurs et chanteuses américains ou anglais, nous ados, on adorait. On regardait les séries populaires écrites exprès pour nous, « Melrose Place, Beverly Hills, Charmed ou Hartley le soir en rentrant, et « Aux frontières du réel, Mac Giver, K 2000 ou Alerte à Malibu pour les plus nian nian mais avouez que vous aimiez aussi ! » nos parents avaient les mêmes séries écrites exprès pour eux,  jolie période tv. Et bien sûr, dès 98, (pas seulement la Coupe du Monde!) C’était l’année de sortie du film Titanic. Les gens y allaient par dizaines, regardaient un peu d’un œil les scènes trop dures et y retournaient la semaine suivante pour tout revoir dans les détails. (ah non, pas vous ? ah parce que j’aime un peu trop ce film donc j’ai dû le regarder 99 fois de trop). Donc, on aimait l’Amérique ! Puis, les styles vestimentaires, les « boums » pour nos 13,14,15 ans ou encore les superbes posters d’acteurs et actrices américains,  (Tom Hanks, Julia Roberts et tous les autres) de l’époque nous prenaient toutes nos préoccupations d’ados. Ne dites pas le contraire sinon je vais m’apercevoir qu’il y a un truc qui ne va pas chez moi ! Ma chronique sur les Etats-Unis ici.

***

Mais le 11 Septembre, cette année-là, quelque chose a changé. Beaucoup de choses ont changé. Pour « eux », pour nous, pour nous tous. Une espèce de sentiment patriotique occidental est né, comme si au fond on était tous unis, si on soutenait les victimes, les familles, les témoins, alors qu’on n’était personne et que concrètement, on ne faisait pas grand-chose ! Du fait du nombre de victimes, de la gravité de la catastrophe, la déclaration de guerre, l’inquiétude par rapport au terrorisme… la sympathie ou l’empathie des français envers les américains a explosé en cette fin d’année 2001. Une vague de sentiments, de rapprochement de la société, de réactions inexplicables, de relations humaines et de solidarité est née ce jour-là. En même temps, de nombreuses vies se sont éteintes, de nombreuses familles gâchées, de nombreuses histoires ont été tues… et on a même parlé des théories du complot. Alors ça, j’ai du mal à comprendre et ça m’intrigue au plus haut point.

A ce moment-là je vous renvoie au livre « Les arcanes du chaos » de Maxime Chattam, un roman, certes, mais que vous allez adorer si ce thème vous passionne. Lisez-le. Ma chronique ici.

***

Le 11 Septembre, j’ai été fascinée, non seulement par l’image la plus vue au monde, celle des deux tours surplombant tout Manhattan, magnifique quartier d’affaires de New-York, ville pour moi « imaginaire », immense, incroyable, symbole des richesses et du pouvoir des Etats-Unis, mais aussi parce que je l’ai vécu en direct et qu’on nous attaquait, nous. « Nous » ? Et pourtant je n’étais pas américaine, encore moins allée visiter ce pays…

Ce jour-là, j’ai été fascinée par le direct, par les news. J’ai été subjuguée par le fait que non, il ne s’agissait pas d’une simulation, d’une fausse évacuation incendie ou encore d’un long-métrage. Il ne s’agissait pas non plus d’une dénonciation par des journalistes de ce qui pouvait se passer un jour. J’ignorais totalement qu’en 1993 il y avait déjà eu quelque chose au WTC. J’ignorais jusqu’à l’existence du WTC. Eh oui. Et pourtant…

A partir de ce jour-là, je n’ai plus raté une seule fois les informations télévisées, au moins une fois par jour, car j’étais totalement intéressée par le « direct », parce que c’était une façon de voir ce qui se passait loin dans le monde et pourtant d’en être proche comme si c’était chez moi, ou à côté. Je me suis vraiment intéressée au journalisme et j’ai même rêvé quelque peu d’en faire mon métier.

A partir de ce moment-là, je me suis vraiment intéressée aux Etats-Unis et au monde Anglophone plus généralement, à la langue aussi, et j’ai développé un intérêt réel pour les cultures, les modes de vie, les différences entre états, les présidents, ou encore les livres. J’ai pu me rendre compte qu’en France on avait les mêmes centre d’intérêts, les mêmes buts dans la vie, et que malgré la distance je pouvais vraiment m’identifier à un ado aux Etats-Unis. J’ai aimé de plus en plus mes cours d’Anglais. J’ai adoré mes profs d’Anglais, dont une qui nous montrait son uniforme d’écolière ou nous faisait chanter des Yellow Submarine ou Imagine et moi, j’imaginais. Je me faisais ma propre idée de ces pays aux accents chantants et aux verbes irréguliers incontournables !

Plus en profondeur, ce 11 Septembre a marqué mon esprit dans le sens où je me suis dit « On n’est à l’abri de rien ». Aujourd’hui, les ados de 3e ressentent peut-être la même chose depuis le 8 Janvier 2015 en France, date à laquelle nous avons aussi partagé un sentiment commun, je ne sais pas trop lequel. J’ai vraiment pensé que la guerre était déclarée avec Al Quaïda, on ne parlait que de cela dans les informations. On ne voyait que les tours jumelles dans leur écran de fumée, puis le fameux Ground Zero, en boucle pendant des jours et des jours, les cris des témoins américains en fond sonore. Ce jour-là a changé ma façon de voir le monde : j’ai compris que la vie pouvait s’arrêter à tout moment. Ce n’est pas la mort d’une camarade de classe qui infirmera la chose quelques temps plus tard.

 

Avec du recul sont venues d’autres informations, au-delà de tous les avions, des préparations en amont, de l’histoire des terroristes etc. Le plus important, ce qu’on se demandait, c’était pourquoi ! Pourquoi, pour qui, pour quelle lutte, quelle cause ? Et là, à 15 ans, on croit ce que disent les médias, on est totalement dépendant de ce qu’on voit et ce qu’on entend, on n’est pas tellement capables de réfléchir autrement vu qu’on n’est pas américain non plus.

Puis, on réfléchit, on se dit que le monde est petit, que cela aurait pu nous arriver aussi, dans notre pays, dans notre Europe aussi. On se demande comment aurait réagi le pays, le président, les autorités, par rapport aux Américains.

Je me suis beaucoup intéressée à l’art, au street art et au Memorial construit sur le Ground Zero. Première destination lorsque je m’envolerai enfin pour New York. J’ai été sensible aux œuvres qui ont découlé des attentats du 11 Septembre, certaines étant si marquantes, si tristes aussi. J’ai aimé les reportages sur les conséquences auprès des pompiers, des familles des victimes, des derniers instants dans les avions. J’ai encore plus aimé les reconstitutions, les fictions où l’on peut observer de petits groupes dans les tours, les passagers du vol 93 ou encore les témoins à Manhattan. Je cherche encore aujourd’hui des livres sur ce thème, parce que cela reste un mystère, c’est comme le Titanic…

Je me suis demandée comment transmettre cet évênement et plus largement l’histoire des Etats-Unis aux nouvelles générations, parce que cela fait partie de mon travail. Chaque année j’y pense, j’y réfléchis, j’essaie de perfectionner ce chapitre, mais c’est très difficile pour moi, car il faut être objective, pas dans le sensationnel, ni dans le trop trash… et il ne faut pas non plus s’étendre un mois dessus. Pour un sujet qui me tient à cœur, difficile de ne pas trop s’impliquer…

Et enfin, on regarde toutes les vidéos du net et on voit « La théorie du complot ».

Quatorze ans plus tard, j’ai toujours du mal à comprendre, à assimiler ces histoires, à croire à ces théories étranges qui mettent en scène d’éventuelles bombes placées là par le gouvernement au lieu des avions, sous prétexte que les tours ne se seraient pas effondrées de la même manière, qu’on voyait des mini-explosions avant qu’elles ne s’effondrent ou encore qu’il y aurait eu d’autres avions… J’ai du mal à avoir les idées claires, à comprendre tout cela, à me faire une idée de ce que pensent les américains…

Pour conclure, je n’ose imaginer la peine des Américains touchés de près ou de loin par la catastrophe. Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres… parce qu’on n’est à l’abri de rien, même des pires scénarios de films catastrophes auxquels jamais on n’aurait pu  croire…

Des avis ? Des réactions ? N’hésitez pas…

 

 

Publié dans Chroniques diverses, HEBDO | Pas de Commentaire »

La Conjuration primitive de Maxime Chattam

Posté par bouquinsprlefun le 8 septembre 2015

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Encore un très, très bon thriller de Maxime Chattam. Une vraie réflexion, inventivité et connaissance infinie des techniques de profilage, d’investigations, de médecine légale etc etc.

Une histoire tellement sombre qui va mener des enquêteurs vers les zones les plus sombres du psyché des membres machiavéliques d’une espèce de secte, qui signe les meurtres (et leurs horribles tortures) par le signe « *e »

En effet, des corps ont été trouvés mutilés, sauvagement abîmés, affreusement violentés. Et plusieurs profils d’auteurs se dessinent pour les enquêteurs de la Section de Recherches, Alexis et ses collègues. Alexis va tenter de mener l’enquête, coûte que coûte, avant que les meurtres ne deviennent de plus en plus fréquents, et ne s’étendent plus loin qu’aux frontières françaises. Pour cela, il va faire appel à un ancien profiler à la retraite qui, au départ totalement opposé à reprendre du service, va étudier avec soin les dossiers et participer aux recherches à sa manière…

D’une main de maître, Chattam réussit à nous prendre aux tripes: totalement investis, on ne veut plus du tout se détacher du livre, même si les scènes sont parfois très violentes, les descriptions hyper détaillées et que nous aussi, nous nous plongeons dans le profil du tueur après chaque terrible meurtre. Le mot « meurtre » est même trop « gentil » pour les horreurs commises, tellement elles semblent violentes, provoquent de la souffrance et étonnent de par les modes opératoires et signatures… On s’énerve, on ne s’attend pas aux péripéties, l’auteur parvient à nous surprendre alors qu’on s’était attachés à tel ou tel personnage… sans trop vouloir en dire, j’essaie de m’expliquer clairement …

Une histoire qui portera les enquêteurs sur les traces des corps, laissés dans des endroits assez singuliers, mais aussi dans l’histoire nazie qui ne sera jamais invisible de par le monde. Je vous ordonne de le lire ! Ce livre est incroyable, encore une fois l’auteur réussit à nous faire frissonner jusqu’à la dernière page, on est si pris dans l’histoire qu’on fait partie de l’équipe d’enquêteurs, un peu comme un stagiaire qui observerait ses collègues, et qui essaierait de retenir tous les détails afin de les assembler comme un puzzle. Vous ne saurez pas à quel point les tueurs peuvent avoir des mobiles étranges et inattendus avant d’avoir lu « La Conjuration Primitive »…

 

Publié dans Romans, Romans policiers, Thriller | 2 Commentaires »

TEXTE NUMERO 5 Pour le CONCOURS Cé la Rantré par Antonin Sobel

Posté par bouquinsprlefun le 8 septembre 2015

TEXTE NUMERO 5 par Antonin Sobel

C’est jour de rentrée, je passe en sixième, mon cartable pèse 20 kilos parce que maman a mis l’intégralité de la liste demandée dans le sac, comme si j’allais faire le jour de la rentrée toutes les matières de la semaine, j’ai un peu peur, parce que je viens de déménager dans un nouveau quartier, une grande cité en périphérie, c’est pas un collège, c’est une usine, 1000 élèves, 30 nationalités, un truc de ouf, ça crie, ça s’insulte dans toutes les langues, caraï, nardine mok, Gloop si ko tursky kooratz ! (t’es con comme une bite de turc…).
Je ne comprends rien, moi qui vient des beaux quartiers, d’une école où il n’y avait que des fils d’avocats, de médecins, de notaire, sauf mon pote Christophe qui était fils de pute (authentique mais si tu lui disais tu prenais une droite en pleine gueule…) et moi fils d’ouvrier, on s’était bien trouvé…

La cloche sonne, le proviseur fait l’appel, on se range par classe « Sobel, sixième B… ».
Aléa jacta est, les dés sont lancés, je rejoins ma classe, on se toise, on se jauge, les garçons sont comme des coqs, prêts à se battre pour rien et n’importe quoi, pour faire les costauds devant les filles, c’est pas mon truc la baston, je préfère faire rire, c’est plus efficace et je suis plutôt moineau qu’aigle…

Mais il y a ce mec qui a décidé que je serais son souffre douleur, alors il me fait chier toute la journée, je ne bronche pas, essuie les insultes et les brimades, me renferme, c’est un bon petit Français de la campagne, élevé à la dure, famille nombreuse, il a une sale gueule et mon papa m’ a toujours dit « méfie toi des mecs qui sont moche dans une baston ils n’ont rien à perdre…

Alors je me méfie, mais il y a eu ce jour pas comme les autres, vous savez, ce jour où on se lève et qu’on décide de ne plus se laisser faire en se réveillant, on vient de faire deux heures de sport, on sort du gymnase, je porte mon sac LEE COOPER dans le dos, il arrive par derrière, tire sur le sac pour me faire tomber, je suis pas bien lourd, je tombe, mais là il se passe un truc bizarre, je sens une boule dans mon ventre, du chaud sur mes joues, du sang dans mon regard, je me relève, me retourne, le chope par un bras, le fait tourner, l’envoie contre le poteau du panier de basket, il s’éclate la gueule dessus, je le chope de nouveau, lui met la gueule par terre, et je saute sur son dos, à genoux, tout en lui balançant des coups de poings, je n’arrive plus à m’arrêter, un groupement s’est formé en cercle, comme à chaque baston, ça crie « du sang de la chique et du mollard », ce n’est plus moi, c’est mon corps qui s’exprime, comme un fou, au bout de quelques minutes ou secondes je ne saurais dire, je sens une force démentielle qui me soulève, c’est le prof de sport, M. Bichon, il m’a pris sous les bras pour me dégager de l’autre con… qui ne bouge plus, j’ai du sang sur les mains, je ne sais pas si c’est le mien ou celui de l’autre, je me retrouve dans le bureau du directeur, l’autre est parti à l’hôpital pour des examens, il en est sorti avec un hématome à la tête, deux côtes cassées, plus personne ne m’a jamais fait chier, même les grands frère me respectent, j’ai pris huit heures de colle, depuis je me suis toujours levé en me disant « aujourd’hui personne ne me fera chier »… ça marche…et ce mec est devenu mon meilleur pote, il s’appelait Sauget, aucune idée de ce qu’il est devenu mais je suis sûr qu’il se souvient de moi et je ne l’ai plus jamais revu faire chier quelqu’un… la loi du talion, « pour un œil les deux yeux pour une dent toute la gueule » c’est devenu ma devise…

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TEXTE NUMERO 4 pour le CONCOURS Cé la Rantré par Huguette Conilh

Posté par bouquinsprlefun le 5 septembre 2015

TEXTE NUMERO 4 par Huguette Conilh

Je l’ai jamais dit à personne, faut préciser que je tiens à ma réputation, mais la rentrée, pour

moi, c’est le meilleur jour de l’année. Je connais rien de plus cradingue que l’été : c’est moite,

ça pue, et la nuit vient trop tard pour organiser les petits trafics sans éveiller les soupçons des

parents. Des adultes. Des biens pensants. Des empêcheurs de tourner en carré. Des fabricants

de règles. Parce que moi, les règles, je m’en contrefous ; même m’en servir uniquement pour

tracer un trait ça me file la gerbe. J’aime pas ce qui est droit. C’est pas droit la vie, ça ondule,

ça fait des vagues, des tours et des détours. Je suis pas sûr que les règles puissent redresser ça.

C’est la rentrée. On la sentait venir depuis au moins un mois, tu me diras ; des fournitures

plein les magasins, des mômes braillards dans les rayons, ma mère avec sa liste de quinze

kilomètres et mon père qui préparait le terrain à coups de promesses qu’il ne tiendra pas,

comme d’hab. Tous les ans, il croit que c’est le grand jour, le grand départ d’une nouvelle vie

pour moi. Tous les ans, il est persuadé que je vais m’y mettre, que j’ai grandi, que j’ai

compris. J’ai compris, oui, mais pas la même chose que lui. J’ai compris qu’il suffit pas de

vouloir des belles choses pour les autres, il faut aussi faire un pas vers eux, leur tendre la

main, parler la même langue si possible. Et lui, il parle pas la mienne.

À 15 ans, tu peux pas imaginer ton avenir en PDG d’une future multinationale. À part s’il te

laisse entrevoir la possibilité d’étendre tes petits trafics perso comme l’araignée qui demande

rien à personne pour tisser sa toile. Ils sont combien à piger ça, parmi ceux qui ont fini par

rejoindre le troupeau des endormis ? Moi, je rêve que d’un truc, c’est de zapper cette année

d’un claquement de doigts et d’entrer l’année prochaine en apprentissage. Il me faut de la

thune. Le commerce du gazon, ça commence à sentir le roussi. Comme le milieu de l’été en

pleine canicule. Bosser un minimum pour empocher un peu d’argent de poche, le temps

d’anesthésier la méfiance parentale, c’est jouable, non ?

Ça se bouscule au portillon, à grands coups de claques dans le dos, de rire qui sonnent faux,

de voix qui portent loin. Je fais pareil, j’imite assez bien le mec content de retrouver ses

copines les brebis. Peut-être même que cette année j’arriverai à me faire des potes, pour de

semblant comme dit ma petite sœur qui nage encore dans l’innocence. C’est important les

apparences, ça te permet de passer incognito et de créer le buz le jour où tu passes à l’acte.

Notoriété facile : toujours être à l’opposé de ce qu’on attend de toi.

Je connais personne qui soit capable d’aller voir au-delà des apparences. Je l’ai pas encore

rencontré en tout cas. Je me demande bien ce que ça va donner avec la nouvelle prof de

techno. Faut dire qu’on a bien usé l’autre l’an dernier, pas tout à fait jusqu’à la corde qui a mis

fin à sa carrière.

C’est la rentrée, alors je rentre. Tous les ans mon père fait le même rêve et moi je fais le mien.

Celui de rencontrer le prof qui me sortira de cette merde.

 

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TEXTE NUMERO 3 Proposé pour le CONCOURS Cé la Rantré par Paul Eric Allegraud alias PolJack

Posté par bouquinsprlefun le 5 septembre 2015

TEXTE NUMERO 3 par Paul Eric Allegraud alias PolJack

« comme le disait Boris Vian, « tout est vrai, puisque je l’ai inventé »

Zone d’éducation protégée

Ce matin, c’était la rentrée. Je redouble ma sixième, alors la rentrée, je connais, mais là, c’était pas du tout comme l’année dernière et j’avais vraiment le seum d’y aller. Faut dire qu’il s’est passé quelque chose pendant les vacances. Quelque chose de génial, complètement ouf ! Enfin, sur le moment, ça m’a paru le truc le plus méga-génial qui pouvait nous arriver : mes parents ont gagnéTEXTE NUMERO 3 Proposé pour le CONCOURS Cé la Rantré par Paul Eric Allegraud alias PolJack dans Chroniques diverses arrow-10x10 au loto ! Et pas une petite somme, non, on a tellement de fric que mon père a dit qu’il n’aurait plus jamais besoin de travailler de sa vie. Ça va pas changer grand-chose, vu qu’il a plus souvent été au chomdu qu’au boulot.
Les premiers jours, j’étais comme un dingue en imaginant tout ce que je pourrais enfin avoir. Une télé à moi avec une super console, un ordi, un VTT et plein de machins dont je rêve depuis toujours. C’était dingue, j’arrivais même plus à savoir ce qui me faisait le plus envie. Mais la joie n’a pas duré longtemps.
D’abord, on a eu interdiction d’en parler. Mes parents se sont mis à faire des messes basses et c’est à peine si on avait le droit, mes frères, mes sœurs et moi, d’aller jouer avec nos potes de la cité. Moi, tu parles, ça me démangeait de le crier sur les toits qu’on était riche, mais le vieux nous menaçait de nous mettre en pension si on ouvrait notre bec.
Ensuite, on a déménagé. Pas le petit déménagement pour changer de cité comme quand ils avaient démoli la barre des Acacias, où on habitait avant. On est carrément parti dansarrow-10x10 dans CONCOURS une autre ville. Un bled que je connaissais que je connaissais que de nom, vu qu’on va jamais nulle part. Et comme c’était pas le porte à côté, adieu les copains ! Bon, ce qui a de bien, c’est que maintenant, on a une maison pour nous tout seuls, mais au début, le flip ! J’ai cru qu’il n’y avait que des vieux dans ce quartier. En fait, tous les mômes de mon âge étaient partis en colonie ou chez la famille. J’en ai vu quelques-uns, à la fin des vacances, rien que des petits cons. C’est pas comme dans la cité, ils ne sortent jamais jouer dans la rue. Ils restent dans leur baraque et s’invitent les uns chez les autres. Moi, personne ne m’a invité.
Mais ça, c’est pas le pire. Mes vieux se sont mis dans la tête qu’on devaitarrow-10x10 avoir une bonne éducation, maintenant qu’on avait du pognon. Jusqu’à présent, elle a consisté à nous flanquer des torgnoles quand on faisait trop de connerie, leur éducation de pauvre ! Alors c’est quoi ce délire de nous inscrire dans une école privée ? Y-z-ont viré chtarbés ou quoi ? Si c’est ça être riche…
Je parlais de la rentrée. T’imagines, quand je me suis pointé ce matin au portail de mon nouveauarrow-10x10 bahut, dans les vêtements tout neufs choisis par ma reum, le genre swag que t’oses même pas bouger avec, j’étais carrément dèg. J’avais trop l’air d’un boloss, tous les autres me mataient en soumsoum ou bien ils me calculaient même pas.
Dans la classe, ça s’est pas arrangé. D’abord, ce connard de prof d’histoire qu’a fait les présentations n’a même pas été capable de prononcer mon nom correctement. Je m’appelle Sefrioui, pas Sefrillou ! Malik Sefrioui. Quand je l’ai corrigé, ça a été le bordel, tout le monde s’est marré. Résultat, à la récrée, il y en a deux qui l’ont ramené en me traitant de cassos, je les ai défoncés. Premier jour d’école, je me retrouve chez le dirlo. Deux heures de colle et un mot aux parents ! Ça, je m’en fout, ils savent à peine lire le français, mes vieux. Ce qui me fout la haine, c’est qu’ils ont même pas été puni, les marioles que j’ai tannés. Pourtant, c’est eux qui m’ont traité.
Mais c’est pas grave, je les ai bien calculés, moi, ces fils de bourges. Des bouffons qui font crari, qui se donne des airs caillera, mais qui vont pleurer dans les jupes de leur mère dès qu’il y a un blèm. Je vais phoné à mon pote Rachid, on va se monter une petite combine. Je vais les faire bédaver, ces guignols, d’abord gratos et quand ils seront accros, ils allongeront les bifs. Dans un mois, ils me mangent tous dans la main.
Je sens que ça va être une année d’enfer ! »" »

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TEXTE NUMERO 2 Proposé pour le CONCOURS Cé la Rantré par Do l’Ecuyer

Posté par bouquinsprlefun le 5 septembre 2015

TEXTE NUMERO 2 par Do L’Ecuyer

 

Un fantôme au sous-sol

Cette année-là, la fin du mois de septembre était froide. Mère Nature avait déjà commencée à souffler ses premiers flocons blancs au-dessus de mon village. J’étais fébrile, j’avais hâte de retrouver mes camarades mais aussi, à l’arriver total de l’hiver. Ce matin-là, je suis parti plus tôt de la maison afin de rejoindre mon groupe pour marcher tous ensemble vers notre destin. Le ciel était encore sombre, d’un gris brumeux, le vent nous piquait la peau sous nos vêtements chauds. Mon amie Kim, avait entendu des rumeurs pendant l’été concernant un meurtre dansTEXTE NUMERO 2 Proposé pour le CONCOURS Cé la Rantré par Do l'Ecuyer dans Chroniques diverses arrow-10x10 le sous-sol de l’école. Nous savions tous que c’était faux mais nous nous amusions à élaborer des hypothèses concernant le meurtre. Armé de nos bottes de neige et de nos foulards, nous avons escaladé la barrière afin de s’approcher le plus près de la porte de secours. L’école n’était pas intimidante, bien au contraire. C’était une bâtisse tout simple aux murs en brique brunes, tout à fait normal comme endroit. Mais le sous-sol lui, était lugubre, je me souviens de mes nombreuses séances de Judo dansarrow-10x10 dans CONCOURS son enceinte. Il y avait toujours un courantarrow-10x10 d’air et les machines ainsi que les systèmes de ventilation émettaient constamment des bruits sourds, fantomatique.

Nous étions tous collés aux fenêtres et nous cherchions des indices d’infractions. Mon amie Channelle elle, écoutait un vieux sigle d’un groupe d’Angleterre dans son Mp3. Assises par terre face à la fenêtre, elle nous racontait qu’avant d’être une école, C’était un vieux cimetière indien!

- Channelle, arrête, OK! Aucun indien n’a vécu ici, le village a 42 ans!
– D’après ma voisine, il y aurait eu des rituels ici, ici même, à l’endroit où nous sommes. Elle m’a raconté qu’un enfant fût kidnappé, violé et tué dans le bois, le bois qui est maintenant, notre école.

Des histoires à faire peur tout cela. Aucun enfant ne fût tué dans mon village, c’était des rumeurs mais elle était sérieuse. Je n’ai pas écouté ce qu’elle disait parce que, en fait, elle avait toujours habité à Saguenay. Aucunes crédibilités. Mais Kim elle, était blanche couleur crème. Elle recula de la fenêtre et pointa son petit index contre la fenêtre.

- Là, là!
– Quoi là! Répondit Samuel
– Des yeux, des yeux rouges, énormes me regardait! Je vous jure les gars! C’est le fantôme du sous-sol de l’école!
– Arrête Kim, il n’y a pas de fantôme.

Plus j’essayais de la résonner et plus elle me faisait peur. Des yeux, avait-elle vraiment vu des yeux ou l’histoire de Channelle avait fait son chemin dans son subconscient afin de la faire imaginer des yeux rouges dans la fenêtre du sous-sol de l’école!

Plusieurs semaines ont passés mais l’histoire du fantôme avait fait son chemin. Les grands de la sixièmes avait même fait des tâches de mains sur les murs avec du faux sang. Rien de drôle pour Kim qui était convaincue, elle, que l’école était véritablement hantée par un être démoniaque, en manque de vengeance! Noel passa et à la rentrée en janvier, mes coursarrow-10x10 de Judo ont recommencés. Je devaisarrow-10x10 aller là-bas, en bas, au sous-sol! Mon professeur m’a alors demandé d’aller chercher les boîtes qui avaient entreposés dans la chambre des fournaises

- Non!
– Allez Do, il n’y a rien là promis…
– Oui mais le fan…
– Il n’y a pas de fantôme dansarrow-10x10 le sous-sol de l’école, je passe mes soirées ici, et je n’ai jamais rien vu!
– Et s’il était destiné à se faire voir que par les enfants?
– Arrête, et va chercher les boîtes.

Cette pièce sentait les crottes de souries et aussi le moisis. J’ai dû mettre ma manche sur mon nez afin de camoufler un peu l’odeur! Les boîtes, je les vois, je coursarrow-10x10 littéralement afin de les prendre et m’enfuir de là le plus tôt possible. Je me suis agenouiller, j’ai pris la boîte la plus proche et en me retournant, j’ai aperçu les yeux rouges. Des énormes yeux qui me fixaient depuis le fondarrow-10x10 de la pièce. Pétrifier, je n’ai pas émis un seul son et la lumière de la pièce c’est alors allumée.

C’était Pierre, mon professeur qui venait voir si tout était correct avec les boîtes et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que le fantôme était en réalité un chauffe-eau et que les yeux était ses lumières.

Des simples lumières qui allumaient lorsque le chauffe-eau, chauffait l’eau! Quelle galère. Quelle histoire.

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TEXTE NUMERO 1 Proposé pour le CONCOURS Cé la Rantré écrit par Fabrice Liégeois

Posté par bouquinsprlefun le 5 septembre 2015

TEXTE NUMERO 1 par Fabrice Liégeois

Satané carnet !

Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. Comme tous les matins, je n’avais pas le droit de prendre le mien. Un impondérable m’en dépossédait encore plus lors de cette importante journée. Elle me le faisait toujours bien comprendre. Ses simulacres pour me faire culpabiliser :

― Je n’ai pas le temps de te le préparer. Tu n’avais qu’à y penser avant au lieu de te prélasser au lit cinq minutes de trop ! Cesse de chouiner, tu m’énerves. Si tu continues à tirer une tête de six pieds de long, je t’en colle une.

Lorsque cette période de l’année arrivait sur le calendrier, j’avais le ressenti de ne plus pouvoir respirer. D’avoir vécu en apnée tout l’été. Une peur me déchirait l’estomac. Allais-je atteindre ce saint Graal car il me faut l’avouer, je cumulais les déboires. Une damnation imposée par Dame Nature m’a fait naître à quelques jours, voir la veille de la rentrée. Rien ne pouvait aller plus mal.

― Souffle tes bougies, fais un vœu et vas te coucher. Demain, il y a école.

Généralement, je souhaitais mourir. Jamais, ça n’est arrivé, pas encore toutefois. En tout cas, aucun éclair de Zeus n’est venu me frapper durant mon sommeil. Par contre, d’être assommé par l’autre foutre, ça, on peut le dire, j’étais expérimenté. Subir le traitement inhumain dont j’étais, comment dire, affublé, ça, c’était de l’ordre de ses priorités.
Alors les rentrées scolaires, ça signifiait beaucoup.
L’entrée en classe de sixième a été une libération. Enfant maltraité physiquement et psychologiquement, c’est ainsi que je dois présenter les choses, disons-le, ouvertement. Retrouver mes camarades de classe, une aubaine. Raconter tout et n’importe quoi pour amuser la galerie, ça valait un milliard de mes peines.
Deux trois claques reçues sur le chemin nous menant au collège. Quelques remontrances appuyées pour bien faire entrer dans ma caboche que je ne devais surtout pas parler aux étrangers. Préciser : essentiellement sur le parvis de l’établissement pour ne pas entendre ma langue fourcher à vouloir la dénoncer à un parent qui remarquerait les anomalies physiques que je présentais. Des traces de coups sur le visage. C’est ainsi qu’on les appelle.
Souvenez-vous, j’étais ce gamin à la mine livide et si heureux finalement de pouvoir enfin m’échapper de la geôle dans laquelle j’étais emprisonné. Souvenez-vous, celui que l’on pensait qu’il serait rien d’autre qu’un bon à rien. C’est vrai, je n’écoutais rien en classe mais j’avais mes raisons.
Souvenez-vous finalement de ce carnet de correspondance que j’ai tant chéri. Obligé de vivre avec un esprit de grand dans un corps d’enfant, cela m’a amené à comprendre que j’avais les moyens de me sauver de chez moi.
À l’heure où certains ont découvert avec des yeux effarés qu’une navette existait entre les parents et la vie au collège, j’ai pensé à autre chose. Plus je récolterai d’heures de colle cette année-là, moins j’aurais à vivre chez moi. C’est ainsi d’ailleurs que je suis devenu bon en calcul mental et ce, sans l’aide du professeur de mathématiques. Six gifles bien appuyées troquées contre deux voire plus d’heures de retenues, je lui ai vite trouvé un intérêt à ce satané carnet.
C’est pourquoi d’ailleurs, je peux vous l’écrire aujourd’hui.

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